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170 CHAPITRE y. M,
Arsène, passèrent en jugement et furent exécutés. Quant au patriarche dont la responsabilité n’était pas aussi évidente, on décida qu’il n’était pourtant pas possible de le maintenir en fonctions. Ses collègues d’Antioche et de Jérusalem furent convoqués à un synode qui devait se tenir à Gaza. On y envoya aussi l’évêque Hypatius d'Ephèse, le diacre romain Pélage, et Eusèbe, prêtre de Sainte-Sophie, représentant, l’un le pape Vigile, l’autre le patriarche Ménas.
Le synode se réunit, déposa Paul d'Alexandrie, auquel, outre sa complicité dans l'affaire Psoïus, on reprochait d’avoir fait ou laissé célébrer la fête du «saint Dioscore des hérétiques » !, et le remplaça par un autre moine orthodoxe appelé Zoïle ?. Tout cela se passa sans difficulté. Mais l’attention des membres de l'assemblée ne pouvait manquer d’être appelée sur les discordes monacales qui, en ce moment, faisaient scandale au voisinage des Saints Lieux. Le diacre romain, personnage très important et par sa qualité de représentant du pape et par le grand crédit dont il jouissait auprès de Justi-
1 Victor, a. B41.
? Procope, L. c., p. 152, raconte que Paul essaya plus tard de redevenir patriarche d'Alexandrie, que Justinien était favorable à son rétablissement, mais que le pape Vigile, alors à Constantinople, s’y opposa fermement. D’après Victor de Tunnunum (a. 541) sa déposition aurait été motivée sur ce qu’il célébrait l’anniversaire de Dioscore; Théophane (a. 6033) dit qu’il faisait mémoire de Sévère et que c’est pour cela qu’on le condamna. Il est bien possible que pour faire passer le concile
de Chalcédoine, il se soit résigné à quelque concession de ce genre.
nien, fut accaparé par l’abbé Gélase et autres adversaires des origénistes. Depuis le pape Anastase Ie (399-401), les Romains ne voulaient aucun bien à Origène : Pélage était l’allié naturel de Gélase. Mais Eusèbe aussi, le ciméliarque de Sainte-Sophie, était connu pour être très en faveur. Pélage avait passé par Jérusalem en venant
à Gaza ; Eusèbe y séjourna après le concile. Il s’aboucha
avec l’abbé Gélase, lui parla ferme et lui enjoignit de
choisir entre deux solutions: ou bien il reprendrait ses quarante origénistes, ou il se séparerait de leurs ennemis. Gélase adopta ce dernier parti, ferma sa porte aux origénistes et congédia une demi-douzaine des plus ardents parmi leurs adversaires.
Ils s’en allèrent à Antioche où ils obtinrent du patriarche Ephrem une condamnation formelle de l'origénisme. Les tenants de la doctrine proscrite voulurent avoir leur revanche en Palestine: ils assiégèrent étroitement leur patriarche Pierre. Forts de l’appui de leurs amis de Constantinople, Askidas, Domitien et Léonce ;, ils lui firent effacer de ses diptyques le nom de son collègue d’Antioche.
La situation devenait très grave. Pierre, qui n'avait cédé qu’à contre-cœur et par force, se fit adresser sous main une plainte par les deux chefs des moines, Gélase de Mar-Saba, et Sophronius, le chef des cénobites ; puis, en grand secret, il envoya ce document à Constan-
tinople avec un rapport sur les faits et gestes des ori-
1 Celui-ci venait de rentrer à CP.
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génistes. D’autres moines du même bord avaient suivi
Pélage à Constantinople. Le patriarche Ménas, sollicité
par le diacre romain, se montra disposé à marcher contre Origène. On fit des extraits du Peri Archon, aux
endroits les plus compromettants. Eusèbe, Domitien,
Askidas eurent beau dire et se démener, l’empereur écouta Pélage, examina l'affaire et l’on vit bientôt (543) paraître un édit, ou plutôt un véritable traité contre Origène, avec textes à l'appui et formules d’anathème.
