CHAPITRE V
irfOÀILlSS bH LA ViilOlf tI et IZTFlinSI^CÈ Xffif LÀ ÂÀldCm.
L*homaie w pblt aa nisûiimeiiitnt ffA «t aon chef-d*fleatrre, et ae détoome da seBtildènt qui n'est paa son oaTrage; et ck-oit, en a^ëloignant d^on mystère, ae rapjkrodier de Tëfidence. Ritarok.
Après avoir contemplé la volonté dans l'état de souverainMé qui semble le -pins absolu , nous allons la voir réddite à une condition moins relevée : sous cet aspeetî ^^^^ ^on$ paraîtra influencée^ décidée méme^ par le^ mobiles dont elle a consenti à sui«vre la directi<>n< Ce sera donc aux divers penchans du GCBur humain , ses instigateurs et ses ministres responsables > que nous nous en prendrons de ses écarts. Dès^lors la tâche de* l'éducation^ difficile aMK)re à exécuter^ mais plus aisée à définir, con^ riste à l'entourer de guides qui ne tendent pas à l'égarer.
L'éducation peut retrouver ici pdur la volonté Une source secondaire d'énergie dans la force des motifs employés pour la déterminer^ Quand ces motlfe sont importans , quand ils méritent l'approbation at de la conscience et des hommes, leur
influence est souvent durable y et Famé contracte à la longue des habitudes de constance. Mais si l'on ne s'inquiète que, des actions ^ si l'on ne veut que les obtenir *ou les empêcher une à une^ on allègue mille motifs insignifians^ sans imprimer ja«* mais de direction générale. L'élève se conduit bien , mais sa moralité reste passive ; et c'est encore d'une autre manière un caractère sans consis^ tance qu'on a formé.
Néanmoins^ il n'y a que les motifs qui aient de l'importance avec l'enfiance. Â cet âge tout d'avenir^ les résultats actuels ont peu de valeur^ et les meilleures actions n'ont de prix que comme indices d'un mouvement qui se prolongera dans la suite. Un homme peut faire du bien et du mal indépendamment de ses intentions ; ses semblables souffrent ou jouissent des conséquences de sa .conduite^ et ils n'ont .pas besoin d'en rechercher les motifs; mais un enfant n'exerçant aucune influence audehors^ toute l'activité qu'on lui demande est relative à lui-même ; et quand on lui suggère des moti£$ mauvais ou seulement équivoques^ on lui fait un tort qu'aucun avantage ne peut compenser. La nature du mobile est tout avec lui; le désir de s'instruire répond du succès dans l'éducation intellectuelle^ comme celui d'accomplir le devoir dans l'éducation du cœur.. Une intention bien prononcée ne reste point sans 'effet dans le jeune âge ; et les lumières , une fois désirées^ ne sauraient manquer d'être acquises.