‹ L'Education Publique et La Vie NationaleChapitre 6 sur 62 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

ral du désordre moral, par la suppression de linstruc- ‘tion religicuse a l’école. Ceux qui développent ce théme se font de singuliéres illusions sur l’efficacité morale de l'enseignement gui se donnait autrefois par les soins de linstituteur. S’ils étaient mieux informés, ils sauraient que les textes du catéchisme, déja si peu accessibles ou assimilables 4 l'intelligence en maintes de leurs parties, étaient l'objet d'une simple récitation selon la lettre, sans explication du fond, par conséquent aussi disparates que possible avec l’esprit général de l’enseignement, le mattre étant réduit au rdle de répétiteur mécanique, et a ce seul titre, d'auxiliaire du curé.

On parle souyent de l’esprit sectaire qui aurait dicté la loiet les programmes de laicité. II] faudrait une fois s’entendre la-dessus. I] y a de ces mots en France qui font une rapide fortune a la faveur des préjugés régnants et de ignorance générale, et qui tiennent lieu de preuves. On affecte de confondre l'esprit laique et l’esprit sectaire, comme si l'esprit laique, c’est-a-dire l’esprit de raison, l’esprit de tout le monde, celui dela société générale, celui des traditions historiques de tout ordre, bref Je libre esprit humain ou national, et non pas celui d'une église ou d’une école fermée, n'était pas, en son principe essentiel, l’opposé méme de I'esprit de secte et de systéme, aussi ouvert A la pensée religieuse qu’a la pensée séculiére. Sur quel fondement V’Etat, pressé par des nécessités aussi évidentes que le soleil, pouvait-i) édifier une éducation nationale, sinon sur des programmes laiqgues, ou ne figureraient que des matiéres ressortissant

“> seule raison, entendue au sens le plus large, c’est-

re & l'intelligence, a la conscience, au ceeur, éclairés

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