‹ L'éducation progressive ou étude du cours de la vie, Volume 1Chapitre 2 sur 144 · III NOTICE SU» LA VIE ET LES ECRITS · texte numérisé non relu

III NOTICE SU» LA VIE ET LES ECRITS

véritable, que rinfluence invisible et toute-puissante du monde a rapidement affaiblis et usées?

L'isolement d'une province a d'autres inconvénients : communément rien n'y stimule les facultés, et les gens supérieurs s'y résignent à rêver, et finissent par entrer doucement dans le cercle des intérêts privés.

Une ville telle que Genève échappait à ces deux extrêmes; là une société restreinte n'agissait pas en souveraine, et toutefois un assez grand nombre d'hommes distingués suivaient de l'œil avec un vif intérêt la marche des idées en Europe. On y pensait librement; rien ne portait despotiquement ni à imiter ni à contredire, ce qui est une autre forme de l'imitation ; on était là sur les bords et non dans le courant du fleuve ; c'était un peuple de spectateurs et de critiques plus ou moins bienveillants.

Depuis les dernières années du dix-huitième siècle, la destinée politique de Genève s'est décidée dans des luttes au milieu desquelles elle ne pouvait prendre une part bien active. Mais, sous les régimes les plus divers, les esprits du moins gardèrent plus d'indépendance qu'ailleurs; ils restèrent toujours dans une neutralité intelligente. Genève est aux portes de l'Italie et dans le voisinage de l'Allemagne ; une foule d'étrangers s*y arrôlent et s'y plaisent dans les relations d'une société polie et éclairée ; beaucoup de Genevois, après avoir passé la première partie de leur vie dans d'autres pays, rapportent chez eux le fruit de leurs études dans les sciences, dans les lettres, ou des connaissances acquises par là pratique des affaires; s'il s'est tenté de notre temps une institution utile sur un point du monde, il se trouve toujours un citoyen de Genève qui a eu occasion d'en suivre le progrès et qui peut en rendre un compte exact ; ces lumières n'affaiblissent pas l'énergie du sentiment patriotique : les Genevois sont fiers avec raison d'appartenir à une petite nation qui a produit tant d'hommes distingués et plusieurs hommes éminents. Si voisins de la France et parlant la langue française, peut-être n'ont-ils pas une bien vive sympathie pour tout ce bruit que fait, mOms dans son re- ^pos, l'esprit toujours agité d'un peuple plus puissant. Leurs jugements sur notre pays ne sont pas quelquefois exempts

D£ MADAME INLiKKR DE SAUSSCKE. 1\

d'une hostililé un peu ombrageuse ; mais ce qui domina longtemps dans Genève, ce qui laissa partout un caractère particu- Jier, c'est le génie sévère et sensé du protestantisme : de là sans doute viennent des analogies assez frappantes avec les mœurs de l'Angleterre ; mais, quoi qu'il en soif, jamais législateur n'a laissé sur une cité une plus forte empreinte que n'a fait Calvin sur Genève. Il a donné à ses citoyens la gravité des mœui*s, la réseiTe des manières, une raison sobre et défiante; ces traits n'ont pu, être effacés par les révolutions d'idées. Vainement la philosophie du dix-huitième siècle a, dit-on, pénétré dans la masse de la population ; vainement Ferney fut longtemps à l'horizon comme un brillant météore; le regard sévère de Calvin semble contenir encore la ville, et arrêter partout la témérité du langage et la licence de la vie.

