CHAPITRE PREMIER
l'attitude de l'église a l'égard des religions qui la précédèrent
Si l'essence d'un être explique ses caractères, elle n'explique pas moins ses réactions et ses attitudes. L'attitude de l'Église à l'égard de ce monde, où elle est appelée à vivre en vue de le servir, sera donc pour nous une occasion nouvelle de la juger mieux, de juger aussi ce n;ionde, pour autant que l'âme de l'Eglise le contrôle et le concerne.
Le contact le plus immédiat de l'Église avec le monde qui l'avoisine doit se faire par ce qui lui est apparenté davantage : les religions. Voyons donc quelle attitude prit ou prend l'Église à l'égard des religions qui la précédèrent, qui en furent les contemporaines ou qui sont ses filles.
La vérité de ce cas — bien que peu d'apologistes et surtout d'objectants s'en souviennent —ne pose pas
tous ses termes dans une égale lumière à diverses époques ou en des circonstances différentes. Rien ne doit être méconnu; mais laisser au second plan, ce n'est pas méconnaître, et les raisons ne manquent pas pour que TÉglise, à ses divers âges, ou en des occurrences changeantes, prenne à l'égard des groupes religieux ses contemporains, ses prédécesseurs, ses rameaux détachés, des attitudes assez variables.
Il est de règle qu'un vivant modifie ses adaptations. Comme il y a une évolution delà vie, il y a aussi une évolution des attitudes de la vie, parce que la vie ayant à se différencier^ à se défendre^ à progresser, doit prendre tour à tour, ou alternativement, ou même simultanément sous divers rapports, une attitude de séparation^ à' opposition^ à' enifeloppementy sympathique ou utilitaire.
Ces trois aspects d'un même programme vital s'observent dans la vie de notre Église. A ses débuts, nous la voyons se concentrer et s'opposer, déclarant hautement ce qu'elle n'est pas, marquant ce qu'elle est, rectifiant ses frontières avec un soin qui étonne aujourd'hui l'historien, quand il oublie à quel point un organisme naissant a besoin de se renfermer dans le travail de fabrication initiale qui l'absorbe, et d'assurer son avenir par une différenciation bien nette, qui fasse de lui ce qu'il est et non un je ne sais quoi issu de hasards sans volonté : vivant avorté, au lieu du germe défini qui fournit l'espèce.
En lisant l'Evangile, on a déjà cette impression. En dépit de son envergure immense, qui exprime le caractère universel du salut, on y voit le « petit troupeau », comme l'appelle le Sauveur, bien renfermé en soi, bien séparé. Il n'esipas de ce monde, lui qui
veut conquérir le inonde. Il paraît ne s'accorder a rien, lui qui prend ses attaches avec tout. 11 se dégage, semblant faire fi même des liens du sang, même des devoirs de race. Père, mère, frères ou compatriotes ne le sont plus que sous la réserve de l'œuvre spirituelle, dont le souci est absorbant au point de supprimer tout, jusqu'à ce que tout reprenne ses droits, s'étant relié à rUniqueNécessaire dont la prééminence exclusive se fera voir, à l'usage, éminemment compréhensive.
A plus forte raison l'Evangile se dégagera-t-il de religions périmées ou inauthentiques.
Après la mort du Maître et au début de son organisation, l'Église ne fera qu'accentuer ce séparatisme, pour cette raison que l'Evangile, en se proposant, avait du moins à dire avec clarté sa signifîcalion universelle, tandis que l'Évangile à pied d'œuvre avait surtout à vivre, et non pas à philosopher.
Les religions auxquelles l'Évangile succédait se présentèrent donc, au début, comme le pays qu'il s'agissait de quitter, comme la matière dont il fallait se dégager, comme Vautre^ autant dire l'opposé : car Vautre^ quand il s'agit de se différencier, est proprement un adversaire. Aussi nos apôtres et nos pères les premiers chrétiens se font-ils voir sévères autant que possible aux religions païennes. « Vous étiez autrefois ténèbres^ dira saint Paul aux Éphésiens ; i^ous êtes maintenant lumière dans le Christ ». La lumière et les ténèbres, rien ne peut mieux marquer l'opposition entre l'état religieux du monde hors le Christ et l'état que le Christ inaugure.
