LIV. III, CHAP. VIII
lève à chercher à les étendre. Relativement à la religion surtout^ il serait à redouter que des impressions de gêne et d'ennui ne vinssent, à se prolonger indéfiniment dans la vie.
Je me suis déjà déclarée contre l'emploi des preuves ^ et je les bannirais par cela seul qu'elles blessent le sentiment quand il existe , et retardent sa formation s'il n'existe pas. Mais j'aurais encore un autre motif. Toute preuve suppose un doute y et a souvent pour le &ire naître un pouvoir qui lui manque pour le dissiper. Si la vérité qu'on veut établir était évidente^ on ne prendrait sans doute pas la peine de la démontrer ; il £aut donc donner du relief à la proposition contraire , afin de justifier l'emploi des démonstrations. De là un double enseignement , celui de l'erreur pour la réfuter, et de la vérité pour la grave): dans la tête ; mais le; premier est inutile pour le moins, et ne laisse bien souvent <yie trop de traces. Quand on veut [trouver l'existence de Dieu, par exemple, on dit que le bel ordre du monde ne peut pas être attribué au hasard; et l'on donne par là de la réalité et de la consistance à l'être chimérique nommé le hasard. Il feut en faire quelque chose, afin de dire que ce n'est rien; mais , comme je l'ai déjà remarqué, l'imagination des enfans est de telle sorte, qu'il est toujours aisé d'évoquer des fantômes dans leur esprit , tandis qu'il né l'est pas de les conjurer.
Comment vous y prenez- vous pour communiquer à votre enfant toutes les autres connaissances ?
You8 lui dites que la terre est ronde Iq^g- temps avant qu'il soit possible de lui démontrer qu'elle Test. Vous lui donnez l!histoire des siècles passés pour véritable, sans discuter avec lui la validité da tânoigna|[e des historiens; vous énoncez les |Bits simplement comme des faits ^ e^ la critique eu est Réservée pour un au^re âge. Pour quel mo^ii suîvriez-vous Une marche différente relativement à la religion ? En paraissant spi|met|7e à Texaii^en ^e l'enfant des questions décidément hors de ^ pc|rtée^ vous le trompez sur réten(|ue de §es faculté^ ; vous faussez bien plus son jugemept^ en l'eng^çeant à prononcer sans lumières suffisantes^ qu'ei^ donnant votre conviction pour ce qu'elle est. Quo^ que vous fassiez^ c'est vous qu'il croira. Sa foi ^ que vou^ prétendez éclairer j» reste avep^le^ et n'es^ jamais que de la foi en vous. Puisque votre persuasiop seule agit sur l'^afan^ , pourquoi ce\ çch^fau^^ge 4e raisonnemens dont il apprécie mal la justesse? pourquoi ne pas simpleiqent affirmer les véptés qu'adn^et I9 plus haute philosophie ?
Néaniapins , sans donner les preuves pour ^fss preuves^ on peut transmettre à l'aine de l'enfant cçtte foi , la^ plus intime de toutes , à savçij^ l'impossibilité de douter. Lui montrer de toutes psfr^ les effets delà puissance d^ Dieu, c'est le ço^fivainqre qu'il y a un Biieu. La notion de cause est ^e^e|pe^^t inhérente à notre nature , que partout où-^e pouvoir dc^s homm^ s'arrête , les enfans saisissent avec ayi(^i|é V^ée de l'action d'un créateu^. L'çx|st^ei^çe
i'm P^J^t > ^'W phWPîn^e queVqu'4 soit , leuy ip9XBi\\ dviç ^ Taiççqpfiplisaeiqeqt d'une volonté iqte\^^^qtej ^Is ^e yqient que la vie oi^ Teffet dp Ja
Y^e ^pfi Iç, ipQ|^4? Wt^^T- ï^^?^ 4^^^ 9"^ Timpos- ^i^i^^fé c|e re^oqter à \i]^e cause humain^ leur est défpon^rçe^ ils s^^^^etteii^ ui^ qgenf surt^umaip. Ils YQpl de^aq^çront qqet est cçt «jgent^ mais noq pas s'il y en ft ^q. ]pa queçtioq (ie Texisteqce de IMew q'a donc pas |tesp.in d'être étevéej ^ suffit dç pfiY% dç ^es. attribut?.
