‹ L'éducation progressive, ou, Étude de cours de la vie [microform]Chapitre 45 sur 67 · LIV. IIÎ^ CHAP. I. â · texte numérisé non relu

LIV. IIÎ^ CHAP. I. â

manquaient jamais de restituer aux élèves leurs petits joujoux après les en avoir privés pour quelque temps. Celte précaution est très-nécessaire , nôn-seulement & cause de Tiiifluence toujours si grande de Tinstinct d'imitation, mais pour qu'il devienne possible de communiquer une précieuse qualité, la complaisance. Ce n'est que lorsque Tenfant est parfaitement rassuré contre la crainte de perdre son propre bien , qu'il se plait à en faire jouir les autres. Il en vient. parfois à considérer le droit de prêter ou de donner comme le plus beau privilège attaché à la possession, et l'esprit de conservation peut s'unir chez lui à l'idée de la générosité même.

Le sentiment de bienveillance générale qu'on a du cherchera entretenir, conduit si naturellement aux habitudes de politesse qu'on peut presque se dispenser de songer à. les faire contracter. Seulement il est essentiel de les raffermir avant 'que la timidité, conséquence d'un amour-propre plus développé, commence à se manifester. Toutefois, si la marche d'une éducation véritablement religieuse était bien suivie , l'enfant passerait insensiblement de la sympathie à la charité , à l'amour des autres, et l'orgueil sauvage ou la vanité irritable ne naîtraient pas.

C'est ainsi que les qualités, fruits heureux des premièTes habitudes, se confondent avec les qualités naturelles, et qu\m charme à peu près semtlable yest attaché. On les possède modestement.

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sans croire pouvoir faire autrement que les posséder ; et celui qui viendrait à s'en retracer Torigine y verrait avec reconnaissance un des bienfaits les plus grands et les plus incontestables qu'il pût devoir à l'éducation. ^ ^ •

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