‹ L'éducation progressive, ou, Étude de cours de la vie [microform]Chapitre 22 sur 67 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

IHfUrEKaft INI 6WVIUST asUOISITZ iOR LA VOIiOimf.

soQtenne par nn seoonrf céleste ^ fidt 1^ caractère propre da chrétien.

Bb Felevant quelques torts de Féduoeticn^ Je suis loin, bien loin sans doute^ d'attribuer au manque de soin les diverses imperfections de k volonté» Le mal est trop profond pour que nous puissions y porter remède.

iOÂ L^ÉDOCATION PROGBKSSIVE.

Ce n'est pas dans le domaine de la moralité seulement que le vice inhérent à cette faculté se manifeste. On le retrouve partout et jusque dans la direction de nos intérêts les plus personnels. Quel est l'homme qui^ dans le gouvernement de sa santé^ de sa fortune ^ de sa maison^ de sa famiUe enfin ^ ne s'accusera jamais de négligence? Ce ne sera sûrement pas le plus clairvoyant et le plus vrai. D'où vient que ce reproche est presque lou-* jours bien fondé ? Pourquoi dans les suppositions les plus favorables^ quand notre jugement n'est pas dans l'erreur, quand notre sentiment parle trèshaut , comme lorsqu'il s'agit de nos enfans et de nous-^mémes, pourquoi sommes-nous continuelle* ment sujets à des accès d'apathie , ou de quelque mal moral plus grave encore?

n faut en convenir , un désordre secret , une source d'irrégularité cachée, s'attachent à l'exer^ cice de la volonté. On croit mieux fait de nier cette, vérité ; on exalte notre pouvoir sur nousmêmes, afin de nous donner ce pouvoir ; mais le moyen est ineHicace , et l'expérience le prouve. // n^' a y dit-on, qv!a vouloir. Chacun peut ce qu^il veut; belles maximes et maximes justes dans un sejos , bonnes peut-être pour obtenir une détermination subite dont il n'y aurait pas à revenir, mais sans influence habituelle. Toujours vouloir^ conune toujours vouloir le bien , est au*dessu8 de notre nature, et il ne faut pas traiter légère-

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