On ne parle pas, pour l'instant, des clartés qui
ont pu illuminer la nuit, des étoiles ou des lunes mystérieuses qui traversaient les nuées ou scintillaient en attendant le matin. Le moment n'est pas venu de ces distinctions. C'est la nuit ; c'est le jour. C'est l'Eglise ; c'est ce qui n'est pas l'Église. Avant : recherche infructueuse, ignorance des vrais liens entre l'homme et Dieu, déviation et corruption dans tous les ordres de vie apparentés à la religion. Après : vie religieuse authentique, vérité, sainteté et amorce du progrès.
Rien n'est plus net. Ceux qui aiment les situations tranchées ont satisfaction. On ne transige pas. « Qui n'est pas avec moi est contre moi », c'est la formule, donnée par le Christ lui-même, de la différenciation qu'il s'agit d'assurer pour que l'Église se pose dans sa réalité spécifique, en vue d'une œuvre caractérisée, au lieu des atermoiements et des mélanges.
Bien plus, le judaïsme, qui n'est pas la nuit, mais l'aurore, puisqu'il a été le chemin du jour, est traité relativement comme la nuit. On s'en sépare surtout. On s'en sépare après une crise qui, toute petite qu'elle paraisse, est la plus formidable et la plus décisive de l'histoire chrétienne.
On sera plus attentif, sans doute, à marquer le rôle authentique d'Israëldans la préparation chrétienne, qu'on ne l'est à noter le rôle utile, bien que hors cadre, des anciennes religions ; mais cette différence de traitement en sa faveur est toute relative* Dans saint Paul, la Loiy la Grâce viennent en opposition permanente, et, pour longtemps, cette opposition ne fera que croître.
C'est que l'aurore, si elle refuse le jour, ne lui est pas moins opposée que la nuit. Transitoire par défi-
nition, si elle s'attarde, elle abuse, elle se rejette vers ce qui la précéda, elle devient nuit, et on la traite légitimement comme la nuit.
Ne disons-nous pas, quand un brouillard intense empêche le soleil de percer: c'est la nuit? Et cette nuit-là est moins sympathique que l'autre.
C'est pourquoi les judaïsants endurcis, premiers des hérétiques, séparés par anticipation, si je puis dire, en ce qu'ils refusent de s'adjoindre, sont considérés par nos pères comme des hommes de ténèbres, comme des païens presque pires que les païens, parce qu'ils offrent moins d'espérance, la nuit ayant du moins une propension vers le jour, tandis que l'aurore enténébrée, croyant le posséder en suffisance, risque de le dédaigner sans retour.
Ce point de vue était la vérité même. La divinité de l'Ancien Testament y était incluse, bien loin d'être niée ou négligée ; mais on mettait l'accent sur les différences, parce que, à rebours, les résistants de la Synagogue Fy mettaient.
Et de même que l'Église, à ses débuts, se distingue et s'oppose, dans le sens d'une différenciation nécessaire: ainsi elle s'oppose dans le sens d'un combat ou d'une offensive armée contre les adversaires de sa vie.
Toute vie est un combat, parce que toute vie est entourée d'ennemis qui veulent lui prendre ce qui lui permettra d'être elle-même. Mais au début de sa formation, une vie est bien davantage obligée de lutter. Tout peut lui être ennemi, parce qu'elle est faible. D'un autre côté, comme elle dérange le milieu où elle éclôt, elle y provoque des réactions contre lesquelles, à son tour, elle doit réagir.
