DÉMOCRATIE DESPOTIQUE OU LIBÉRALE
tarderont pas à le défaire. Qu'il est triste de voir les tyrannies féodales remplacées par les tyrannies royales! A peine le moyen âge a-t-ilsuccombé, que l'absolutisme des rois se met à rœuvre. Ils s'appuient sur le peuple contre les seigneurs, l'ère des légistes commence, la centralisation se fonde, la monarcUe administrative ap^ paraît ; l'État, maître de tout et se mêlant à tout, se constitue insolemment.
Est-ce à dire que nous r^egrettions la féodalité? A Dieu ne plaise ! Nous aimons trop l'égalité pour cela. — Nous nous bornons à dire que la victoire de l'égalité a été gâtée et compromise par les victoires du nivellement.
Tout ce qui s'élevait a été frappé, tout, sans exception ; jamais système ne s'appliqua avec plus de rigueur impitoyable. Les nobles transformés en courtisans , les états généraux supprimés, le rôle des provinces rédijit à rien, les communes dépouillées de leur vie locale, les parlements abaissés par des lits de justice, les juges rencontrant les commissaires sur leur chemin, les arrêts des tribunaux se heurtant aux lettres de cachet et aux décisions du roi en son conseil, la pensée muselée par la censure, les croyances administrées comme le reste, le clergé fonctionnaire, le catholicisme transformé en gallicanisme et placé sous la main de l'État, le protestantisme proscrit, toute diversité qui faisait tache dans l'unité nationale disparaissant peu à peu, la France si bien débarrassée de ce qui avait une force propre, corps, individus, convictions, indépendances, que quelques intendants suffisent à la faire marcher: voilà le travail accompli par l'ancien régime. Sur certains points il a semblé se proposer de rétrograder par delà le moyen âge lui-même^
966 L'ÉGALITÉ PiUt LA. LIBERTÉ.
Et remarqit^-le^ ceci, n'était pas le fait da macMayélisme de la conroone ; le peapte avait marché dans le même sens que les rois, pareillement passionné d*anité, pareillement irrité contre les diversités et les dissidences. Quaind la monarchie se montrait trop libérale^ le peuple de la Ligue se chargeait et la remettre au pas.
Ainsi se consisîtua un régime qui, à force de tendre au nivellement, avait tourné le dos à la liberté; Après^ les grands niveleurs, Louis XI, Richelieu, Louis XIY, il se trouva que le sol était déblayé, uni, et qu'on pouvait y promener d'un bout à l'autre sans obstacle la lounte machine administrative; Dans son bel ouvrage sur l'ancien régime, Tocqueville écrit un chapitre dont le titre en dit long : n Que la France était le pays où les hommes étaient devenus le plus semblables entie eux. i — C'est bjen cela! Du milieu de ces honmies si semblsd^les, le despotisme administratif élevait seul la tète. L'égalité absolue des homm^ alldl; être réalisée^ ; par malheur, Thomme avait dispar»* ^
La RévoliitîoD, soxis ce rapport, a été bien plus une continuation qu'une négation de l'ancien régime. Parmi beaucoup de rmnes un^e chose reste debocâ^ toujours la même, l'omnipotence* de l'État.
L'Empire vint, et bi^^t rien ne manqua plus au ni* ^U^ment» Armés des code» que la Rlévotu^on av^ préparés, les gouvernements disposèrent d'une* puissance presque illimitée qpe ne connaissaient certes pas lesrcBs féodaux, obligés de compter s^ec des ass^nblé^ représentatives^, avec des corps, avec' des traditions, avea-des droitsr, avec des ind^idualités innombrs^Ies^
Telle est, messieurs, dans cpielque^uas de ses traits saillants, Thistoire de l'égalité séparée de la tib^rté» Ea
feit de démocratie, il c(Mivient de n'oublier ni la Chine, ni la Turqifte, ni les Cësars, ni BfzaBoe, et nous venons de voir que Richelieu, Louis XIV et Napoléon ont été de rudes démocrates.
