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CONCLUSION

des principes ; nous pouvons tous avoir Fégalité en petite monnaie, Tégalité de la vie ordinaire, l'égalité des cœurs humbles et aimants ^.

Que sera Tavenir? Des deux égalités laquelle prévaudra ? posséderons-nous l'égalité qui élève et qui unit 7 subirons-nous Fégalité qui abaisse, et qui divise ? Je ne me charge pas de le dire. Je n'affirme que ceci : comme l'égalité est solidaire de rÉvangile, comme elle est née de lui, conmie elle a avancé et reculé avec lui, ses destinées ne se sépareront pas de celles de l'Évan- ^le. Si l'Évangile se voile, l'égalité se voilera; nous serons alors eh proie à l'égalité d'en bas, à la niveleuse, à la tyrannique.

J'espère que nous échapperons à un tel malheur. Notre siècle, en définitive, est celui qui a répandu la Bible, fondé les missions, créé une foule d'œuvres charitables, remis en lumière l'Église distincte du monde et séparée de l'État. Cela est vrai ; mais notre siècle est aussi celui de la science enivrée d'elle-même et méprisant la révélation ; c'est celui qui inscrit l'athéisme systématique dans le programme des ouvriers.

Un monstre s'avance, le despotisme socialiste et impie : un sphinx nouveau se tient au défilé obscur de notre chemin ; ou nous trouverons le mot de son énigme, ou nous mourrons. — Nous trouverons le mot. U

1. Cette égalité, nou^ Payons va et je n'ai pas à le redire, est loin d'exclure le respect des parents, des yieillards, des supériorités quelles qu'elles soient. Le respect a sa place dans toute société bien réglée. La nôtre Toublie un peu trop : nous ayons l'air de croire qu'en nous écartant du respect nous nous rappro dions de l'égalité !

FaycHme aa fond d» nos consdeBces^ il resplm£t à dMK qoe page de nos Bttdes. On^'trooye le mot éa sçMrm quand on croit en Dieu, quand en s'a pas pmt et qoané on regarde le monstre en face.

Je me rassure, messieurs, en voyant le sérieux d^œe assemblée comme ceBé-ci, llndixlgente patîeDce qu'eHfr m'accorde, son désir évident d*arri»er au vra. Om, cette assemblée est \m symptèmo et une espérance. Quelle que soit id la proportion de ceuK qui ra'approu* vent et de cenr qui me bMment, tons vous m*avez en^ eouragé à parler loyalement et librement. Nous n'avons recalé devant aucune (piestion; nous avons exprimé notre pensée en chaque occasion sais réticence aueum; c'est quelque chose, cela.

Je vous en remercie et je vous en féKeite. PermetteKmoi d'ajouter que j'ai été heureux au mîRcu de vous ex qu'il m'en coûte de vous quitter. Au reste, nous ne nous quitterons pas tels que nous nous sommes rencontrés te premier jour. Vous et moi, messieurs, nous allons sortir de cette salle portant le poids d'une respcmsabilîté nou-^ vclle. Après avcrir parlé et écouté, il s*agîra de vivre; il s'agira de grandir ; il s'agira cte marcher tous (tous, n'est-ce pasl) vers la grande égalité de là-hauU

NOTES

IKS rniis KT E'fcTAirTf roirn^ur

Parmi les inégalités oalurelles, Ta plos Battmelto et la plus indestructible aussi, Dieu merci , celle qui tient à la différence des sexes, est mise en question depins quelque temps. Des noms considérables, parmi lesquels il faut citer M. Stuart Mill, recommandent le suffrage politique dès femmes. Une agitalioa croissante; qu'il ne convient pas d^exagérer mais qu'il serait imprudent d*îgnorer, se produit aux États-Unis et ailleurs. Des propositions, au moins étranges, sont discutées dans certaines régions de l'extrême ouest américdn : ici, on demande que les femmes puissent arercer les fonctions d'attor* neys (comment faut-il dire , avoués, ou avouées?); aîileurs, •on demande qu'dles soient étectrices, éligibles, membres des^ congrès et des sénats ; ailleurs encore, on et»gs^ M. Johnson à choisir une dame pour un poste dSplonetique important.

Cela n'est pas sérieux , je le sais; toutefois il y a là ua mouvement dont nous avons à surveUler les débuts^ Des p«K bScistes ne nous démoBtrenir-îl» pas gravement, ee qui n'est <^ntesté par penoime, que lés femmes sont œs é|^es par ks fucultés et par Tistérèt qu^efiea ont à la boa&e gestioa des affaires publiques ? Ne roit-on pas la sage et pratique Angleterre se demander çà et là si les femmes ne doivent pas être appelées à prendire part aux élections?

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