‹ L'éducation progressive, ou, Étude de cours de la vie [microform]Chapitre 17 sur 67 · LIV. Ij CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIV. Ij CHAP. IV

trftvillllèf à se vaiùùre , le vessott qti'oii désirerait M àonnet ; et il n'est pas mèine aisé -de lui feire Mflijpfefidîe ce qui lui manque. Depuis la désolattiè àpatbîe d'toli èiifieiiit qui n'a jamais de moxi^

vemetit spoAtaiié^ et qtii n'est ^ar conséquent scfséëtHible d'aticuâ progrès^ jusqu'aux nuances jplus fiitibles eu même défont 9 il est peti de reprcn chés jtl^tesf à adresse!* à ceui qui n'odt pas reçu au indral le jpff^inclpe actif de la vie.

Vu àei symptôiîie^ les pins ordinaires de la M* ïAeêëè de la vbldnté^ rirrësolution ^ se dérobé l ficrtré influence ; nous û'avons pour la cofAbattre auciiiie f^gle fite à doduer ; et ici les ralSonnemens ont pm dé pi*ise. Les gens indécis ne taisonilent pèt[t''étre que trop j ils voient mille &ces & tôtis les objetë ^ mille suites & totis les partis possibleé ; te qui ASt^qûe h leur eiprity c'est la direction éûët^i^ué qui ftiit qn'dù seul motif l'etupdlPte sur j>liAieut*s , qu'on ne peut espérer ou craiti» dre qd'une seule chose. Dira- t-on eri conséquence à Mève de se déterminer sans réfléchir , èans eilti6âg[er ce qui résultera de sa décision? Non mnê douté, ce n'est pas le rôle de la raison; elle conseille tout le conti^aire, et tend plutèf ainsi il augnientet* le défaut.

H ètt est de même de l'inconstance, antre défont dans lequel la volonté, assez vive. pour avoir l'ajîparencede la force, n'en a pas la réalité, ^nié-

qif elle n'a point de durée. Que peut firiré en pareil cas l'ittstituteui' ? II ne lui est pas donné de ranimer

88 l'éducatioîs progressive.

des goûts éteints; et d'un autre côté , il serait tel-; Icment absurde de persister dans une conduite qui avait pour mobile unique un désir ou un sentiment qu'on n'éprouve plus , qu'on ne saurait le conseiller en thèse générale. On voit donc que la raison qui est parfaitement à sa pl^ce , quand il s'agit de &ire ployer une opiniâtreté insensée^ l'est beaucoup moins quand il faut communiquer de la fern^etc. 'toute sa ressource à cet égard consiste à tirer parti des circonstances particulières , c'est-à-dire , à prouver que dans l'occasion dont il s'agit, on fe* rait mieux de persévérer. Majs on sent qu'un conseil ainsi motivé est sans influence sur l'avenir.

Pour favoriser à la fois l'œuvre de la raison et le développement des meilleurs mobiles , il faudrait donc, à ce qu'il me semble , que l'éducation commençât par s'attacher à raffermir le caractère, à préparer le terrain solide dans lequel tous^les bons principes s'enracinent et portent des fruits. La légèreté de l'enfant rend cette entreprise difficile ; et comme on n'est jamais certain de pouvoir agir sur lui, lorsque rien n'est encore fixé dans son ame , les moyens de donner de la fermete^ paraissent manquer comme la fermeté même. Cependant il nç faut pas désespérer. Dans l'absence de motifs raisonnes , il reste une ressource moins relevée , mais très-efficace, les habitudes. L'énergie est un don du ciel , mais c'est aussi un résultat du développement naturel des forces morales , lorsque rien n'en arrête les progrès. Par Fhabitude de

Page 1