Vers l'époque où madame Necker entra dans le monde, Genève voyait s'élever une génération d'hommes remarquables dont beaucoup ont acquis depuis, même hors de leur pays, une juste renommée : parmi eux, M. de Candolle devait bientôt mettre son nom. à côté des noms les plus illustres dans l'ordre des sciences naturelles ; M. Pictet jetait sur l'exposition des lois les plus compliquées de la. physique une clarté vive et pure comme le bon sens; M. de Châteauvieux, l'auteur des Lettres sur Vllalie, examinait la société avec un sens exquis, et les événements du monde politique avec un jugement profond, ^esprit modeste et brillant qui unissait le sang froid et la raison tranquille d'un philosophe au tour d'imagination le plus heureux, et qui, dans la vie politique comme dans la vie privée, fut animé seulement de passions bienveillantes ; M. Dumont dont les écrits ont reproduit les idées de Bentham, en leur prêtant plus de force et d'enchaînement, consacrait, par une singularité piquante, aux arides systèmes de l'utilité une âme désintéressée et uniquement préoccupée du bien public ; et telle est la force des sentiments généreux, qu'emprisonnés dans cette doctrine étroite, ils ont porté de bons fruits, et que M. Dumont est un des hommes dont l'influence a été le plus salutaire à Genève ; M. Prévost, à la fois passionné pour les sciences physiques et peur la philosophie, découvrait les lois du calorique rayonnant et popularisait la philosophie écossaise par d'excellentes tra-

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ductions de ses meilleurs écrivains : il défendait avec force et mesure l'indépendance de la raison, tandis que M. CeUérier, dans la chaire, enseignait la morale avec l'autorité sévère et persuasive de l'Évangile ; M. de Sismondi commençait ses longs travaux où il mit une profonde érudition au service d'une philosophie sérieusement appliquée au bonheur de Tespèce humaine ; il a raconté avec une tristesse éloquente les vicissitudes de la liberté italienne, et la France lui doit le tableau le plus vaste et le plus complet de sesannales : littérature, histoire, philosophie, économie politique, sa pensée sans repos a cherché partout de nouvelles routes, et s'il s'est parfois égaré dans I ses études sur les institutions politiques, c'est pour n'avoir ! pu se résigner pour les hommes à la dure loi qui les condamne 1 à souffrir; un patricien bernois, M. de Bonstellen, prenait aussi place dans celte société : enthousiaste, érudit, novateur, écrivain brillant et ingénieux, sans souci de sa réputation littéraire, avec la négligence et la vivacité impétueuse d'un enfant, il prodiguait les pensées fines et semblait guidé par d'heureuses iniages dans le champ désert des abstractions. Le voisinage de Coppet contribuait àauimer ces esprits d'élite, et la flamme de l'intelligence, l'ardeur des pensées généreuses, y donnaient à tous une impulsion nouvelle.

C'est dans cette société que s'écoula la vie de madame Necker. Bile n'eut point d'efTorts à faire, il ne fallut rien négliger des soins de la vie de famille, qui, à ses yeux, passaient avant tout, pour se trouver vite à la place qui lui appartenait : il n'était guère possible qu'elle ne fixât pas promptement l'attention par cet esprit ferme et étendu qui cherchait sans cesse, dans tous^ les ordres d'idées, le grand jour, la liaison rigoureuse, le point de vue le plus élevé. Souvent, dans la conversation des femmes les plus spirituelles, la vivacité des images et des sentiments couvre comme d'un voile brillant des notions un peu confuses; beaucoup de savoir et une rare puissante de méditation donnaient plus d'autorité à l'entretien de madame Necker; ses facultés avaient un degré de force et d'élasticité peu communes, et elle les pouvait porter rapidement d'un sujet à un autre; elle mettait dans les discussions une sorte de passion sérieuse, exempte de toute aigreur, qui excitait fortement l'intérêt : on