VU
Eh sommes-nous donc réduits à choisir? se faut-il résigner à avoir la liberté sans l'égalité, ou l'égalité sans la Eberté ? Je ne me le dissimule pas, la question se formule très-souvent ainsi. Mais, encore une fois, je proteste contre cette formule vulgaire, fausse, et par-dessus le marché désespérante. Comme il n'est plus possible aujourd'hui de ne pas vivre en démocratie, il s'agirait de renoncer une fois pour toutes à la liberté.
Eh bien, non, après avoir considéré ces misères alternatives, ces deux plateaux de la balance dont l'un monte quand l'autre descend, cette demi-hberté sans égalité d'une partie du monde antique livré aux castes et à l'esclavage, cette demi-égalité sans liberté d'une partie du monde moderne livré à la centralisation administrative et menacé par la centralisation socialiste, nous refusons décidément d'accepter Yua ou l'autre de ces régimes. De notre juste dégoût pour l'État omnipotent, pour la sainte administration, pour la paperasse et pour toutes les formes du despotisme égalitaire, nou? tirons une conclusion contre Pégalité niveleuse, et non contre l'égalité libérale. L'histoire du passé nous inspire Tiambifion de faire mieux que lui. Pourquoi nous contenterionsnous lâchement, ou de la liberté appuyée sur des privîlégesf, ou de l'égalité qui abolit les indépendances ? L'é-
galité avec la liberté, l'égalité par la liberté, voilà notre formuleji nous. Il s agit non de choisir, mais de réanir.
La liberté, qui assurément n'est pas une niveleuse, est une admirable égalisatrice. Habile à résoudre tous les problèmes, elle résout celui de l'égalité. — En doutezvous? Prenez les diverses libertés ; vous verrez si chacune d'elles n'amène pas une égalité.
La liberté personnelle amène une égalité. — Ceci est trop évident pour avoir besoin de démonstration. Il suffit de se rappeler ce que signifient ces grandes émancipations, celle des esclaves et celle des serfs.
La liberté religieuse amène une égalité. — De tous les privilèges, le plus odieux sans doute est celui de pouvoir seul obéir à sa conscience, servir Dieu selon sa foi et propager ce que Ton considère comme la vérité suprême. A chaque pas de la liberté religieuse, l'égalité avance d'autant. Hier, c'était l'égalité des citoyens dont les droits civils et politiques cessaient de dépendre de leur croyance ; aujourd'hui, c'est l'égalité des Églises reconnues; demain, ce sera l'égalité des Églises uniformément libres et dont aucune n'i;nposera aux autres ou aux incrédules l'obligation de contribuera leur entretien; après-demain, ce sera Tégalité réalisée dans le champ même de la politique nationale, en sorte qu'aucun pays ne pratiquera plus une politique soit catholique, soit protestante, qu'aucun n'infligera plus à la minojrité la douleur d'assister aux campagnes diplomatiques et militaires de la religion d'État.
La liberté d'enseignement amène une égalité. — ^ Sont-ils égaux ces pères de famille dont les convictions diffèrent et qui tous sont assujettis, en droit ou en fait, à
confier leurs enfants aux écoles de l'État? Un tel régime peut convenir à ceux qui approuvent l'esprit régnant dans renseignement de ces écoles; mais ceux qui en sont alarmés ou blessés ! Quel joug n'ont-ils pas à subir I Quelle navrante infériorité n'est pas la leurl
La liberté du commerce amène une égalité. — Avec le système des droits protecteurs, on a des privilégiés et des opprimés, je dirai presque des maîtres et des sujets. Ceux-ci sont appelés à payer humblement des subsides à ceux-là. Sous forme de renchérissement, les consommateurs (c'est la plèbe, c'est tout le monde) s'imposent au profit d'un certain nombre de producteurs.
