‹ L'Education Publique et La Vie NationaleChapitre 9 sur 62 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

gnation, le recueillement habituel, opposé a la dispersion de lame et de la vie, le goat du silence opposé au gaspillage ordinaire de la pensée et de la parole, la charité sincére envers le prochain, fruit de lhumilité et de l'exacte connaissance de soi, le controle vigilant de sa vie intérieure, et en général le juste prix attribué a cette vie invisible, d’ou celle qui se voit s’écoule incessamment en paroles et en actes, mais dont le secret échappe aux autres et nous échappe le plus souvent & nous-mémes.,... tous ces traits sont, il faut bien en convenir, singuliérement oblitérés dans l'image idéale qui marche, telle qu'autrefois la nuée de feu, au-devant de la société présente. Mais si cette image est actuellement appauvrie, a notre grand détriment domestique et social, elle a pourtant retenu ou s’est approprié, par un travail d’assimilation originale, nombre de traits précieux, empruntés a lidéal chrétien, a Vidéal antique, et a la philosophie du dernier siécle, qui composent une sorte de credo tacitement adopté de tous. Telle la justice ou l'idée du droit, qui s'est étendue, avec celle du devoir social, en des directions nouvelles; la dignité de la personne en tout homme, vrai fondement de la démocratie et des institutions libres, d’ot découle le respéct de soi et d'autrui, de la femme et de l'enfant; l’idée des lois naturelles, qui nous régissent et nous imposent la dure condition de l’effort, de la peine, de la persévérance, dans la morale comme en tout, dans la réforme de nousmémes comme dans la réforme des choses, et en particulier dans celle de l'état social; Vidée de la destinée morale de l'homme, et du haut prix qu'elle confére a la vie séculiére présente, et a ses activités diverses, famille, Etat, science, art, industrie; l'idée que homme b

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