DE MiDAME I<I£CKER DE SAUSSURE. Il

aurait pu trouver peut-ôtre quelque èhoso de trop soutenu dans la fermeté élégante de son discours, si des saillies d'une gaieté aimable n'eussent traversé la suilte de ses idées. Des traits nobles et graves, un regard pénétrant, mais d'une doucout* trèsgrande, allaient bien à cette nature forte et sérieuse. On se sentait bientôt à Taise auprès d'elle, à voir l'extrétne intérêt que les pensées des- autres et leurs impressions lui inspiraient : si, pendant qu'on causait autour d'elle, elle tombait tout à coup dans la rêverie, c'est qu'un mot dit en passant l'avait saisie, et elle sortait de cette apparente distraction en étendant et fécondant ce qui avait passé inaperçu; c'est un grand charme que la curiosité bienveillante pour les idées d'autrui ; elle excite à penser, et c'est par là seulement que la conversation devient réellement un plaisir. Madame Necker cherchait à se mettre en accord avec les autres, à nouf^r tous les fils épars, pour ainfli dire, à concilier tout dans la vérité ; cependant cette disposition était balancée par une indomptable franchise ; dès que, de près ou de loin, les questions prenaient à ses yeux une impOTtance morale, aucune puissance humaine ne l'eût empêchée de soutenir ce qu'elle croyait ; mais, à travers cette véhémence, les sentiments bienveillants restaient inébranlables, et nulle amertume contre les personnes ne se mêlait à cet entraînement pour la vérité.

Un esprit si animé peut rendre la société et le mouvement de la conversation de plus en plus nécessaires, ou, au contraire, faire recourir souvent à la solitude. La passion de convaincre, d'agir, de faire triompher ses opinions, peut retenir dans le monde les esprits les plus sérieux et leur faire enfin un besoin de son agitation. Mais si l'âme n'a pas cette impulsion puissante et continue qui maintient l'harmonie au dedans en dépit de tout, il faut s'éloigner de temps en temps pour se reprendre, et, si l'on peut dire,. pour remettre l'ordre en soi. Madame Necker n'était certes pas sceptique, mais, en s'animant dans la discussion, son intelligence prompte et hardie lui suscitait une foule de questions à quoi elle ne savait d'abord que répondre : c'était même un contraste singulier que de voir par moments la force de ses convictions aux prises avec les objections que la sincérité énergique de son esprit lui faisait apparaître, et qu'elle

X!l KOTICB SUE LA VIE ET LES ÉCRITS

exprimait comme le reste, parce qu'elle était vraie avant tout ; un peu de solitude la remettait à Taise avec elle-même; mais il lui fallait tout ce qui maintient l'esprit en repos, en assurant à la fois chaque partie de l'éditîce des croyances, les longues chaînes d'idées, les contemplations tranquilles qui laissent Teau se calmer et l'image de la vérité s'y reproduire tout entière; sous ce rapport, Je spectacle de la nature lui fut toujours un puissant secours, et cette sagesse et cette grandeur, qu'aucune langue ne saurait traduire, semblaient par un secret accord calmer sa pensée un moment inquiète.

C'est surtout dans ses méditations solitaires que se forma chez elle une philosophie vraiment religieuse qui s'unit de plus en plus intimement, chaque année de sa vie, à la mystérieuse I simplicité du ehristianisme. Elle était bien éloignée de cette disposition à peu près générale en nos jouw, qui se fait comme un jeu de l'exercice de l'intelligence et la porte nonchalamment, avec témérité et indifférence, sur les plus terribles questions, sur les problèmes où tout l'avenir de chacun est engagé. Qu'il s'agît de haute philosophie ou de religion, elle y pensait comme I à sa propre affaire, et le rapport de toutes choses à la destinée ) humaine la frappait et l'occupait avant tout. En effet, il est une façon leste de chercher le vrai pour lui-même, comme on dit aujourd'hui, c'est-à-dire sans se soucier des résultats, qui égare plus qu'elle ne sert; car ici une apparente liberté conduit à des folies. Non, la soif de la vérité n'est pas cette recherche inuVÂ^ solente qui se dépouille de tout intérêt humain I peut-être môme n'y a-t-il d'autre guide pour trouver la vérité que le désir et le besoin de s'y soumettre. Si Tàme n'est point inquiète du résultat, Tintelligence ne procède point avec rigueur ; celuilà travaille ou trop mollement ou trop hardiment qui ne travaille point pour soi; aussi trouvez-vous toujours quelque chose I d'inconsistant dans les théories purement spéculatives sur la destination de l'homme et sur les problèmes qui s'y raltachent. Dans ces efforts, la pensée n'a point de centre, et rien n'est réguhôrement ordonné : on erre sur la foi d'une métaphysique a orgueilleuse et incertaine ; la pierre de touche de la vérité est I dans les profondeurs^ d'une volonté droite ; sans les lumières de l'esprit cette volonté peut errer, mais sans cette volonté l'esprit

