INFLUENCE DU SENTIMENT RELIGIEUX SUR LA VOLONTÉ
Le sectimeot de la faiblesse humaine, soutenue par un secours céleste, fait le caractère propre du chrétien. CiLLaniKn.
En relevant quelques torts de Téducation, je suis loin, bien loin sans doute, d'attribuer au manque de soin les diverses imperfections de la volonté. Le mal est trop profond pour que nous puissions y porter remède.
Ce n'est pas dans le domaine de la moralité seulement que le vice inhérent à cette faculté se manifeste. On le retrouve partout et jusque dans la direction de nos intérêts les plus personnels. Quel est l'homme qui, dans le gouvernement de sa santé, de sa fortune, de sa maison, de sa famille enfin^ ne s'accuse jamais de négligence? Ce ne sera sûrement pas le plus clairvoyant et le plus vrai. D'où vient que ce reproche est presque toujours bien fondé? Pourquoi, dans les suppositions les plus favorables, quand notre jugement n'est pas dans l'erreur, quand notre sentiment parle très-haut, comme lorsqu'il s'agit de nos enfants et de nous-mêmes, pourquoi sommes*nous continuellement sujets à des accès d* apathie, ou de quelque mal moral plus grave encore?
Il faut en convenir, un désordre secret, une source d'irrégularité cachée, s'atlachent à l'exercice de la volonté. On croit mieux faire de nier cette vérité; on exalte notre pouvoir