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LE GRAND FAISEUR D'ÉGALITÉS

Quelquefois la chute se fait attendre; mais lorsque le vice est à l'œuvre, il vient à bout des obstacles qui ont pu la retarder. Il ne saurait en être autrement; la cor« ruption élégante ne saurait avoir une meilleure fin que la corruption grossière. Suivez des yeux les fainéantises dorées. Que deviendront ces hommes qui étalent leur immoralité sur l'asphalte des boulevards de Paris T Les malheureux, ils subissent déjà un premier supplice, l'ennui. Ils ne font rien; ils n'aimenl personne; ils ne sintéressent à quoi que ce soit. Quand on en est là, on peut retarder les catastrophes, on peut ee raccrocher aux branches, on peut trouver un ignoble abri dans quelque mariage d'argent, on peut conserver l'estime d^un certain monde ; mais, à moins d'une régénération morale à laquelle riches et pauvres ne cessent pas d'être conviés, h déchéance est inévitable. Qu'elle aboutisse simplement à la dégradation ou qu'elle y ajoute le démiement, il n'en demeure pas moins vrai que le vice opulent suit sa pente et se trouve enfin dans les basfoj^ds, côte à côte avec le vice déguenillé. Ces deux ruines se valent, ces deux inégalités sont aussi navrantes Tune que l'autre. Il n*y a pas de privilège pour les dépravations des riches. Lorsqu'un riche a passé sa vie à oublier ses responsabilités et ses devoirs^ il ne saurait, demeurer l'égad de l'ouvrier qui obéit à sa conscience» qui nourrit et qui chérit sa femme et ses enfants*

Nous avons donc sur la terre un grand faiseur d'inégalités, le vice; mais nous avons aussi un grand faiseur

198 iGÀUli au MiV£Li.]&lUS4^X.

d%g^By le devoir. S*ii n'j a psu» ddliberXé sans mttun, et rhistoire entière en témolgoet sans mœura il nls a ^aa non plus i'éffUtë. Dàs fae le travail cesse, que les pasir si0Ds igaoUes soot écoutées^ qpie la famille se disperse,, qœ le fofar &'éleiQl,,que les eiifaots sont à l'abandûa. la misère vieixt,. la miière< qui E'esl pas la pauvreté, la < mteèare féroce,, dégradante, la mauvaise^ conseillèret et elle pe&sA ces hommes, ces femmes^ ces eofantSgi. et» <|Qella <9i>'ait,ét4 leur situatioa premièire, elle les mefr aa même nWe^tt^ Âioslse créei^ les diilérences afimasses qok ooo^rmot et déslie»ore»t les sociétés hoimarnes»

Otez le vîce,.ces diSicenoes disparaltroot. II restœar ^poelques inégalités néoessfiôœs s ceUeshlà a'oodt rfea do révoltant* EUesi subaùst^oat, etauprèa d'eUes noo&irar* roQs paraître! la gpajoàB égalités

Elle est à l'œa^^«e au. 8ein.des>f»BiUeS|, de& vraies ârmilles. VcHci des» maisons où Ton setcouve bien, oùvcha^ cmi s'empresse de rentrer, où il y a des cacessesc^dee édafs de rive, où fl y a du sérieux aussi,, des prièsor OEfflummes ,. édR éducations ^ de» avertissements.^ la vérité et le devoir^ sous toute» leurs formes»

Comment voulez--VQus. (gie de pareiUea famillea ne. sraileat pas? On n'jrcoa&sat pas le Gheaoôa du club^ du <;aÉEé ou du cabaret; on y travaille, on y est économoî ractioabéoîe^de la femme, de la mare» s'y fait, sentir partout. Les enfants, propres, sages, respectueux, y reçoivent une instruction qui dépasse peut-être celle de leurs parents. L'enseigneinent de l'école se complète pour eux par renseignement du logis, par l'habitude de Tivre en oenfeci; avecrder idées. Oa laitf tippttné Va- HKHsrde lai^rilé'etlenqpflct.desiuUeft causes;, ta»