DE MADAME KECKER DE SAUSSURE. XHl

s'égare dans les questions en apparence les plus éloignées de la morale pcatique. La résolution de vivre selon la règle et de se )<.^v4" conformer aux lois divines prépare à les découvrir. Il faut «e garder de prendre sous ce rapport l'indifférence pour le détachement : parle détachement on devient une pièce intelligente de l'ordre général ; la curiosité frivole, au contraire, sous prétexte de désintéressement, erre à Taventure sur une mer infinie, et c'est alors qu'il apparaît clairement que, pour trouver le j vrai,' il faut chercher le bien.

Madame Necker perdit M. de Saussure en 1798. —Cet homi^ic d'une intelligence si vive et si énergique s'était affaissé avant le temps sous le poids des fatigues et des travaux. Dans la douleur où cette mort plongea sa fille, après plusieurs années passées à suivre trislemQnt le déclin de grandes. facultés, elle avait besoin de retremper ses forces : elle trouva dans madame de Staël, qui était sa parente, tous les soins de l'amitié la plus in- :^ génieuse à la relever de son abattement. C'est dans ces pénibles circonstances que devint plus intime encore ce commerce affectueux d'esprits supérieurs, bienveillants, passionnés pour le bien, qui, après la mort de madame de Staël, fut renoué par ses enfants, et que les coups répétés de la mort ont pu seuls interrompre.

Dans les années de la jeunesse de madame^ de Staël et de madame Necker, les entretiens de ces deux personnes si dignes de s'entendre avaient un degré de vivacité et d'intérêt que rien ne peut rendre aujourd'hui. Alors il semblait que tout ce qu'on imaginait de bien et de beau dût bientôt se réaliser sous le .souffle de l'esprit : les tristes suites d'une grande révolution n'avaient pas encore montré comment échouent les plus nobles desseins, comment se brisent les volontés les plus droites et les plus courageuses. Dans l'intimité de la confiance, ces deux ' jeunes femmes agitaient les plus grands sujets qui puissent occuper Tintelligence. Les idées qui devaient étie un jour Corinne et V Allemagne, les trésors de pensées et de sentiments, la féerie de l'imagination, jetaient leur éclat sur ces causeries familières. Madame de Staël revenait sans cesse auprès de sa jeune cousine; elle se plaisait à cet échange de ^ues qui calmait et dirigeait l'ardeur inquiète de ses pensées. C'était sans

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doute un spectacle altachant que ces deux belles intelligences à l'entrée de ia vie, regardant vers l'avenir, l'une déjà paisible et recueillie, l'autre prête à prendre l'essor vei» les régions d'où vient l'orage et la lunaière et la gloire.

Nitidos cduverg^it ad ortus.

