‹ L'éducation progressive, ou, Étude de cours de la vie [microform]Chapitre 18 sur 67 · LIV. I • CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIV. I • CHAP. IV

robéiflsance , Fëlève apprend à imprimer ses passions. En Taccoutumant à se déterminer lui-même daos les cas permis y il acquiert de la décision , et sa volonté qui n'est 'plus pasftive y gagne insensiblement de la ^gueur.

Le sentiment d'une liberté réelle y mais limitée par la nécessité dans son exercice^ est celui que Rousseau a voulu inspirer à son Emile. Jusque-là je m'accorde avec lui; mais je regarde le devoir comme la nécessité morale^ et c'est là ce que Rousseau n'admet pas. Il dispense l'élève d'en observer la loi^ parce qu'il lui semble hors d'état de juger en quoi le devoir consiste. Cep^idant il est un devoir qui est fort bien compris par l'enfont y et qui l'initie'peu à peu dans la connaissance de tous les autres , c'est celui de l'obéissance envers ceux auxquels le ciel a confié son sort. Sa £eiiblesse^ %c» besoins^ son instinct même le mettent naturellement dans leur dépendance. C'est à eux d'exercer l'empire avec douceur et fermeté. Le problème à résoudre dans leur gouvernement se présente dans tous les gouvernemens possibles. Il s'agit toujours de concilier la plus grande liberté individuelle avec 4a plus parfaite soumission aux lois.

Ce qu'il. faut éviter pour atteindre ce but^ ce sont les ordres à demi donnés y les obligations à moitié imposées ; ce sont les insinuations y les sollicitations tacites ; c'est la prétention de laisser un en£ant maître de sa conduite y tandis qu'on l'enveloppe de mille liens. L'atmosphère du doute

90 l'éducatîojc t^aOGÈÉssiVE.

dissout rénérgîè , relâché lé néti dès iiitmûoïi^: Quand les lîmîtes de là liberté et du deVoSr soïft effe^^es , le Tâgae de FincenitUdë ée i^épâud ènr t<ms les pt^ojéfts et jtrscjtie èui'leé aetiûtis ^ ùù a iodh jours regret à là résolution (jfi'ùn n'a ps^ pti^ i ùît est toujours tenté dé fevèntr sUf Ses p&ê. Pour préserver Tenfent et ensuite Vhommé d'où tel tourment, îl faut qu'Une juste autorité préside ff* comrtiencement de la tîé, eri feisantune j^àft biéii définie à là TOlonté. Auséi VédUèatîoitt pUbliqtté ttâ Ton goUTerne par des lois îtainuables, Mèè ëixt^ teiller constamment les inditidus, est-ëlle la p\m favdrable au développement de Ténergié.

JùàqU'à quel point Cette discipline plufi éxâctéf / unie à cette indépendance plus gtatide^ eèt-el!è conciliable avec la dduceui* dès rèlatîoUd , àvee là confiance habituelle? Jusqu'& qUèl point, pOUf lèè jeunes filles surtout , Test elle aiec cette grâce , t^ prévenances , ces égards si bien nuancés , ce rafi*iiement de mœurs enfin qd'dn déMandë dut fertïmes? je Tighore* PeUt^tre qu'avec elles ce tègîmene doit pas être trop long-témp^ éontînué, mais il ne &ut pas oublier que t6U^ le^ àuthës a^iblissent. Le raisonnement appuyé sur robseï'vatîon ne peut qu'indiquer Ué principe*/ et les modifications sans nombre troutent ensuite leur place dans l'application. J'ajouterai seulement ici que les profondes affectionel n'àppârtienneut qu^'âùx âmes fortes , et qu'une hU lés séntimëùs dtt ccfittr et de la conscience bien développés, ils Wtetit

Page 1