La liberté du travail amène une égalité. — Les hommes étaient étrangement inégaux, lorsqu'au temps des corporations et des jurandes ils ne parvenaient à travailler qu'à la condition d'être associés à un mono* pole. Aussi, messieurs, quels que soient les inconvénients de la concurrence, et chaque liberté a les siens, la classe ouvrière n'a commencé à prendre son rang que depuis le jour où le travail libre a préparé nos sociétés démocratiques.
La liberté politique enfin amène une égalité. — Il n'est pas un pays libre, à ma connaissance, qui ait voulu, qui ait pu conserver des classes privilégiées. A la différence des niveleurs dont j'ai parlé, césars, révo lutionnaires et rois, la liberté a pratiqué la véritable égalité qui élève et rejeté loin d*elle la fausse égalité qui abaisse. Elle a fondé des écoles, elle a répandu la lu* mière, elle a abattu les barrières qui séparaient les peuples, elle a posé les bases de la paix, elle a développé l'industrie, elle a encouragé le progrès sous toutes ses formes, elle a entamé cette œuvre magnifique de
Tégalité libérale qui^ ri elle s'achève, sera la gloûe du dix-oeuTième siède.
J'însiale, messieurs, sur ce point capital, les rapports de la liberté et de Tégalité. Ne nous laissons pas aUer, je vous en supplie, à faire la guerre à Tune au nom derautre«
Les libéraux qui combattent l'égalité oublient deux choses. Ils oublient d*abord que la démocratie n'est jdus en question, que sa victoire est définitive, qu'il ne s'agit plus dd savoir si nous aurons Tégalité, mais quelle égalité nous aurons. Ils oublient ensuite que la liberté et l'égalité sont sœurs.
Oh I la vraie égalité, qu'elle est libérale! La. liberté ne se passe pas plus d'elle, qu'elle-même, nous venons de le voir, ne se passe de la liberté. Dites-moi ce que serait la liberté sans l'égalité devant la loi ! Voudrions-nous d'une liberté fondée sur des privilèges, sur l'inégalité des hommes ? Voudrions-nous d'une liberté qui ferait des esclaves ou des vilains?
Toutes les vérités se tiennent, messieurs ; tous les droits se tiennent ; il existe, grâce à Dieu, une sainte solidarité du juste et du vrai sous toutes leurs formes. Ce qui est bon n'entre pas en lutte avec ce qui est bon, la liberté n'exclut pas réalité. Elles marchant ensemble, appuyées Tune sur l'autre^ et prêtes à combattre l'ennemi commun.
le vous montrais il y a un moment les libertés ame*
L'ËGALITÉ DOIT AM&NËR LA LIBERTÉ. 9V1
nant les égalités ; laissez-moi vous montrer mainteûaot de quelle manière les égalités amènent les libertés.
C'est un des beaux spectacles d'ici-bas. Rappelez* iûus, messieiflrs, œ que l'histoire nous a répondu lorsque ROIS l'avons interrogée l'autre jour. Si Rome aconnu un temps où la vie publique était puissante et glorieuse ebez éSLeij elle l'a dû aux progrès de l'égalité. Chacun des pas du peuple aux prises avec le patriciat est marqué par de» luttes énergiques, et tous ces combats de l'égalité sont des combats de la liberté. L'âme nationale s'y trempe : il y a des partis, une tribune aux harangues, un Forum aux prises avec un sénat. Sans l'aiguillon des égalités légitimes à conquérir, nous n'aurions pas eu ta Rome des citoyens, des patriotes et des orateurs ; nous iL*aurion3 eu que la Rome des généraux et des proconsuls. Du jour o& le nivellement prit la place de l'égalité, on put prévoir la Rome des empereurs.