Quand vous allumez une petite flamme, vous l'abritez avec la main, parce que le moindre vent est son adversaire. Quand vous plantez une jeune pousse, vous la garantissez avec des piquants. La nature, pour protéger le vivant supérieur contre une ambiance redoutable à sa fragilité, le fait vivre longuement au sein de la mère, dont l'amour le défend au dehors, tandis que lui-même, par ses propres réactions, se défend au dedans contre une foule d'influences pernicieuses. La naissance survenue, la défense, nécessaire toujours, prend la forme de cet égoïsme spécial qu'on observe chez l'enfant, et qui n'est, chez l'enfant normal, qu'une manifestation du vouloir vivre.
Pour l'Église naissante, la lutte morale, la seule qui lui convînt, la seule d'ailleurs qui lui fût possible, était de même une nécessité. Elle la mena énergiquement, jugeant ce qui la jugeait, condamnant ce qui la condamnait, déclarant sataniques et traitant comme telles des manifestations religieuses qui, pourtant, n'étaient pas, en tout, sataniques ; mais qui l'étaient en ce que, inauthentiques même pour le bien, elles étaient de plus perverses en une foule de choses et mettaient le comble en s'opposant, par les moyens que l'on sait, à la naissance et au développement de l'Église.
On lutta donc avec une âpreté qui eût paru, en d'autres circonstances, oublier la mesure. Quand il s'agit de vivre, et de vivre dangereusement, selon le mot de Nietzsche, il ne s'agit pas de philosopher sur le pour et le contre. On combat, c'est la nécessité qui le veut et par conséquent aussi la vertu.
Plus tard, quand la doctrine sera à l'abri, et que la
vie sociale chrétienne aura pris une vigueur capable d'assurer son avenir, il n'en sera plus de même. 11 y aura encore des crises qui ramèneront partiellement les mêmes nécessités; il y aura des situations mêlées qui exigeront des dosages d'attitude, ce qui nous faisait dire que les trois actes du vivant par rapport à son milieu : se différencier, s'opposer, envelopper sont pour une part successifs, en tant qu'ils marquent les divers stades de son évolution ; pour une part alternatifs, en vue de répondre à des circonstances accidentelles ; pour une part simultanés sous divers rapports, afin de s'adapter à des complexités variables.
Toujours est-il qu'à titre courant, Thonzon sera plus libre. On pourra se retourner vers ce passé condamné, ces religions honnies, ces institutions, ces doctrines déclarées perverses, et, distinguant alors de l'ivraie abondante et surabondante ce qui demeure malgré tout de froment; s'élevant avec une liberté d'esprit plus complète vers les desseins providentiels manifestés à travers toute l'histoire, on pourra donner satisfaction à tous les aspects de ce problème éternel ; on réunira les éléments d'une complète philosophie
religieuse.
Les Pères du iv« siècle s'adonnèrent à ce travail ; le moyen âge théologique l'a continué ; notre temps la enrichi de son grand effort critique.
Le résultat de cette élaboration paraîtrait se résumer ainsi.
La religion authentique et universelle, c'est le judéo-christianisme. Elle remonte, de par Dieu et de par le Christ promis, au début de l'histoire. Elle s'amorce socialement par la Synagogue. Elle s'épa-
nouit en son intégrité dans l'Eglise apostolique et romaine.
En dehors de là, il n'y a, de soi, que déviation, s'il s'agit des religions de l'antiquité païenne, comme nous dirons qu'il y a résistance, s'il s'agit des religions qui avoisinent le christianisme, et infidélité, s'il s'agit des hérésies et des schismes chrétiens.
Mais quand on dit : De soi, on laisse place à l'ac* cidentel, et celui-ci, dans la vie, tient une place difficilement mesurable.
Pour une part immense, les anciennes religions païennes furent des corruptions de la vie religieuse ; mais pour une part aussi des préparations, et, à certains égards, des anticipations de l'Évangile.
Au point de vue vérité, au point de vue pratique morale, au point de vue culte, il y eut là de tout : du mauvais à foison, Suais du bon aussi, en raison de ce que Tertullien appelait rdme naturellement chré" tienne.