li^ coQuaissance ^eas^ftribi^^s de D^eu^ tels qu'i^ jf€^ fl^anifes^ept ^ajiiis 1? créat^ofl , daqs ^e ççe^r de l'JbqçiiTi^ç et djà^$ sqfl hisj^oîre , voilà Fétçrnel objç^ de ré4flça$ipjp , vo^l^ niiçme çeiv\i de toute science. Hepuis ^'enfent (le trp^s ans , qui yo^^ uq ^émoigqîlge de la bo^^^é de D\eu d^^s le plaisir (^qe lu^ fo^t J(e^ ro^es, et les fraisas,, jusqu'à Nevvton , quî f eççinnaît yeffpt dp 1«\ so^vprs^ine intelligence dans J^prdonnance 4e ^^^iypr8> ^oijs les esprits, çomn:\e
^^iriihfl^ 4ç piçu. Cet^ft é^dç, dw* 1? 40^»^? gr^flc^t ^ fliesit^p que s'étendent ^e« yuç?, dqit d'fl- ^^A f'^ÇCOj^n^qdqr à 1§ l^iblçss^ de l'çnlant, ç^ ne fl'ç^^r \ \\x\ qne çommç l'expUç^^^pn în<]|lspei]^b]ç 4e9 ^Eijta intérççfi|^ sur ^esq^çls <u[i fùçes ^qç 9,\pss\r
tÇHr» W sont B^^nt çgi sqje^ 4'étflftqenn,ent ppaf Vp#I\U attÇtWÇ mn q^j^ ^t^ 4'ei\ Ç^^^ccYftir ^
328 l'éducation progeessive.
grandeur ; et il en reconnaît avec respect les diverses traces dans la nature. Mais les attributs incommu-
nicables de Dieu , son éternité y son immensité , confondent sa pensée comme la nôtre. Il en est un particulièrement^ l'immatérialité^ que les habitudes de son esprit lui rendent difficile à concevoir. Accoutumé à se représenter vivement les objets absens^ il a plus de peine que nous à attribuer de la réalité à une essence spirituelle^ et Ton réussira mieux à l'y amener en cherchant à le convaincre d'abord de l'immatérialité de l'ame. Les enfans conviennent aisément que ce qui aime et pense en eux n'est pas leur corps ni aucune des parties de leur corps j on croirait que des observations confuses s'accordent avec ce qu'on leur indique à cet égard^ tant l'idée d'un hôte intérieur et d'un hôte spirituel est par eux promptement accueillie. Les conséquences de cette idée^ l'immortalité^ l'espoir que les âmes de ceux qui meurent s'envolent dans le sein de Dieu et s'y réunissent^ leur paraissent douces comme à nous; ils les expriment à leur manière , et l'on voit avec bonheur se préparer pour eux les plus puissantes consolations. La voix de la conscience^ qu'on leur £ait envisager comme la voix de Dieu dans leur x^œur^ leur donne le sentiment d'une communication intime et intellectuelle entre leur ame et son créateur. L'idée que Dieu les accompagne partout où ils vont les étonne peu^ c'est ainsi ^ comme je l'ai dit^ qu'ils s'imaginent souvent être suivis par l'oeil de leur mère lorsqu'ils
UV. lU^ CHAP. TIII. 3S9
ne la voient pas. Mais ils ont plus de peine à concevoir spiritoellement le Dieu de l'univers ou de la nature. Là^ les œuvres matérielles du Tout-Puissant leur paraissent provenir d'une cause matérielle; la distance immense des lieux où s'exerce en même temps l'action de la divinité déroute leur intelligence^ et de là résultent chez eux des momens d'erreur auxquels il faut remédier sans y attacher trop d'importance.
On doit penser que ^ relativement aux objets de la religion ^ il y a en nous deux facultés dont les effets se contrarient : l'imagination qui crée sans cesse des formes y et la raison qui nie la réalité de ces formes. Nous-mêmes qui avons une raison plus exercée et une imagination moins vive que les enfans^ ne subissons que trop souvent la loi qui nous^ oblige à nous représenter plus ou moins matériellement les divers objets du culte. La voûte du ciel , les murs d'un temple ^ parfois même y foute d'autre figure y les lettres d'un mot se peignent dans un esprit auquel une image est nécessaire. Nous savons que rien de tout cela n'est Dieu ; nos lèvres évitent de prononcer des mots que le bon sens abjure y mais nos conceptions les plus intimes sont moins irréprochables que nos discours* Nos discours même lie le sont pas entièrement^ tant les langues / enfieins de l'imagination^ trahissent leur origine. Les termes les plus épurés dont nous nous servons pour désigner les êtres immatériels^ ceux d* esprit y Ôl essence y â! intelligence y ont une racine
330 li'^DÇqiTIÇIN ^AQ^fESfiiiyE.