Et le moyen âge ? La hiérarchie et la servitude s"y donnent la main. D'oii vient pourtant que nous y recentrons quelques oasis de liberté au milieu du désert? L'égalité a créé ces oasis. Certaines cités ont des bourgeois, des égaux ; et voilà les villes libres. Les privilèges sont abolis à Gênes, à Pise, à Florence, le peuple y prend son rang; et voilà les r^ubliques italiennes. Les communes conquièrent leurs chartes, les prérogatives sei- ^euriales expirent au pied de leurs remparts; et voilà descstoyens« Les Flandres tiennent la féodalité à dis» tance par leurs nombreuses dtés, par leur commerce, par leur industrie, par la pmssance d'un peuple qui ne craiBt personne et n'a besoin de personne, par la vie qui elle aifôsi est une puissance ; et voilà un foyer de liberté qm brille en Europe : ni Charles le Téméraire ni
Philippe II ne réussiront à Téteindre. Les paysans des Waldstetten, ces héroïques égaux, fondent la liberté de la Suisse et commencent à Morgarten la série de leurs merveilleux triomphes. Les Espagnols de TAragon, de la Castille et des provinces basques, tous « vieux chrétiens, 1 tous nobles, tous égaux, pratiquent hardiment la liberté politique aVant qu'il y ait un Parlement à Londres.
Londres aura son Parlement et l'Angleterre fondera des institutions libres. Pourquoi? Parce que les seigneurs qui arrachent la grande Charte aux Plantagenets se placent d'emblée sur le terrain de l'égalité; ils songent aux bourgeois comme aux gentilshommes, ils établissent une Chambre des - communes en même temps qu'une Chambre des lords, ils prennent en main les droits de la nation, non ceux d'une caste. Et ils font cela» remarquez-le, sans tomber dans l'égalité niveleuse qui allait préparer ailleurs Tavénement du pouvoir absolu. L'égalité anglaise laisse subsister toutes les diversités et toutes les indépendances que l'égalité française, à l'exemple de l'égalité romaine, s'est acharnée à détruire, provinces, communes, administrations locales, corporations, universités, tribunaux. L'État anglais ne met sous tutelle ni les cités ni les hommes, les initiatives privées s'exercent, l'individu prend peu à peu sa place, on s'habitue à le respecter; quelque jour la demeure du moindre Anglais sera une forteresse devant laquelle le pouvoir arbitraire devra s'arrêter.
Voici la Réforme. Quoiqu'elle appartienne à notre prochaine conférence, je ne peux pas m'empécher de constater dès aujourd'hui qu'elle proclame en fait l'égalité par excellence, celle des âmes : les consciences *sont
égales en face dePÉcriture. Aussi la liberté accomplit-elle dès lors ces conquêtes défiuitives qui constituent le monde moderne. Le Parlement anglais, presque annulé sous les Tudors et presque aboli sous les Stuarts» devient sous Guillaume III le Parlement de la libre Angleterre. Les Gueux de Hollande mettent au défi les bourreaux de Philippe II ; les Puritains fondent les États* Unis.
La France avait repoussé la Réforme et pratiqué la fausse égalité ; mais le jour où elle se tourne enfin vers la véritable, il lui prend comme une passion de devenir libre. C'est par Pégalité que commence le beau mouvement de 1789, et c'est à la liberté qu'il aboutit : la Constituante est certes une assemblée libérale.
Malheureusement, les traditions latines étaient trop fortes; la France possédait trop peu les habitudes du gouvernement de soi, Tindépendance des âmes responsables d'elles-mêmes, et cette liberté du dedans dont la liberté extérieure ne se passe pas ; aussi le nivellement ne tarda-t-îl pas à reprendre son règne passagèrement interrompu par l'égalité. Soyons justeé cependant, si le nivellement poursuivit son œuvre, l'égalité ne renonça point à la sienne ; au travers de la Révolution et de l'Empire, elle acheva la destruction des privilèges injustes. Et maintenant, qu'est-ce qui rend certaines réactions impossibles ? Qu'est-ce qui donne des chances à un développement libéral? La petite propriété, c'est-àdire l'égaUté.