La recherche de tant de siècles pour essayer d* atteindre Dieu, comme le disait saint Paul à l'aréopage, ne pouvait être entièrement vaine. Il y avait des génies religieux ; il y avait des hommes pieux ; il y avait quasiment des saints, à savoir des hommes qui, par le fait d'une grâce intérieure mystérieuse dans ses chemins, voulaient servir le bien de tout leur cœur, comme peut le faire un chrétien avec plus de ressources, sans que ce soit nécessairement avec plus de zèle. Leur effort dogmatique, moral, rituel, si l'on peut employer ces mots en un sens si diminué, constituait des valeurs dont quelques-unes étaient précieuses. A celles-là on pourrait appliquer ce que
îe Sauveur disait de la loi juive: Je ne suis pas \>enu V abolir y mais la parfaire ^ c'est-à-dire la confirmer pour une part, l'épurer et la pousser plus loin.
Il y aurait donc, de ce chef, préparation. Tout le travail de civilisation générale, qui prenait, dans l'antiquité, la forme religieuse, s'y adjoindrait, et cela serait, pour l'œuvre du Christ, comme l'humus nourricier que le germe divin ferait monter en arbre.
Nombre d'auteurs ont décrit cette élaboration, tandis que d'autres s'attachaient à marquer au contraire des différences. Ces deux genres de travaux se complètent et ne se contredisent point. L'humus n'est pas la plante, et à qui les confond, il est nécessaire de dire : La plante est un vivant, l'humus est une pourriture. Mais c'est une pourriture féconde.
Les études les plus instructives sont celles qui réunissent les deux points de vue : telle l'une des plus récentes, montrant à quel point le syncrétisme païen était éloigné de pouvoir produire à lui seul le christianisme, de pouvoir surtout le remplacer, et à quel point cependant il Ta servi ^ .
Quant à dire en quel sens l'Église peut voir dans les anciennes religions des anticipations d'ellemême, c'est ce que l'idée de sa catholicité dans le temps nous permet sans peine. Nous avons vu dans notre Église la société universelle des âmes, dès là qu'elles sont unies en Dieu par le Christ. Nous avons dit du Christ qu'il est de tous les temps ; que sa vie historique n'est que le centre de son rayonnement; que s'il fut différé, lui, le Sauveur de tous.
1. Bernard Allô, 0. P., L'Évangile en face dix syncrétisme païen, Paris, Bloud et Gay, édit.
l'église. — T. n. 7
c'est pour de» raisons providentielles et utilitaires, non pour qutr fût donné à ceux-ci, refusé à ceux-là. Or, ce retard, motivé par l'œuvre, n'empêche donc pas, mais exige, au contraire, que l'attente même du Christ fasse partie de son travail, contribue à intégrer son règne et justifie historiquement ce qu'a dit Paul : « Le Christ était hier y il est aujourd'hui et dans tous les siècles , y>
Mais ce mot : V attente du Christ^ ne doit pas être étroitement commenté. L'attente du Christ, c'est, tout d'abord et à titre direct, la foi judaïque au Messie futur; mais c'est aussi, au second plan et i titre déficient, tout l'ensemble des faits passés, en tant que régis par Dieu en vue de son œuvre définitive.
Avant que le règne animal attendît l'homme, oa en dehors de cette attente, il y avait l'attente de la vie, qui devait s'y couronner, et l'attente de la nature générale, dont le but était de servir et d'anticiper, autant qu'elle le pouvait en offrant des ^>estiges de Dieu, notre future humanité, son image.
Il en est de même dans le cas de la vie religieuse. Au fond, tout est religieux, à savoir dans l'intention créatrice, puisque tout est pour les élus. Et tout ce qui est religieux est chrétien et catholique dans le même sens, pour la même cause.