corporeUeet se rafiipourf eat )i §qelqi)'\^9Q ^ nç^
nient altaçbé À toutes nos cqncep^ion| içi-^a^ ^ ^is iipu$ppuyoa|^ les ^iqpposef i^^fu^ies ^ çe| ^^Î8|ge« La pçiiséç entrevoit \^ objets cçleste^ 3^ tn^ yer^ ^ nuage ^O^t file ne peut ^ 4^^^ > ^ cm? çoit Vidée de leuy pi^re^, maîgr^ ^'^tmospi^èr| qi^i ^entoure. Nous sayoï^s qi^etou^ces voi^f^ tpxftberonty que toutes ces visions^ ce co^égç^uftpprr t^n d^foiranea et d^ ^fures^ d^sp^a^ti^ont îiey^t rimmuah\e véntç. Fautrif f^cp qv^ ^pfi^ qe soi^iqes qne dp» q*éatVTf^ ^umaiqçs ^^ nQ pas wqor blir le plui; possiblç nptrf; condition ? Ilqà r^ttej(it^ 4'nneai:(treex^U'ncf; flo^ yelèye., pt not^^ç l^qg^ge imparlait Accorde avec les ^ymnç^ des s^ng^^ s^) offre rexprçssÎQi^ sincère d'^n culte d'açpou v. Nous devons donc nous n^unir d'une ^t^iqi^ç
iq^ttte^P^ce envers l'enfant ^ po^r 4^. &ute^ dfWt notre circonspection la plus grande çç; suffit pf^ toiyours à nq\is préseryer. Quand ^ |^i ec^ppe upe ^illi^ de soi\ 4ge, effet q^^ref d/ùnf^ vive et iiizanrei^nagiiiat^pp, çou^ devons le re^ç^er çiftççement sans nous scf^ad.9lise( et ss^vfi riçe^ ^i^s croire sur(qut qvjç ^^otre œuvrç spit; per^flÇ RP9T qi^elq^e marque de ^égèrçté. Le sent^^f^\t ^^ so^ çhe^i^in à travers rin^Utç^ dfi Vattent^pn ^^r t^ue. ^eu-|i-peu Teau, en tpm^ant^ ÇFf ^^ ^ roçlie; i^W combien de gqpttps ne se fiÇT^c^M^ P?« • V» 4^. ffr«tt4? avanttiges 4e ^qJl?eig^^en^6^t^«mm^ de 1a î^ljgU» ç't*î de ç|^É^
Liv. m. cHAP. viii. 33A
# rf^pféfçptfttîop» et de figijrçs, 3ao^ 4o»n^ liefi ât ]§ 9uper8titioii ^ du mpiiis lorsqu'on ^*çn t^ent ' au témpign^ge des (luteur^ sacrés, lin autf^e ^v^i^lagej c'est de i^einplaçer poi}r |opÉ|-teinps l'enseignement dogmatique ou tbéolpgique. L'énonce fjes principaux ^ifticleç de fpi .est implicitement renfermé dans les narrationfi des ^exvf. T^tamens^ et ^qus çe^e forme çiwple et pçrlapte, les croy^nçps içi? plps néçessa^rg^ ^roiiyent dqps \p je^w esprit uDf ^cçès qu'il sejrcjit 4ifficile de leur donner îmif §i^ent. ^ème à uneépoqvie plus avancée de l'éducatio^i^ |a 4pÇtriAe «[èche des catéchismes produit peu de fruit, tçUe du moins qu'on l'epseigqe ordin^iremefit d$ins lés çcoles. On est ol)ligé de faire 7 épéfifsr ipol à fpot a^]; enfans des phrases ol;>scures qui ne se rallient à riep dans lepr çsprit , et c'ei^t là un moyei} sur de les l'ebuter . ^importance sérieuse qu'ils ypient attache^ aq:ç ef l'eurs ç(e leur mémoire les alarine;^ et ces nuages spnibres cjoi^t on ^i^ve* |oppe les idéea religieuses leqr fpDt éproiiyer |e jfxt ^is q!](d ||lé^^ge de terreur et d'ennui dppt ijs soQt impatieç^s de s.e délivrer. Quelle serait 1^ formule apprise dont l'utilité pût balancer l'ef fe^; d'une telle impression ! Plus les croyances soiit salutaires, plus elles font une partie essentielle de la fpi c^irét^enne, plus il est nécessaire de les associer à l'ensemble des faits qu\ seuls intéressent les. enfans. Des instituteur^ très-pieux enseignent j^ dit-on, avec succès des dogmes abstraits ; pe serait-ce pas 4ç ce q^'i^ spi^t ^ès-pie^x que vient leur sufcçès ,
plutôt que de la méthode dont ils se servent ? Us influent jpar le sentiment qui les anime ; ils transmettent involontairement leur ferveur. Souvent la persuasion se communique par les voies auxquelles on songe le moins.
