Liébcault, Thérapeutique suggestive
l’éducation
C en est assez, semble-t-il, pour faire ressortir toute 1 importance dune thérapeutique morale autant que physique. Ce que le malade attend du médecin, alors même qu’il se sait dangereusement touche et qu il ne croit plus la guérison possible, c’est un peu d’espérance, de foi, de réconfort. Et ne disons pas qu’il n’y a là qu’une illusion momentanée, ce qui, après tout, serait encore un bienfait , une simple action sur l’imagination, mot mauvais dont on a trop abusé pour masquer son ignorance des causes réelles. Ne semble-t-il pas déjà tout naturel, puisque les émotions dépressives entraînent à leur suite des désordres si variés et parfois si profonds de tout l'organisme, qu’une émotion favorable puisse provoquer une amélioration effective, et même, s’il est possible, le retour à la santé ?
« Sachons nous traiter, écrivait Feuchtersleben-S comme Reil traitait, dit-on, ses malades.