HISTOIRE
Je ne dirai que deux mots sur cet enseignement. On insiste partout, et avec raison, pour que les maftres exposent eux-mémes d’avance la legon; toutefois il convient, ce me semble, de mitiger cette exigence gt de s’en tenir au possible. Le possible, dans la plupart des cas, c’est que linstituteur lise le texte du livre de classe (Lavisse, Grégoire, Foncin, Ducoudray, Magin, Brouard ou tout autre) et qu'il ajoute, viva voce, des explications préparées avant la classe. Cela dit, j’ajoute que les résultats sont encore peu satisfaisants, au moins chez le trés grand nombre des éléves; ils le seraient, je crois, davantage si l’on avait soin de récapituler souvent et d’apprendre par cceur un bref résumé. Il ne faut pas que la réaction contre l’abus de la mémoire aillé jusqu’a nous priver de l’usage de cette précieuse faculté. Il ne serait pas non plus inutile que le maitre composat lui-méme deux tableaux chronologiques, trés succincts : lun de 25 ou 30 dates et faits principaux, A rusage de la 4'¢ classe; l’autre de 10 ou 42 dates et faits pour la 2° division, qu’il aurait soin d’écrire en gros caracteres et de placarder au mur sous les yeux de tous. Ces tableaux, auxquels on adresscrait chaque jour les éléves, une fois bien gravés dans la mémoire, leur fourniraient des points de repére pour s’orienter dans leurs lectures et des cadres précis pour y emmagasiner les faits dans un ordre suffisant.