‹ L'Education Publique et La Vie NationaleChapitre 11 sur 62 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

tude d'esprits A la vie élémentaire de l’intelligence; mais il a fait, et chaque jour il fait mieux : i] a suscité des forces personnelles en grand nombre; mieux encore il est eri train de créer, pour discipliner ces forces, un commencement de tradition morale et rationnelle et de bons préjugés, je veux dire d’habitudes d’esprit et de sentiment. Ilest vrai que ce n’est qu'un commencement sujet a bien des oscillations; les résultats sont de ceux qui se dérobent aux chiffres grossiers de la statistique; et, d’ailleurs, il est puéril d’attendre qu’une geuvre si nouvelle, et de cette nature, s’accomplisse en quelques années.

Que manque-t-il cependant 4 ce credo contemporain, sur lequel repose en fait notre vie spirituelle, privée ou publique, et qui, observé en chacun de ses éléments, contient une grande vertu? I] lui manque sans doute ce qui en ferait une doctrine : a savoir un principe central ou supérieur, qui par sa seule présence imprime force et ordre 4 tous les autres, assignant a chacun son rang; un principe ot ]’Ame entiére s’appuie et s’attache, au lieu de se prendre successivement a des idées diverses, plus ou moins disparates entre elles. Tous ces traits de notre idéal sont vrais; ils sont bien de lhomme,; mais ils flottent sans noyau d'agrégation, iantot naturalistes, tantdt stoiciens, plus souvent utilitaires; quelquefois chrétiers. Nous savons a peu prés de quoiest fait ou doit se faire le type de l'homme véritable qu'il faut proposer 4 nos enfants, a nos éléves : mais qu’est-il en son dernier fond? Fils de la terre ou Fils du

‘el? Membre de la cité sociale seulement, ou de la cité

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