‹ L'éducation progressive, ou, Étude de cours de la vie [microform]Chapitre 11 sur 67 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DB LA PEftFKCTION COVSIDÏlliS RBLATIVEMBITT AUX IIT^CALITÉS

NATUlOfiLZ.ES ET SOGIALESt

* L*édacation doit mettre aa joar Tidéal de rîndîtîda. J. P. Richtkr.

Parmi les entreprises humaines , il en est peu qui ressemblent à celle de. l'éducation. L'obstacle que la faiblesse de noire nature oppose à l'accomplissement dubien s'y rencontre de deux manières, dans l'instituteur et dans l'élève^ dans l'ouvrier et

09 h'ûnfaak'mn ««o^mvive.

d»M ]• mftirïàNlâtt traviiL Noim y Mm»ii dm tmtê» pfifti g&aéi diini h (Uploitm^t du notM ièl« «t jwqui ditAfi l'eiiov da nôtn imagi^t^os, pHMqu'il ae l'ngit pis da cmw, mali deditigw un davoloppemeiit qui rraveRt «« h\t loBgetemj^ ut» tmdra. La pepCentioa idéab asrigmiit qu'uM feû Vomvrfi Ach^véei cq dëyeloppeaiMit pèt étra nom^ pt^t^ qu« left beaux «ttributa de l'humanité ta numtv'aamt cb«? Fëlève dans tout leur ^lat j makt vailà fifi qu'on n'oie point esp^Mv.

Il Mt daa borna» imposa par la natuM I Pin* dividîi» il eu e«t par l'ordre aocial à da# idaaiaa d'homine» eutiàrea.

Que trouvons-nous chez l'individu dam la pra^t mier âge? Des facultés de grandeur différente plus ou moins susceptibles de progrès. Leur étendue et leurs proportioQçjiQustQAtSçu connues y mais ce que nous en apercevons ne répond guère à nos vtBux. Cependant il est un parti meilleur que tout autre à tirer de ces données. Il s'agit de trouver une combinaison assez heureuse pour que ces élémens de force inégale soient en équilibre , et que les çpnditipns impQséf;« par la religion et par la société soient remplies. De là résulte un genre de perfection inique pour chaque élève et un genre qu'il faut pressentir, yii^stituteujr doit; se figurer d'avancç yn certain ensemble qu'il n'a jaiuais vu ^ mais dont l'eqfeqt lui-même y dana sas momeos les pljis aimable et les plv^ ii^téressans ^ lui donne peu à peu l'idée.

Cet «dcflvd barmom^uY au'Qffrsat ^ toutes pwri« le» «livres 4e h natur«, l'bomipe mm ^Qnt!^ aiMBi 4tai( 4i»tiné ^ Tof^ir ; il a^nhle encore rié-

^dodiitwii 4svniit «aiw d^iite le comtery^ j vm^ q'sk à qi»9i Mm pe parv^noos gnèrç ; Yoi^mçp

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Stt iWi^wiiK) , H râA *qlt 4« ppàf li^ ètrj69 Jçs isjpîm ffOMMqiiabte» , «Nqk 9e li^ trQD«r« pn» aii9«il cq0ip]ètMNWMt«édioi:v^i|0*Pj>i9$i !«« était d'sbonil %wéi. To»j««jiw ftPt'ils qa^tt^t»]«9t } 114e «ptitane p«riisutiàr« à rsffltj^ «Krt»iA«f vocatioss^ et «'il« «iwaspt i ^ro»»^ uji«i 4o9^P9 ten4):ti et gàM»iH«e , iitf%eii»\»^ m^m soudeio» gui mm» il^Q0«f Ewt lig»R0?9 4$ iwit^ sm d'agciémsQt

qu'ils auraient du posséda, ^ femblg quéi^ soient dw frait« 4'iupe bosse P^tur^ qui «t'ont pu petrv«tfi» à BWrturiéé , Qu plutôt 4*» ébauches imparfnt6» à»9t, il «bit esifter êiUmv» m mo^e phj^

