‹ L'Education Publique et La Vie NationaleChapitre 5 sur 62 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

samment appcl, dans l’ordre spiritucl comme dans ordre temporel, dans la discipline morale et dans les études, au libre et sérieux examen, 4 la raison et ala conscience souveraines, a la responsabilité personnelle. Telle est Pinspiration supérieure des réformes scolaires; c'est le principe régulateur que les /nstructions officielles, el & leur suite nos modestes articles, ont appliqué a toutes les parties de l’enseignement.

On le trouvera exposé particuliérement dans les morceaux qui touchent a l'éducation morale. Loin d'avoir a rougir, encore moins a se repentir d’avoir osé introduire dans l’école l’enseignement moral, la République doit sen appkaudir et s’en féliciter comme d’un grand devoir entrepris, qui était et qui reste encore le premier, le plus urgent, le plus inévitable des devoirs. Le suffrage universel, une fois établi, commandait l’instruction primaire universelle; et l’universalité de instruction commandait impérieusement l’universalité d’un enseignement régulier et laique de la morale. La religion n’avait rien a y perdre, si méme elle n’avait a y gagner en sérieux, en profondeur, en réalité pratique. Je me trompe; la religion, je dis la religion positive, constituée, n’y pouvait perdre que dans la mesure ow, au lieu d’étre vraiment religieuse, elle serait simplement ecclésiastique; ot pétrifiée dans ses formules, ses rites, ses pratiques, son histoire surnaturelle, elle serait incapable de s’adapter a un nouvel état de culture intellectuelle et d’activité sociale. C’est aujourd’hui un lieu commun de polémique d’expliquer ]’accroissement de la criminalité, et en géne,

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