J'ai prononcé, messieurs, une parole que j'ai presque envie de rétracter maintenant. Loin d'être mauvais, le dossier de l'égalité est admirable*, elle n'a cessé de se-
tti L ÉGALITÉ PAR LA LIBERTÉ.
conder la liberté et le progrès. D'où viei^ donc qae j'ai mal parlé d'^e ? C'est qu'au défafut et avant d*avoir établi les distinctions que je viens d'indiquer , j'âaîs forcé d'employer la langue de tout le monde. Or, dans la langue de tout le monde, l'égalité se confond avec le nivellement. A ce point de vue, je le répète, le dossier est mauvais, très-n^uvais. L'égalité des Césars et des Czars, de la monarchie administrative et du régime révolutionnaire, Tégalité du despotisme démocratique et du despotisme socialiste, inspire à tout cœur génâ'eux tm in* surmontable dégoût.
Cela posé, je m'empresse de rendre hommage à l'égalité qui ne nivelle pas. La liberté a besoin d'elle, la liberté demeure incomplète et mutilée tant que cette égalité n'est point là. Il faut savoir reconnaître les beaux côtés de la démocratie. Seule elle met le grand nombre -en position de tout faire et d'arriver à tout. Seule elle opère au sein du grand nombre ces vastes recrutements d'hommes distingués, de généraux, d'administrateurs, ûe savants, auxquels les régimes du privilège ne sauraient penser.
Il y a quelque chose de souverainement juste dans le principe de la démocratie. — Tous ont les mêmes intérêts; tous auront les mêmes droits. J'aurais peu d'estime pour qui ne sentirait pas que cela est bon, qu'il faut tendre à cela, que la démocratie libérale est le but vers lequel nous devons marcher.
Marchons-y. Si nous sommes des hommes sérieux, nous ne perdrons pas notre temps à regretter ce qui est mort et bien mort ; nous nous occuperons des vivants. A moins de nous consacrer aux lamentations politiques et de pleurer, comme les Juifs, sur les fleuves de Ba-
L'ÉGALITÉ DOIT AMENER LA LIBERTÉ, tit
bjlcme, nous n'aroos qa'ijme chose k faire, àboréet virilement les problèmes tels qu'ils se posent au dix-neu« vième siècle*
Notre mot d'ordre pourrait se formuler en cette parole: Ne séparez pas ce que Dieu a joint. Dans le droit, l'égalité et la liberté sont jointes ; ne les séparons pas ; soyons heureux de ce qu'il nous est interdit de les séparer.
Amis de la liberté, ne souffrez pas qu'on dise que l'égalité est funeste. Amis de l'égalité, ne souffrez pas qu'on dise que la liberté est inutile. Amis du droit, combattez pour Tune et pour l'autre ; mettez au service de toutes deux ces armes de la justice « qui se manient de la main droite et de la main gauche, i Ainsi la bataille de l'égalité pourra se gagner.
Je ne dis point qu'elle se gagnera. Les périls sont grands, l'ennemi est formidale, et dans plus d'une contrée le libéralisme est mal armé pour la lutte. Qu'ai-je besoin d'anticiper ? il m'est difficile d'exposer devant vous les rapports de l'égalité et de la liberté, sans rappeler les rapports de l'égalité et de l'Évangile. Partout où la liberté est séparée de l'Évangile, où manque la forte instruction morale que donne seul le contact journalier et direct avec la Parole de Dieu, j'espère peu, bien que le désirant beaucoup, que la liberté puisse prêter longtemps à l'égalité véritable le solide appui dont celle-ci a besoin.
En tous cas, il faut qu'elles s'unissent. Séparées, elles seraient vaincues d'avancOo Le plan de l'ennemi est d'isoler l'une d'elles, mieux encore, de trouver en elle un allié. C'est à l'égalité qiî'il inflige aujourd'hui l'injure de proclamer son alliance et d'adopter ses couleurs. Prenons-y
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garde ; puisque le despotisme se fait démocrate, que la démocratie se fasse libérale!
Nous aurons maintenaDt à chercher ensemble, messieurs^ à quelle condition elle le deviendra.