LA NAISSANCE ET LES PREMIERS MOIS
L'homme n'a reçu de la nature que des mat4^ riàux, mais la simplicilé de son origine se perd dans la majesté de son histoire, la pauvreté de ses éléments dans la magnificence de ses œuvres.
RlTABOL.
Laflltissance-el la mort ont beau elre dans le cours de la natiirej ces événements ne cessent point de nous étontèr. Ils confondent toujours la pensée et la portent sur les bords d'un ordre de choses mystérieux. Cette arrivie et ce départ nous parlent de deux mondes inconnus qu'ils semblent rap^ocher du nôtre.
<Toutefois, la part que nous prenons à ces événements.est bien différente ; nous nous associons avec le mourant ; nous souffrons, nous tremblons avec celui dont nous devons un jour partager la destinée,* .tandis que Tenfant nous est iien pl^ étranger. Son aspect peut nous attendrir, mais nous j^ nous mettons point à sa place. Les rapports que nous avons^ eus arec lui app^tiennent à un temps reculé qui a cessé de nous intéresser.
£5e qui n'a rien à faire avec nos craintes et nos espé^n^^es reSle toujours peu d<> cboséf pour nous.
Aussi tous les.peuples se son^ils occupés de l'état des âm^pf j.*i|prQ6 la mort, e4 ont fort peu *ngé à ce qu'elles étaient avant la vie. Dans la métempsycose même, l'iinagination ne s'est pas misft en grands frais sous ce rapport, car elle n'a fait que reporter en arrière dans le passé les changements de forme qu%Ilc se figurât dans, ra>^r. A la ^[Hé, Herder nous dit que, selon fes anctenspeuplesde l'Orient, IfÇ.âmes de ceux qui n'étaient pas encore nés habitaient au céWlte de la terre