01 L^iDUCiTION PROGRESSIVE.

Mais c'est surtout en portant nos regards sur nous-mêmes que nous sommes enclins à nourrir ces sentimens. L'amour-propre , si souvent détrompé par les réalités de la vie , se reporte sur l'excellence de nos dons naturels. Nous étions feits pour être mieux, pensons-nous , mais les circonstances ne nous ont pas été favorables , mais nos propres efforts ont été faibles ou inconstans. Ce qu'il y a de vrai à cet égard favorise une illusion qui nous est chère, et nous regrettons constamment je ne sais quelle supériorité perdue, quel brillant déploiement de nos forces qui n'a pas pu

avoir lieu. ^ • ^

Ces pensées étalent déjà familières aux anciens ,

et le cûltè qu'ils rendaient à leur bon génie en est la preuve. Ils voyaient dans cet être surnaturel une série d'idéal de leur propre personne, un meilleur moi dégagé des entraves de l'humanité, et destiné à les guider comme par la main dans la yie. Cet être devenait l'objet de leur tendre affection ; ils l'invoquaient, ils lui offraient des sacrifices et le jour de leur naissance lui était particulièrement consacré. Quand , dans les occasions importantes, ils venaient à le consulter, c'était comme^un appel à ce qu'il y avait de plus pur et de phis élevé en eux-mêmes.

Cette fiction est toute empreinte de l'esprit du paganisme ; on y retrouve bien ce qui caractérise un* tel système , la déification de la nature entière appliquée à chaque être humain. C'était aussi une

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espèce de Dieu ( qiUdam moriaUs Deus ) que les. anciens cherchaient a former dans leur sage. Leur religion n'avait pas élevé assez haut l'idée de la divinité ^ pour qu'ik. dussent renoncer à Tappli- ^er à rhomme.

Néanmoins^ la fable des bons génies offre un sens intéressant. En attribuant un type céleste à l'individu ^ elle inspire un certain respect pour les formeS' individuelles ; elle donne à-la-fiois de la sainteté et du relief aux traits distincti£s de chaque mortel. D y a là peut-être une indication heureuse ^un sentiment qui ne doit pas nous rester étranger. Si la même main créatrice qui a si inagnifiquement diversifié %e» productions dans l'univers ^ a* imprimé à chaque être hiunain un caractère particulier y dès-lors ce caractère prend quelque chose de sacré. Il est le sceau de l'œuvre (Uvine^ et l'instituteur doit chercher à le conserver. . Trouver le point où le plus de perfection possible s'unit à la forme originale la mieux prononcée^ doit être l'objet de ses soins.

C'est en e^t quand il arrive à ce point que l'homme exerce le plus de puissance^ que ses qualités ont le plus de prise au-del\o]cs^ et qu'il exécute avec le moin^ d'efforts de grandes choses. C'est là que se trouve un heureux accord entre ses sentimens et sa conduite^ ses paroles et ^expression de sa physionomie et de sa voix. Si nous pensons aux plus vives impressions que nous ayons reçues ^ si nous réveillons nos souvenirs les plus agréables

66 L'^DUCATIOU ]^9G W^Sl\E.

et les plus eh^rs^ ils noua rêporteîif au momml oit un être que nous admirions i^ semblée itduf rëv^r son existence tout entité p»r un mot; iiii geste 9 un r^ardy qui ne pouvai^t epjmrtMMr

qu'à lui. Ce n'est pas toujours par Qe qu'ils d'^i^ qellent , c'est peuMîye surtoul pp^ ce qu'il a 4^upique y qu'un homme distingué captive mVfê cmiiÊ 9t subjugue notre imagination^

Atmi tous les grands tsHem mt4U m um em^r preinte d'originaiité tr^ma^quife^ et aa]a rtr trouvifencoFi? cbea^ les hommes qui m sont iUoMiéi p^r leurs yertus, par les ^treprises dîffidto qu'ils ont accomplies. On la yoit souvent sa dèr clai^r de bonne heure dans renfimee ^ «t ^^ffîrir alprf à l'éducation un indi<^ important à sainr. C'est la preuve d'un jet vigoureoiK et de la aanté morale. J>ès que le naturel est contrmit on altéré^ on peut étfe certain qu^on est «ur nne maHmise route.

Il importe néanmoiai da s'arrota? id an pokii; juste. Cette physionomie franchement prononcée ^t un avantage qu'il feut cons^ver lor^iu'îl eidste^j^ non procurer avae art. Elle estVeikfide leertains dons peureux qiii , tout en «s manifestimt , doivent se mwtf^r en barmenîe aviee les qudkéa vraiment soUdes. Sasa doute leur dévttlpi^eHieat est toujows le phts avancé , parce 4fue la lA^e a'y porte ^ mais d'autres progrès doivafntiiceompagiier le leur d'assez près pour qu'on ies 'rote tM^ons appuyés et soutenus par FensemUe du earaelère.

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