‹ L'égalitéChapitre 54 sur 72 · LÀ DÉMOCRATIE SANS DIEU · texte numérisé non relu

LÀ DÉMOCRATIE SANS DIEU

puis que la doctrine de résignation est préchée que les luttes contre Tinjustice sont devenues sérieuses. Oui, c'est depuis qu'il y a de la résignation sur la teire qu'on a cessé de s'y résigner au mal ; ce que le monde antique supportait, le monde chrétien ne la pas supporté.

On nous objecte toujours un Év^gile monacal, dé* taché de tout, étranger à la vie commune ; nous repliquon& toujours en en appelant à l'Évangile véritable, à rÉvangile des apôtres. Celui-là n'ajourne rien ; s'il dirige nos regards vers l'éternité, et nous en avons tous besoin, il n'en possède pas moins c les promesses de la vie présente, » Il n'a ajourné à l'éternité ni le relèvemient de la femme, ni la réhabilitation du travail, ni la préoccupation des besoins du grand nombre, ni Tabolition de l'esclavage. Il n'a ajourné à l'éternité ni la charité ni le devoir.

L'Évangile est une invention des riches !

Quoi ! cet Évangile de Jésus pauvre, prêché par des pauvres à des pauvres ? Quoi ! cet Évangile si sévère aux riches ? Je ne serai pas assez ex^eant pour demander comment les riches se sont concertés afin d W venter Jésus-Christ et à quel 'moment une invention aussi extraordinaire a trouvé moyen de se glisser dansl'histoire. Ne prenons pas au sérieux une invective qui ne supporte pas la discussion; on ne discute pas les cris-' de guerre.

Il existe, j'en conviens, des religions du coffre-fort, et certains riches considèrent la foi en Dieu au point de vue de la sécurité de leur argent. Mais cette religion-là excite chez les vrais chrétiens une indignation et un dégoût qui ne seront pas surpassés.

3» L'ÉGALITâ PAft L'ËVANGILE.

L*ÉTaBgile, hii, est la religioD des ric^s. et des prayres^ des pauvres avant tout. Que leur oBt tait les pauvres, i ceox qui veulent leur ôter cela 1 L'Evangile leur spporte l'espérance et l'idéal ; H leur BKHitre ua père et xm sauveur ; il met à leur service te mobile moral <tuî dooiie à ceux qui sont en bas la voloaté^et la force de monter. Je •croyais que Tégalité était en haute! qu'une religion de relèvement était une reHgiOD d'égalité ; j'ouUiais l'éga« lité qui abaisse.

Vous dirai-je, messieurSt œ^ui me fait treizAler pour notre mouvement d'égalité? &% dédare la guerre à Dieu, tout est perdu. On pourra bouleverser peut-*ètre, relever, non. Edea est le garnie â& l'édité de i'iiomme et de l'homme. Dieu préseAterhemme àPhomme comme un racheté, comme uabien-aimé, comme un frère. Dieu ne permet pas que Fhômme soit pour Thomme une combinaison Êitale de la matière> un être quelconque à exploiter ou k haïr. Dieu met entre l'hoimne et Thomme ce saitiment dont l'égalité ne se passe pas» le respect.

Supprimer le respect^ suppriones la fratiemité, supprimez les choses de Yim% faites descendre Thumanité dans les régions basses, ne pose; plus que des questions d'argent» ne remuez plus que des inimitiés et des jalousies, et, si vous foâdôz une égalité, cette égaUté sera me malédiction.

Le mot vous sembie-t-il .trop fort ? Considérez un moment l'âge d'or vers tequel ou jaous convie à marcher.

L'égalité aura peut-être été décrétée pow quatre jours ; on l'aura mise dans les lois et arradiée des cœurs. Ou aura détruit les richesses, ceci est facile ; on n'aura dé-

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