CHAPITRE XV
Si la propriété Indlvldaelle constitue une application ou au contraire une violation des principes de Justice et d'égalitô. De régalisation des propriétés; de la limitation des propriétés par un maximum*
On n'a pu contester à l'homme le droit de détenir une habitation, de la terre ; c'eût été lui contester, en effet, le droit à l'existence autour duquel on mène si grand bruit. Mais on a soutenu, on soutient tous les jours que l'homme ne peut détenir un immeuble, de quelque nature qu'il soit, qu'à titre précaire ; la propriété individuelle, la possession même constitueraient donc des actes illégitimes, des empiétements de l'individu sur les droits de la collectivité, c'est-à-dire de l'espèce humaine. C'est au nom de l'égalité mal comprise et produisant sur certains esprits l'illusion d'un mirage, que l'on parle ainsi, tandis que l'égalité, basée sur la justice, nous mène à une conclusion directement opposée.
Les adversaires de la propriété individuelle^ les Marx, les Lasalle, les Engels, veulent bien reconnaître cependant qu'elle est consacrée par Fexpérience des siècles ; mais, ajoutent-ils, les lois de la propriété, comme celles de la famille ou de la production, sont simplement historiques et non pas éternelles ; l'ordre social qui s'est établi sous certaines influences, peut être* modifié ou même transformé sous des influences différen-