CHAPITRE IX
CULTB EBLIOIISUX.
L'esprit de Diea y qnl habite dana Vuof •impie, saura bien tronver des paroles pour tt p«tit enfuit. Wigàim,
Si^ durant tout le cours de l'éducation religieuse» Iç besgin de rendre à Dieu un culte d'adoration n'augmente pas^ à mesure que l'instruction se développe^ la connaissance des vérités les plus élevées demeure stérile dans l'esprit. La nature entière et l'Evangile nous ré vêlent, un créateur^ mais c'est au moyen du culte seul que notre ame entre avec lui en correspondance. Sans culte ^ nous restons étrangers à Dieu^ indifférens à ses perfections^ peu jaloux d'en reproduire au moins une faible image en nous-mêmes. C'est par le culte principalement que la religion vient au secours de l'individu , vivante^ active et féconde en œuvres.
Le culte du cœur est sans doute le premier de tous. Un hommage involontairement offert a plus de vivacité , une sincérité plus indubitable qu'un homiïiage provoqué par l'exemple^ entretenu par l'habitude et dirigé par des formes convenues ; mais comment amener l'enfant ^ cette
^ÀO L^iDUCATIOK PltOGREàSlVE.
pure adoration ? Comment exciter d'abord > et renouveler ensuite le noble élan qui élève Vame jusqu'à Dieu , sans impulsion extérieure ? Où prendrons-nous la flamme céleste pour k communiquer constamment^ et tenir les lampes toujours allumées?
Le culte intérieur et spontané, F adoration d'un iDieu esprit y en esprit et en vérité, voilà le but; mais ce but ne saurait être atteint immédiatement : il fsiXkt des soins , un choix judicieux de moyens pour y arriver. Qu'y a-t-il dans l'éducation qu'on obtienne d'une autre manière ?
Le moyen le plus naturel, le mieux assorti à l'objet qu'on se propose, sera, pour la' mère, la communication franche et rapide de, ses propres impressions. Qu'elle sente vivement les bienfaits de Dieu , et Tenfant les sentira de même. Si , lorsqu'il a un plaisir inattendu , vous en rendez grâces à Dieu pour lui, il unira bientôt son hommage au vôtre : O mon Dieu, je te remercie de ceque tu as rendu telle personne si bonne pour moi^ c'est là le petit acte de reconnaissance dont madame Hamilton conseille de suggérer l'idée à un enfant aussitôt qu'il se voit l'objet d'une faveur inespérée. Dieu qui tient dans sa main le cœur des hommes, Dieu (fui rei^êt les lis des champs et qui n^ oublie aucun petit oiseau j Dieu qui est l'auteur immédiat de tout ce qu'on admire dans la nature et le dispensateur de ces facultés éclatantes par lesquelles de faibles humains ont produit les merveilles des