Cette puissance de la sympathie^ cette facilité avec laquelle une flamme allume une autre flamme dans l'ame d'un enfant, montrent quel peut être le pouvçir des femmes, et relève prodigieusement leur condition. D'elles dépend la religion dés races futures; leur influence prolongée peut déterminer les sentimens de piété chez leurs filles, et laisser dans les souvenirs de ces fils mêmes qui leur échappent, des traces que le temps n'efface point. Elles cultivent les dispositions dont Dieu même a semé les germes. Quand ce qui est sacré chez la mère y dit J.-P. Richter , s'adresse à ce qui est sacré chez l'enfant , les âmes s^ entendent et se répondent.
La manière de s'y prendre avec les petits enfans, soit pour leur faire aimer, la religion, soit pour y rattacher les idées morales , me paraît si bien détente dans un. ouvrage anglais que je crois devoir en traduire ici deux pages.
(c Mais comment, demanderont quelques pa-^ rens, comment s'y prendra-t-on pour que les affections de ces jeunes créatures se dirigent du côté de Dieu et du devoir? Voilà qui paraît impossible. Croyez-moi, nous pouvons beaucoup obtenir, même avec de très-jeunes enfans, mettant graduellement sous leurs yeux les vérités religieuses asso-
UT, iif^ CHAP. Vin. 333
ciées à des images qui leur soient agréables^ pour peu qu'il y ait dans notre manière Texpression de la tendresse et de la sérénité y et que nous soyons animées d'un esprit conforme à notre dessein. Les noms de Dieu et de Jésus-Christ doivent être de bonne heure rendus familiers aux en£ans . et le pouvoir de ces personnes divines^ leur sainteté et plus particulièrement leur amour peuvent être tellement dépeints^ tellement rendus sensibles par de naïves et simples représentations y que l'idée en * pénètre profondément dans les jeunes âmes. Et dès-lors^ tandis qu^on donne à l'enfant les premiers élémens de l'instruction religieuse y on lui inspire le sentiment d'un saint respect et le goût des choses célestes. Mais ce qu'il faut éviter avec un soin particulier^ c'est de le fatiguer par de longs discours y et aussi d'exciter ses émotions avec trop de force. Un peu ici et un peu là sera la devise de sa mère. Et pour ce peu même elle choisira les momens où l'enfant lui prête une oreille docile^ et laissera toujours tomber l'entretien avant que le sujet en devienne &stidieux ou insipide. Rien n'aura pour aller au but plus de succès que les histoires courtes et simples de la Bible y telles y par exemple y que celles de Jésus-Clirist prenant les petits enfans dans ses bras et les bénissant^ bude ce même Jésus-Christ rendant à la vie le fils de la veuve , et il y en a bien d'autres semblables. Si ces traits sont racontés avec une douce gaîté et animés de ces touches naïves qui les rendent présens à l'imagination de l'enfant^ il
manquera rarement a y préridFe piiSw^^ et yoblreé' redemandera encore et encore, tjùâncl de tels MiW sont une iqis grares dans la mémoire^ u est evident du on pourra y faire allusion avec avantage [uand u se présentera une occasion de repriman- 1er ou d'exhorter le petit ëlèvè. ,
>î En cbmihufiiquant l^nstrucuon^ il est un point très-iinportani pour là liière : c'est d'avoir toujours dans 1 esprit quon réussit bien mieux avec les ehraiis en excitant leur dymjpàtbie du'en s'adressant à leuj* raison. II faut ihettré^ sans aù-^ cun doute , dii bon sens dans tôtit ce ^if on dit : maiJEi si les séntimehs dé i'eii^ht né s accordent pas avec sa tonviction y il pourra être entièrement persuadé de certaines vérités sans qu'elles aient dans la pratique aucune influence sur lui^ »
Les paraboles de l'Évangile ] ènséigheméhi âqinirablë pour les esprits simples^ amènent encore lieureusèment quelques développènlens d'îaéès morales ; mais je ne voudrais pas que l'on présentât isolément les (Jirécéptès mêmes de l'Écriture i Un devbîr imposé sbùs tiiie forme sèclië ^ pr6(luii une impression désagréable sur les enfans. Quàna un ipàssage dés auteurs sacrés arrive toùjoui's pour appuyer une prohibition bu un acte de seVérite^ il semblé qUe là volonté de jDiéil iserve dé vbite à la
iiàiMiMrfftâMMfaliMiHiii^MiMtaiMâÂi
^ Apracûcat VUw of Christian éducation^ in as earfystages, p. a^^ 2g, 3o.
