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Nous Toid en présence de cette cbarité qui eombic la principale lacune de la solution économiqoe. J'ai tenu à Faborder par le côté dn deTûsr; c'est le côté vrai. Que la charité soit une émotion^ rien ée mieiix; qa'eBe sott nne joie, je n'ai garde de le nier ; mais avant tout elle est un devdr. En fait de cbarité, la conscience parle la première, le cœur ne vient qu'après.
La chanté est un devdr, et en môme temps elle est une liberté ; le devoir ici ne crée aucun droit correspondant, parce que te devoir est libre. C'est une affaire à régler entre chaque homme et sa conscience. Le jour où les autres hommes s'en mêleraient et où la loi y mel* trait sa main, nous aurions le droit à l'assistance. Vois savez où cela mène !
Comment s'y prennent cexss. qui abordent Tégalité sans la charité î Je n'en sais rien, messieurs. Quant à moi, je ne l'aurais pu. Si la chsffité n'avait été là, î& n'aurais eu le courage de vous parler ni d'égalité ni d'harmonie. Je me serais reproché de sanctionner Tinjustice, d'amnistier l'oppression, d'insulter au malheur et, pom* employer le langage de l'Écriture, de « chant» des chansons au cœur afOigé. >
Entendons-nous bien, au reste, je parle de la charité et non de Taumône. L'aumône de la porte et celle de la correspondance, l'aumône qu'on né remet pas soi-même, l'aumône que prélève la mode, que la dévotion mon-
LA GHÀJkLTï; lC:#aiB^L& LRS. LAGUNES. 18»
àme appocte-avec apparat etiqne rectieîUe ^trop scm'vest la paaweté fainéaote ou hypocBîteya^a :nea de commim ii:.iBq)Garte de le dire et dte la ledôev avec la véiilsable diasité. La chadté donnent se doao6.iLa.oharâté donne etteçoil; oui, elle reçoit toiqours, ei sV»i iza de la msir son du pauvre plus riche qu'elle n'y est entrée. La abarljté coehuH ceux qu'elle raide eit laait ce qu'elle fait. ÀQSsi. f att-^Ue beaueoup^de hfHNii^.poii\t de BiaL
Les écoDOjsgdfijteç <mi raism da pootaster contre les aecours qui dkiikiiieol eusuj^mousnt reffi}rt. L'argent dcmné, disentmas^ «e vaut pas L'argent g^né ; l'argenl prêté ne vaut pas If acg0)l qufa.YaiiGsnt les^ sociétés da crédit fondées par ys»irQmmt& euxTioAmes; Targeat ^porté en cas de ^œalsHlie ne v^utpas l'asgent qise le travailleur reçoit alors, d'uoâ sociélié de seeoara mutuels^ en vertu de ses sacrifices ^ontanésu
Rien n'est plt^ vcai.. Qib niera cependant qu'il ne se^ l^ésente des cas nombreux où, en dépit, des sociétés do secours mutuels eldes banques p&pulsàres^ une famiUa ne parvigsit pas; à<&e sufiSneSi ISn ^sesee de certaias budgets momentanément.iiBpoasifalea, en présence de crains débuts trop difficiles» ea pirésence de certains dénûments causés paor la tmahdie^ nous croiserons* nous stoîquemeni; les bras, sous pcéteaite que la charité ne vaut pas le travail ? L'État ne doit pas intervenir» d'accord; mais nous, pourquoi n'interviendrions-nous 1^ ? Pourquoi la charUé libre ne viendeait^Ue pas en aide aux autres libertés?
Je n'ai pas à rappeler ici qull y a des infirmes, des veuves et des orphelins, qu'il y a des chômages et des disettes, qu'il y a dans le moindre village et à plus forte raison dans les villes, des détresses navrantes, des
détresses qui se cachent parfois et ne demandent rien, maïs que nous sommes tenus de chercher et de trouver.
Quant aux catastrophes publiques, la Suisse a montré après l'incendie de Glaris ce que peurFélan de la bienfaisance publique pour réparer les plus grands malheurs *.
Un nouveau champ s'ouvre aujourd'hui devant les pas de la charité. Nous applaudissons aux efforts spontanés et à la prévoyance du pauvre ; nous recommandons les caisses d'épargne, les assurances sur la vie, les sociétés de secours mutuels. N'est-il pas naturel que nous aidions parfois à ces fondations utiles et que nous prêtions notre appui à quelques-uns de ceux qui ne savent comment fournir aux premières cotisations ou prendre leur premier livret? La charité donne ainsi la main à la spontanéité, et la spontanéité n'y perd rien.
Faciliter la prévoyance, rendre possible un apprentissage ou l'achat des outils d'un métier, fournir du travail enfin, c'est entrer au service de l'égalité qui élève et réaliser les harmonies. Combien de déchi'» rantes tragédies j'entrevois derrière ces vers souvent cités de Burns,le prolétaire-poëte, sur l'honnête homme qui demande en vain de l'ouvrage : « Il prie un de ses frères terrestres de lui permettre de travailler, et voici, son frère~f>er seigneurial mé^prise la pauvre demande. »
1 . Depuis le moment de ces conférences les inondations o&t fourni nne occcasion nouvelle à ce déploiement de la solidarité nationale. Une fois de plus les dons recueillis ont couvert en grande partie les dommages.