Une triste infirmité commença h repousser pas à pas madame Necker dans l'isolement : elle fut atteinte d'une surdité qui s'accrut progressivement, et finit par la priver de presque tous les agréments qu'elle trouvait dans ses relations ; ce j&it pour elle une cruelle souffrance. Rien ne remplace ces mille nuances qui se succèdent rapidement dans une conversation spirituelle et qui forment comme un tableau animé par leur rapprochement : se faire redire les idées, môme les expressioifô, ne rend

, rien, pas plus que les notes successives d'un air reproduites à de longues distances ne ressemblent à cet air. Son état, qui devint chaque jour plus grave, amena d'abord une grande mélancolie, et toute sa force morale ne put que lui garder beaucoup de douceur contre une si pénible épreuve. Elle suivait d'un regard attristé le mouvement de la conversation qui lui échappait ; néanmoins à la longue, dans les maux qui ne froissent pas directement le cœur, on trouve des ressources cachées qu'on s'étonne de n'avoir pas soupçonnées auparavant. Quand la retraite devint une nécessité pour elle, elle n'en sentit d'abord que la tristesse, mais elle ne resta pas longtemps sans se mettre à l'œuvre et se créer des travaux analogues à sa situa-

] tion ; car ce fut un des traits de son caractère de n'avoir ja-

f mais voulu souffrir, par faiblesse de volonté, plus qu'il n'était

l nécessaire.

Presque' tous ses travaux littéraires ont été suggérés par le besoin de lutter contre quelque chagrin, de détourner sa pensée de quelque triste perspective ; elle a exposé dans son livre sur l'éducation beaucoup de vues pratiques sur la direction volontaire des idées et sur l'influence morale qu'on en peut attendre. Quelques-uns des chapitres de ce livre sont une sorte ^ d' hygiène intellectuelle finement étudiée. tUe croyait fermement à l'efficacité de ce travail, et chercha toujours à en tirer

D£ MADAME NECK€K PE SACSSC&E. XT

un secoure pour elle-même. Quand elle n'eût rien dû publier, elle n'en eût pas moins composé des livres ; la composilion d'un livre était pour elle comme le choix d'un lieu élevé où elle cherchait à se distraire de ses peines en méditant sur des sujets d'une application générale. Elle écrivait pour atteindre au calme que donne la réflexion, quand elle s'associe aux lois de f la Providence, et qu'elle en recherche l'enchaînement; à ce» hauteurs les souffrances personnelles perdent leur âpreté, et elles apparaissent aussi comme une partie nécessaire de l'ordre bienveillant qui régit le monde.

Mais ne se sentant pas à cette époque l'énergie suffisante pour guider le mouvement de soh propre esprit, elle s'imposa d'abord une tûche fort modeste, et s'appliqua à une simple traduction. Elle conseillait volontiers ce genre de travail comme assorti à certaines dispositions où l'on recherche une distraction forcée, quand la lecture laisse errer l'inlelligence et que l'on ne saurait faire un effort assez résolu sur soi-ihôme pour s'imposer un ordre d'idées. En traduisant, on suit son auteur; il faut, bon gré mal gré, y donner une partie de son attention, et cette pe- \ tite lutte ne tarde pas à rallier les facultés et à leur rendre une I impulsion plus régulière.

Madame Necker, ainsi que nous l'avons dit, s'était familiarisée de bonne heure avec la langue allemande; elle choisit le livre de M. W. Schlegel sur la littérature dramatique ; M. Schlegel, juge excellent de la supériorité, se faisait scrupule de laisser un esprit original s'arrêter à traduire. Malgré ses réclamations trôs-désintéressées, l'entreprise fut mise à fin. Nous devons à madame Necker d'avoir connu de bonne heure en France un ouvrage où, pour la première fois, la critique se montrait féconde et animée comme une muse nouvelle, où l'érudition et l'analyse avaient tous les prestiges de l'imagination. La France fut plus juste pour le livre de M. Scblegel que lui-môme ne l'avait été pour plusieurs de nos grands écrivains. Peut-être même M. Schlegel dojt-il se reprocher un peu aujourd'hui d'avoir trop effacé à nos yeux les nuances délicates de l'art français en nous éblouiiisanl, dans sa poétique nouvelle, de cecéseau brillant, habilement tissu du triple éclat de Sophocle, de Shakspeare et ' de Caldéron. Madame Necker, dans une introduction, jugea sur [

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