DE LA POLITESSE
«A la fin d’un exercice, je suis remerciée pour la peine que j’ai prise; elles s’inclinent et s’excusent en passant devant moi. » (Mlle Daudon.)
<li faut vous dire que je ne regois rien d’un éléve pen: dant la classe sans lui dire : merci. » (M. Lejeune.)
« Si un éléve a besoin de quelque objet, il ne l’obtient que s'il s’exprime ainsi : « Monsieur, voulez-vous, s’il vous «plait, me donner ce cahier, ce livre.... » Il en prend l’habitude et le fait tout naturellement. » (M. Guimont.)
«Je rencontre bien des difficultés : on dirait que ces pauvres enfants ont honte de bien faire. » (Sceur Louise Ménard.)
« Maintenant que je recueille les fruits de mes efforts, je ne regrette rien. Je me trouve suffisamment dédommagée de ma peine par les gentilles maniéres de mes éléves. » (Mile Carré.)
« Elles évitent de se moquer les unes des autres et elles tachent de ne pas oublier de dire « merci » 4 la compagne qui préte sa balle, sa corde, son couteau. » (Mme Courtade.)
« Les progrés sont visibles en classe; il est difficile de faire conserver ces habitudes au dehors de 1]’école. Je montrerai A mes éléves que si les sots rient de les voir se tenir et parler convenablement, les personnes sensées trouveront toujours bien leur maniére d’agir et les en estimeront davantage. » (Mme Courtade.)
<« Jai appris qu’un enfant qui s’était moqué d’un infirme avait été blamé par ses camarades. » (M. Bourct.)
« Lorsqu’elles me rencontrent dans la rue, elles viennent
me saluer : auparavant, elles se cachaient 4 mon approche. » (Mme Blavier.)
« Je tiens 4 ce’ que leurs réponses soient faites d’une voix claire et distincte et d’une maniére polie. » (M. Garnier.)
« En font-ils autant dans Ja famille? cela est douteux; une fausse honte les retient. » (M. Auchére.)
« En ce qui me concerne, je parle avec douceur a mes éléves; cependant, j’ai encore quelques-uns de ces mouvements brusques que vous combattez et que je m’efforce de réprimer....
« Je suis avec elles constamment, méme pendant les récréations, et j’exige que leurs conversations soient convenables, qu’elles emploient des termes polis. » (Mlle Julien.)