‹ L'éducation progressive ou étude du cours de la vie, Volume 1Chapitre 136 sur 144 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

BKSUMÉ ET CONCLUSION.

Ce qui manque à Thomme, c'est Pinspiration céleste, ce n'est pas la philosophie '' Vt fi( r^ ' **" bonheur. j. p. Ricbtkii.

En récapitulant ce qui précède, on trouvera qu'une nécessité inhérente à la nature des choses nous oblige à fonder l'instmction sur la base de la religion. C'est là selon nous un devoir sacré, c'est aussi une condition nécessaire de tout plan d'enseignement bien ordonné. Si le Dieu créateur de l'univers et de l'âme est le principe de toutes choses dans l'ordre réel, il l'est aussi tians l'ordre des idées. C'est à lui

qu il faut remonter si Ton veut former un tout des connaissances humaines et unir étroitement le monde physique au monde moral. Dieu, dont la volonté s'est manifestée, tantôt matériellement dans la création, tantôt spirituellement dans les lois de la conscience, tantôt pins expressément encore dans le bienfait de la révélation, Dieu est un centre pour les affections ainsi que pour les pensées humaines. ïl est Tunique foyer auquel aboutissent tous les rayons. Si cette grande idée n'est pas un point de réunion pour toutes les autres, si elle ne sert pas à les subordonner toutes, elle reste isolée, en dehors du plan, et le système de l'instruction devient par cela seul incomplet. Ce n'est plus même un système, c'est un assemblage incohérent de pièces détachées sans accord entre elles et sans unité.

Si l'on passe delà considération générale de l'instruction à celle de l'être qu'on veut instruire, le principe religieux oblige à envisager la formation de l'âme avant toutes choses. C'est une âme immortelle qu'il s'agit d'élever, ce sont des facultés immatérielles qu'on doit développer dans leurs proportions harmonieuses. Cette entreprise de l'instituteur le porte à examiner d'abord la nature des divers attributs dont l'âme a été douée, puis à apprécier, sous le rapport de leur développement, Tinfluerice générale de l'instruction et des objets particuliers de chaque étude.

Cet examen ne tarde pas à lui montrer que les facultés sont étroitement liées ensemble. Quand il prétendrait se borner à considérer l'intelligence, il trouverait bientôt que le sentiment en fait nécessairement partie, qu'il y entre comme mobile, comme objet de connaissance, même comme élément intime et inséparable, qui donne sa teinte à toute expression de la pensée. Cette vérité devient frappante dans l'application. Aussitôt que l'élève veut faire usage des dons acquis par Tinstruction, Tabsence ou la présence du sentiment se donne à connaître ; l'harmonie intérieure se révèle^ ou le froid et la sécheresse se font sentir.

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