LE GBJlIfB FÂISEITK WtCtAXAt&fk IS»

gifaiérositës de f ime eotmÈssâ etpiolégeQioeHeildBresh pr^. Tout gsœdir 00 méflte tenq». .. «

JtiQfiâ, d*iBie généiatkHt k Vatâre, saos^ nmirûse aoar bHâùn^ on: sfélère natuirriiâDBeitt Afaiâ se fo&V j^ ne csQôii» pas Remployer ee mot, ctea gefitttahotnmea- Ainfli s& eiëe une ncblesBe qœ pie&d son laog^ L'anstixaratia paslDnl ^gale^des gais qui se respeet^l^ qui sont cour tente de tenr pœiito sibooilde sottrdle». ^ ^, sentant lar Agiâé d^ma m fatoi eat{dorée^ ne cteaiaadeat Dm àponoHM^

An progrèii mmal et intdlectael vient se joindre ea géfiéral le progrès des sitnatkms n^éne&es ; T^adhâ. (pà âè?e aeeompfit son o»i¥re tout entière. Ced a à peine bescm d'âtre (ttmonCré ; loncgae' le travail. Té* pargne ^ la bonne^oiKhdte se reneontreatqiiriipa part» it est rare qn'elksuY amènjSnt pa& k prospérité.

Je sais qn%> oeetanis mouMEts et avec certains taux às: salaires: épaignec semble inaipoasible. Mais quand cda était perabte. tons: Fanl4l3 fait? Aux époques oii r0Bgagntflbe»iicoap,Q:a-tK>n pas vu les uns se jj^é- Gaatlcmnerconln& Fa venir,, tandis qudtes^ autres pspUlaient le prfisentî M quant atie taux des salaires, ne voit-on pas chaque jour les ouvriers piémontais envoyer âeL'acgBi* UeunirtûmâLes^avee des journées que nos ou* vn^sJRaoBçaHs^etsuisaes trouvent àpeône suffisantes? Les ouvriers (£9 campagne ne foot-ils pa» souvent des éconouries^ qadque.teucs gages soient extrémem^t fsûi)les2

te noos cf^pose ie budget de f ouvrit' marié, dont lai femme ne gagne rien^ parce que le- soin de sa jeune CanoBU^rilMDAe el dont les afifeuts sont txoppetits pour cornsmuxi àLse^soffins..*^ Ik se tr^nvei ea eSet te dé^

filé difiicfle à traverser. Plaignons les travailleurs qui ne l'ont pas prévu et qui n'ont pas préparé quelques ressources en vue des premières années de mariage. Il en est un bon nombre, grâce à Dieu, qui agissent avec plus de prudence, et somme toute, le défilé se traverse. Les cas de vraie détresse, presque inconnus au village, ne forment dans les villes même qu'une assez rare exception.

Elle devrait être plus rare aujourd'hui que jamais, car nous voyons se multiplier autour des travailleurs les institutions destinées à aider ceux qui s'aident eux-mêmes, caisses d'épargne, sociétés de consommation, sociétés de secours mut\jpls, sans parler des écoles, des cours et des bibliothèques populaires.

Ainsi s'élève le niveau social. Et ceci, messieurs, n'est pas de la théorie, c'est un fait aisé à constater. Entrez dans les maisons de votre ville ; visitez étage par étage les familles qui jouissent d^une modeste aisance. Allez ensuite au village, entrez chez les petits propriétaires et chez les paysans qui ont du blé dans leur grenier, da vin dans leur cave, et qui ne s'inquiètent pas du lendemain. Vous trouverez que partout à l'origine de cet état heureux se rencontrent les agents fidèles de l'égalité qui élève, la bonne conduite, l'épargne et le travail.

Je parle de l'aisance, non de la richesse. Xe n- ai garde de canoniser la riche^^se. Il ne nous manquerait que cela! — Les pauvres sont les pervers et les riches sont les saints; voilà la distinction des mauvais et des bons bientôt faite. Par malheur, ce jugement ne ressemble guère à celui qu'annonce TÉvan^e»

Non, il n'est pas vrai que les vies laborieuses et rangées aboutissent à la richesse, La richesse est une excap'

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