Quand nous parlons d'une âme de rÉglise, en y incluant les élus de tous les temps, nous supposons que Dieu éternel a toujours uni à soi, par le Christ omnitemporel, les âmes appelées, reçues et confirmées dans le bien par sa grâce. Nous y voyons cesr fils de Dieu dispersés dont parle saint Jean et que le Christ, en sa mission historique, est venu assem--
hier en un. Or, cette âme de TEglise, qui a aujourd'hui pour corps le catholicisme romain; qui avait, antérieurement au Christ, pour corps anticipé, à titre d'embryon authentique, la Synagogue, ne trouvait-elle pas aussi dans les organisations religieuses du passé, en ce qu'elles avaient d utila comme un succédané de son corps ?
Saint Augustin voyait dans Job Flduméen « un citoyen de la Jérusalem spirituelle ». C'est un cas sympathique et éclairant. On y peut voir comment la grâce va chercher dans tous les milieux les âmes droites, pour les unir, au nom de la solidarité qui nous lie par le Christ à travers les temps, à leur commun Principe. Or, Job n'est pas un isolé; il a son groupe religieux, comme il a sa famille, sa patrie, toute une ambiance où sa vie intérieure trouve des obstacles sans nul doute, mais aussi des secours. Ces secours, pourra-t-on dire qu'ils ne sont pas à son égard voulus de Dieu, providentiellement préparés pour que la grâce intérieure puisse se manifester, se conserver, croître, comme elle a pu naître je ne dis point par leur efficace, mais peut-être avec leur secours?
Dieu se sert de tout, même du mal, à plus forte raison de l'insuffisant, du hors cadre.
Généralisons ce cas symbolique, nous dirons : Dans le monde ancien, il y avait, à côté de la Synagogue, organisation authentique du salut pour ce temps-là, des organisations religieuses qui, étrangères de soi au salut et par cela seul, de soi, toujours, antagonistes, étaient pourtant, sous certains rapports, à l'égard des âmes élues, des secours providentiels.
112 L'ÉGLIS
Dans la mesure où ces organisations favorisaicnj; non pas les vices et les erreurs, comme elles faisaient souvent, mais les vertus et le sentiment religieux véritable, ce qu'elles faisaient aussi plus ou moins, elles étaient, de par Dieu et de par son Christ salutaires; elles constituaient des abris malgré touc sauveurs; elles étaient comme des supports occasionnels, hors plan, de l'âme universelle de rÉglise.
On voit, en ce sens, la parole du Sauveur se retourner. « Qui n'est pas as>ec moi est contre moi y*^ avait-il dit. « Qui n'est pas contre i^ous est avec cous », dira-t-il aux disciples en un autre sens. Ces deux vérités se complètent. Elles expriment deux moments, deux aspects de la vérité intégrale.
Juifs ou Gentils, en leurs personnes ou en leurs groupes, ceux-ci en ce qu'ils avaient d'utile ou d'indispensable à la réalisation des vues providentielles qui de tout temps furent chrétiennes ; en ce qu'ils faisaient partie, chacun à son rang, chacun à son degré, du plan religieux du monde : tous sont pour nous des amis d'autrefois, des pères, des frères, des enfants de notre Église éternelle, eussent-ils été, sous d'autres rapports, des causes d'empêchement ou de ruine.
Il faut se garder des jugements sans nuances. Les exécutions sommaires sont quelquefois imposées par la vie, j'ai dit pourquoi ; mais ne s'agissant plus de moments, ayant à présenter une vue d'ensemble, il convient de se souvenir que la justice religieuse est de toutes la plus haute.
Notre Église y consent. Dans son ample catholicité, telle que ses docteurs l'entendent, le passé el
SON ATTITUDE A L'ÉGARD DE CE MONDE. U^i
le présent savent s'unir ; l'avenir a pour racines les plus lointains linéanaents de la vie religieuse dans Tobscure terre humaine, prenant pour tige la croix, sur laquelle, arbre aux rameaux incommensurables, tous les oiseaux humains sont invités désormais à se poser.