‹ L'éducation rationnelle de la volontéChapitre 13 sur 60 · Revue de l'Hypnotisme · texte numérisé non relu

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3. Notons encore un article de M. Blecli. ( Revue de l'Hypn., 1897), qui signale divers travaux parus en Amérique sur la question.

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cependant; mais pour la retrouver, il faut savoir la dégager de certaines pratiques extra-scientifiques, dont beaucoup d’esprits se contentent de sourire, sans se demander si, derrière elles, ne se cache pas la vérité, qui, même en pareil cas. icste bonne à connaître. Les magnétiseurs, ces suggestionneurs sans le savoir, avaient, de longue date, remarque que nous pouvons agir sur nousmêmes comme sur autrui, et par les mêmes procédés. Ce pouvoir, ils l’avaient désigné sous le nom d automagnétisme. Voici, par exemple, ce que nous lisons dans un Manuel de magnétisme de Crémieux : « Nous pouvons nous magnétiser nous-mêmes d’une manière efficace, dans le cas de douleurs locales, de petits accès de fièvre, après une trop grande tension d’esprit. Dans les cas graves, la magnétisation faite par une autre personne vaut beaucoup mieux, mais l’aulomagnétisation peut rendre bien des services. » L’automagnétisme n’est, en somme, que l’autosuggestion matérialisée par certaines manœuvres ou passes magnétiques.

Sur ce terrain des faits, la plus éclatante démonstration de la puissance que peut nous donner un exercice assidu, a été fournie, dès l’antiquité, par l’Ecole stoïcienne. Les enseignements

de Zenon furent une admirable école où se développeront lentement des volontés calmes et fortes. Où l’on se trompe, c’est lorsqu’on se représente les stoïciens se raidissant, pour ainsi dire, dans une lutte perpétuelle contre la souffrance physique et morale. En réalité, en apprenant à mépriser la douleur, ils lui retiraient ses conditions d’existence. Une douleur qu’on se refuse à percevoir se tarit dans sa source, et disparaît d’elle-même.

De nos jours on ne s’occupe plus guère de former des caractères; mais il suffit de jeter les yeux autour de nous pour nous rendre compte de ce que peut sur l’organisme un moral plus ou moins solidement trempé. Chez les sujets craintifs, peureux, en état de moindre résistance, ceux-là mêmes qui ont surtout besoin d’apprendre à vouloir, la moindre secousse ébranle profondément le système nerveux; la plus légère indisposition est pénible, traînante, suivie d’un état persistant de langueur et d’atonie de tout l’être. D’autres, au contraire, sont armés d'une sorte de volonté constante de se rendre inaccessibles au mal, et il semble bien que par là ils lui donnent en effet moins de prise ; même les affections aiguës sont plus bénignes chez eux ; la durée

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en est moins longue, laconvalescence plus rapide. Survient-il une épidémie ? Elle frappe moins souvent et moins gravement ceux-ci, tandis que chez ceux-là la crainte de la maladie ouvre la porte à la maladie elle-meme. Parmi ces heureux privilégiés, les uns tirent leur immunité relative de « l’égoïsme raisonné où ils se complaisent et qui éloigne de l’esprit tout ce qui peut l’affecter. Leur idée fixe est de ne s’émouvoir de rien, et ce qu’ils désirent, ils se le donnent ainsi1 ». D’autres, grands travailleurs, trouvent dans leurs occupations de chaque jour un dérivatif puissant. « Si je n’avais eu mes soucis d’affaires, me disait une personne qui avait eu de dures épreuves à suhir, et n’en avait été que modérément ébranlée, je me serais certainement rendu beaucoup plus malade. » D’autres encore trouvent leur garantie et leur soutien dans la contemplation d’une idée noble et sereine, religion, charité, poursuite désintéressée de la vérité scientifique.

Au-dessous de ces types bien tranchés se rangent nombre de faits de la vie courante, au moins aussi instructifs, car ils nous montrent apparaissant, par intervalles, chez presque tous, la cons-

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