INTRODUCTION. XII
par l'histoire; et d’ott par conséquent seraient exclus les enseignements d’église, de confession particuliére, qul ressortissent a l’autorité, a la foi? Et a quel personnel de maitres aurait-il confié le soin de cette éducation, sinon 4 des maitres et 4 des mattresses laiques, mélés au si¢cle, libres d’engagements confessionnels, et ne reconnaissant d’autres supérieurs scolaires que les inspecleurs de Etat? Par quelle étrange méprise une partie des classes qui se vantent d’étre éclairées a-t-elle pu voir une intention jacobine ou positiviste, je ne dis pas dans les mesures intolérantes de tels conseils municipaux clairsemés, mais dans la loi méme, laquelle n’excluait de l’école publique aucun de nos fils, aucune de nos filles, ni les catholiques en immense majorité, ni les protestants, les israélites, les libres penseurs, 4 la seule condition d’étre les serviteurs de I’Etat, d’enseigner selon la raison les choses ou la raison est compétente, en sabstenant d’enseigner selon l’autorité des choses ou la raison n'atteint point? :
Cette entreprise n'était pas seulement légitime; elle était nécessaire dans un pays comme le nétre, ou l'Eglise a toujours affiché et trop souvent exercé le droit au monopole et au contréle souverain de |’enseignement moral. Si elle se fat montrée moins hostile a nos institutions, plus disposée a la tolérance et aux transactions sociales, il et été possible d’ouvrir 4 ses ministres les portes de l’école pour. y donner l’enseignement confessionnel a leurs fidéles; mais dans ces conditions mémes la société laique aurait manqué 4 son devoir, elle se serait dépouillée de son droit essentiel, si elle edt renoncé a enseigner, elle aussi, la morale, 4 sa maniére, selon son esprit et ses méthodes générales, en vue des