miré i et m Vk fësiUtédil dii frdtll ^ ûiië kék^ie île ([Itffîaiitëéur lé btit èèci*et de nos lèëons. ^
Leé èûfans ont souvent ilàtt^ leuri àctibhis dès hibtij» ibùables et ^entièrement diékiiitëressës j ifè kbiit ïïkfrtôùt senélblës ati bohheui* Id^ètté approuvé^ d'être i&imë» <èt de teiîrè ^réhè èi de Olétl itt^ë. Màià qûàiid <}tt lié «'àdireMe pas % lessebtimàé eï qa'bii pr^të » i^é sèche > et iiiiiè i«glè gêâàatë le )[)lUë soàVëht, d'éèt àusiiitâl II lldée des pùnitiodê où àei jrecbhipedsèé ftlttlreis (tU'il fiaût récouHi*. Cbèt nièinè à telle d^ punitibns biridci jpïleihèiit 9 bar elle lest là pliis fràp- )[)ahte pdiit rèilfent. TbùjoùW èilé sfe rëVêi à tes yetrt de ces itbages matëHelles )(|u'bh hé lé ïnéi que trôp^ui' là voie de ëe fôymeir^ tandis (}ti'oii hé jprétenté à teii es|[)oir qiie dëé rëcôih[)enseâ spirïtbèlléà dbkii il h'eèt pas danii sa hatubà dé se réjouir. Là peur domine dokië dans des Portes d'imprèssiokis y et t'est le sedtitfaent le plus liÛisiDle àii jeune âgel Il y àuùe- vraie barbarie à en troubler là sécùHtë , et c'est aller vîslblenietit contre Tînteiitiôii divine. Pour dédommager Tenfittit de la Force dont il ek t)tivê^ le iéiel lui à lait doti de là cbnBaticis : lui motitk*ei' bii aiiti:^ diéii iq[iie le DièÛ bbh ^ le Oiéù (iatetoél^ é'èst à là foie ùh menébhgé ëè ud blasphème ; c'est même ud àële d'bii jpè^ànîsme sbihbk*e iet récoltant : car bomméAt désigner là divinité dont on fait soud un hoiii kàbi'é un éjpbù vantait à î'^nfikhce?
Sans doute ndéë dé Dietl né tôui^it êtte Ib^-
336 l'^D€CATION PROTtRBSSITB.
. rée de celle de la sainteté; nous feusserions dans un autre sens cette idée auguste si nous ne la présentions pas quelquefois sous un aspect sévère aux enfons. L'aversion de l'Éternel pour le mal^ son courroux quand sa justice est outragée sont des conséquences nécessaires de ses attributs les plus bienfiaisans. Il y a même une sorte de crainte qui accompagne nécessairement chez un enfieint la persuasion qu'un pouvoir immense s'exerce pour maintenir l'ordre dans l'univers ^ et y feire respecter la loi du devoir ; mais une telle crainte est absorbée dans l'idée dominante de la bonté de Dieu, dans celle de la protection que sa justice la plus rigoureuse assure au faible. Il est le père des petits encans ; il chérit , il gard^eux qui sont sages ; il les exauce quand ils le prient, et les aide à lui obéir. Si même involontairement ils commettent quelque £aute, il pardonne bientôt à leur repentir. Dieu sans doute déteste IC' mal, et ne peut s'associer au méchant ; mais il aime sa créature, il lui ouvre &e8 bras aussitôt que par un regret sincère elle a banni les mauvais désirs de son cœur* Jésus-Christ a intercédé, il s'est sacrifié pour les hommes ; en invoquant avec amour ce nom sacré, le coupable est pardonné^ réhabilité même. Il n'y a plus de traces de son péché.
Telle est la doctrine toute évangélique dont oa peut donner un léger aperçu à l'enfant. La pensée de la toute-puissance d'un dieu pur et saint, celle de l'amour de ce dieu , qui se proportionne aux