LIV. m , GHAP. II. Si
tout, est mis en œuvre par eux; souvent on leur voit hasarder une suite de contraventions tellement graduées qu'on ne sait pas trouver le moment de les arrêter. Cest à notre manière faible et molle de commander que sont dues ces tentatives. Nous avons parlé légèrement^ on nous a écoutés de même. Avant de prononcer aucun arrêta il fiiut qu'un plus grand sérieux^ quelque chose de plus imposant dans la contenance^ annoncent à Penfant que la mère arrive , et que la compagne des jeux s'évanouit . L'important est alors l'expression de la sécurité et du calme. Si , loin d'élever la voix^ on la baisse tout-à-coup ^ on parait s'adresser à ce qu'il y a de plus intime chez l'enfant y à sa conscience.
Voici un code pénal pour l'âge de deux ans qui pourra dans la suite en épargner de plus sévères.
Désobéissance causée par oubli. S'opposer à la ^' continuation de l'acte, en renouvelant la défense de bonne amitié.
Réçidis^e un peu plus volontaire^ Prendre un air sérieux et avertir l'en&nt que s'il recommence y on lui ôtera les moyens de désobéir.
Seconde récidis^e tout-à-fait volontaire. Mettre la menace à exécution en prenant silencieusement tel arrangement matériel qui rende la désobéissance impossible.
Dans ce dernier cas , l'enfant conçoit ordinairement de l'humeur ; il cherche à vous punir y il caresse avec affectation telle autre personne; enfin
il e8sai£ de tonte manière de tous déidUiger. Sfil ne passe paa les bornes présentes , vous ne rtmav^ querez point son intention ; mai^ s'il se décîd«t à la révolte y ai , ennuyi de ce qne vous persistez i ne pas voir ses légers torts ^ il voulait en avoir de pins grands , almrs , puisque toutes les actions de reniant août réprëhensibles ^ voua vous dëtermi* nez à les £iire cesser toutes à'^la-feis. Voas prenez sans mot dire le coupable par la main^ et voua If menez solennellement derrière an gran4 fattteail^ terrible séjour de la pénitence. H est alors corieux d'observer comment il se mêle à l'édat de ses laiw mes un secret triomphe de ce qu'enfin il a réustf à vous émouvoir. Rendez ce triompiie le pluai^er possible^ en gardant un calme par£sit. Ceei^ pour le dire en passant , montre quel serait le danger de la colère , qui donnerait à-la-fois un nsauvaif «ceraple et un mauvais plaiairà Tenfiint. Reprenez tranquillement vos occupations ^ et soyez certaine que bientôt les larmes cesseront ou changeront de nature ; bientôt elles seront un léger appel à votre fHtié , et le moindre regard déterminera le coupable à veuir se jeter dans \os bras. Alors il y aura VLB. moment d'effusion , une réconciiiat}<m t^iulre et cordiale. L'eniant dira qu'il eè/tjâehéj mot plaa aisénient obtenu et plue sincèrement "prononeé qu'une triste demande de pardon. Voua voalez l'expression d'un tendre regret , cdle d'un retour réel à la sagesse j vous ne voulez pas l'humiliation de votre enfant.
Iil¥. lit, GHÂP. lU. 84T
Oa vqil im eomment le^ paroles et les actions pauveat se suppléer toup-à-tour. Quand ces deus: moyens ne sont pas employés en même temps / il est plus atsë de conserver du ealme ^ et Ton pro* duil plus d'impression.
Les gvonderies et les cri0 ébranlent l^s en£ans plus qu*ils ne les corrigent et causent plus de lar* mes que de vrai repentir. Il &ut se souvenir que hs punitions (et les fortes réprimandes en sont une) ont pour unique but d'améliorer intérienremejM las «ji^pèsitlons j tout autre motif nous rend condamnables; tout autre résultat nous déclare înliablles et maladroits. Dans l'éducation ^ le devnîp da protéger le bonheur ne doit eéder le pas qu'à celui de protéger 1-innocencc^ condition nécessaire du bonheur et d'un plus haut prix que lui.