CHAPITRE IV
astit^Atiois tu A &i aoMttVQÉiifcirt mi tk Èia^mt htMn,
iH aéMfetIbiit ftittntokt fhômmt à iott «ntH« daaa 1« nood* , et rMsiëgtnt d« tontes parte ; riaugination, la mémoire , le jogement étaOlssent pea k peu leur empire , et peuplent le désert où le tentimeiil régnait sebL ÀxtjlAol.
II ^ passe ordinairement plusieurs mois avant qde Tenfent qui a commencé il parler fesse de gi^ands progrès dans le langage. Il apprend de temps & autre un nouveau mot , mais tant que ces mots restent ëpars dans son cerveau^ tant qu'il ûé les lie pas ensemble , les acquisitions qu'il fait dans ce genre paraissent assez indépendantes de son développement moral ^ et n'ont pas à cet égard beaucoup d'influence.
Néanmoins ce développement s'opère^ il avance ilième rapidement. Si Ton pouvait mesurer les pas de rihtelllgenct, peut-être les piremiers paraîtraient^
i 76 l'éducation PHoaussivi .
il« les plas merveilleux* Les jeunes faculté doirvent avoir pris l'élan pour franchir un intervalle immense^ celui qui sépare la vie toute sensitive de l'enfent de la vie intellectuelle de rhomme : à rage dont je parle ce pas est près d'être franchi , xnais.il ne l'est pas. Désirs^ affections^ peines^ plaisirs^ tout est vif ^ tout est bien prononcé chez l'en&nt ; il nous ressemble en plusieurs points ^ mais il ne pense pas en paroles^ et c'est par là surtout qu'il diffère de nous.
Nous avons de la peine à concevoir une telle manière d'exister; le langage nous est telloiDaent familier^ qu'il £ait partie de nousrmêmes^ et nous ne savona pas ce que nous serions sans son secours. L'homme est ^suivant l'expression des Hébreux , une ame parlante ; le fil de son discours ne s'interrompt guère au- dedans de lui. Les enfans et les animaux ne sont point ainsi; les choses mêmes se présentent à leur esprit^ et non les termes qui en sont les signes. Penser^ pour eux^ c'est revoir, c'est éprouver les sensations que l'objet réel aurait excitées. Tout se passe dans leur tète en tableaux ou plutôt en scènes animées où la vie se reproduit partiellement^ Comme les diverses impressions, les émotions même, sont dans le premier âgé le grand moy^n de développement^ l'enfant a été doué d'une avidité singulière pour les cherchf.r, pour les multiplier sans cesse ; tout ce qui lui en promet le renouvellements lui fait plaisir. Il prend la. passion de la promenade , il.