DE LA PROPRETE ET DE L’EXACTITUDE
« Les enfants viennent généralement en classe trés propres; un essuie-mains et une fontaine sont mis 4 leur disposition au cas ov ils se saliraient pendant les récréations.» (M. Guéraut.)
« Les cabinets sont tenus avec une propreté parfaite, le parquet est ciré tous les jours. » (Scour Thérése.)
« Pendant ces derniers froids, quelques enfants arrivaient en classe le bout des doigts propre, mais non les bras. Ils ont eu la honte de se laver sous les yeux de leurs camarades. Depuis ce temps, ils sont toujours propres. » (M. Guimont.)
« J’ai fait des lecons sur la propreté : j’écrivais le matin, avant la rentrée, sur le tableau, des phrases comme celles-ci : « Ne jetez pas de papier 4 terre. Il faut que les « cheveux soient coupés court. Sera puni celui qui salirales « cabinets.... » Je donnais des explications, ]’effet s’en est vite fait sentir. » (M. Bourdaloué.)
« J'ai bien rencontré quelques difficultés, mais j’ai tenu bon, la lutte n’a pas été de longue durée, car les familles les plus récalcitrantes finissent par s’apercevoir que je ne veux que le bien des enfants. » (M. Poupat.)
« La propreté de la classe agit sur l’esprit de mes éléves,
et les incite & se rendre 4 |’école propres et bien vétues, mais le meilleur stimulant, la legon la plus efficace et la plus vivante, c’est l’exemple que nous leur donnons nousmémes. >» (Mlle Morin.)
« En vue d’assurer la propreté de l’école, je viens d’assigner aux plus grands, comme cela se pratique a I’école normale, l’objet qu’il sera chargé d’entretenir. » (M. Rochon.)
« J'ai appris que plusieurs de nos petites éléves refusaient de venir en classe avec un tablier malpropre et que la botte de cirage, rangée d’habitude dans leurs maisons pour ne servir que le dimanche, était sortie chaque soir a la veillée. » (Mlle Daudon.)
« Maintenant le pli est pris : les enfants font leur toilette avant de se rendre en classe. » (Mlle Charles.)
«Je dois déclarer sans fausse modestie que les enfants de 1894 ne ressemblent pas aux enfants de 1888. » Mile Bureau.)
« Depuis qu’ils aiment la propreté, ils veulent la voir partout : la tenue de la classe est l’objet de leurs soins les plus assidus. » (M. Abadie.)
« Tout ici respire l’ordre et la propreté : cet ordre me fait prendre godt au travail, car j’aime 4 exercer dans un milieu propre et bien rangé. » (M. Aupetit.)
« L’aspect de la classe a changé: les éléves, ayant procédé eux-mémes aux nettoyages, apportent plus d’attention & la propreté des cases, des livres et des cahiers. » (M. Giraud.)
« Les pieds et les cétés des tables ont été non seulement lavés 4 la potasse, mais encore grattés avec du verre et cirés. Le mobilier de I’école paraft tout neuf 4 présent. » (Mme Giraud.)
« Cirer sa chaussure tous les matins a'd’abord paru difficile, mais peu A peu — l’exemple est contagieux — chacune a voulu étre aussi propre que sa voisine, et c’est un plaisir de voir ces petits sabots bien reluisants. » (Mme Courtade.)
« J'ai obtenu de la commune qu’une demi-douzainc d’essuie-mains soient achetés et mis a la disposition des
‘afants. » (M. Echard.)
« Maintenant, quand Ja cloche sonne, je suis 4 peu prés sire que toutes mes éléves sont 14: il n’y a plus de retardataires dans ma classe. » (Mlle Carré.)
« La pendule ne marchait pas faute d’étre remontée; aujourd’hui elle régle tous nos mouvements. L’on ne sonnait pas la cloche: c’était pour les éléves paresseux une sorte d’excuse quand ils arrivaient en retard. » (M. Paris.}