La pièce était adressée aux cinq patriarches, individuellement. Ils étaient requis de la faire accepter par les évêques réunis autour d’eux ! et de l'envoyer dans
tous les évêchés et monastères pour recevoir la signa-
ture des évêques et abbés. Nul par la suite ne pouvait
être consacré évêque ou préposé à un monastère, sans
avoir condamné Origène et ses doctrines.
La soumission fut universelle: tout le monde accepta l’édit. On n’a pas connaissance que personne ait protesté contre cette forme extraordinaire donnée aux
jugements dogmatiques. Askidas et Domitien signèrent
comme les autres. C’est seulement en Palestine que l’opposition se produisit, précisément dans ce monde monacal que l’on avait voulu pacifier. Askidas n’abandon-
nait pas ses amis. Son influence était telle qu’il n'avait
pas même besoin de se cacher pour les soutenir. L’édit
impérial, avec les signatures des cinq patriarches et de
- ! La condamnation d'Origène par Vigile est mentionnée dans Cassiodore, Inst. div. Pitt.
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leurs épiscopats respectifs, demeura lettre morte pour les moines de Palestine !.
Toutefois le métropolitain de Césarée gardait ran- | cune à Pélage d’avoir provoqué la publication de ce
document désagréable. Il ne chercha pas longtemps sa
vengeance. Parmi sés adversaires de Palestine, il y .
avait des partisans de la théologie d’Antioche. L’abbé
de Mar-Saba, Gélase l’antiorigéniste, passait pour être
un grand admirateur de Théodore de Mopsueste. D’autres autour de lui partageaient ses sentiments. Ce con-
flit était très naturel. On sait à quel point Origène et
Théodore étaient peu d’accord sur l’exégèse des Ecri-
tures. Théodore avait écrit contre les allégoristes. Il y.
avait plus de cent ans que les cyrilliens, orthodoxes où
dissidents, appelaient de leurs vœux une condamnation de ce docteur, plus qualifié sûrement que Nestorius lui-
même pour endosser la responsabilité du nestorianisme ?,
Une de leurs plus graves objections contre le con- 2
cile de Chalcédoine, c'est que, loin de condamner Théodore, il avait parlé de lui avec éloge. Ils lui reprochaient aussi d’avoir réhabilité Théodoret, auteur de tant d’écrits contre le bienheureux Cyrille, et Ibas d'Edesse qui l’avait malmené si fort dans sa lettre à Maris. En un temps où le gouvernement prenait et perdait tant de peine pour se concilier les monophysites,
il semblait naturel que l’on accordât à ceux-ci la sa-
1 Cyrille de Scythopolis parle d’un évêque de sa province, Alexandre d’Abila, qui refusa sa signature. (Vita Sabae, c. 86). ? T. III, p.396; ci-dessus, p. 4.
tisfaction de voir réprouver des auteurs que Cyrille avait combattus ou qui avaient mal parlé de lui. Sans doute il n’était pas ordinaire que l’on condamnât des personnes mortes dans la paix de l'Eglise; mais ne venait-on pas de condamner Origène ? *.
En suivant cette idée, ce n’est pas seulement à l’abbé Gélase que l’on pouvait faire pièce. Pélage aussi, Pélage surtout, le représentant en Orient de l’église romaine, Pélage serait atteint. Au concile de Chalcédoine et ailleurs, les trois évêques en question avaient joui du patronage romain. C’étaient, en quelque sorte, des protégés de Rome. Les faire réprouver, c'était porter un coup droit aux Occidentaux. Comme, du reste, il était à prévoir que les Occidentaux ne se laisseraient pas faire, c'était un grave conflit, peut-être un schisme, qui se préparait. Askidas ne recula pas devant cette perspective. Justinien passait volontiers ses soirées dans la bibliothèque du palais, entouré de moines ‘et d’évéques, discutant avec eux des questions de théologie. C’est dans ce laboratoire que l’on avait préparé le décret contre Origène. On y prépara aussi l’édit contre
les Trois Chapitres ”?, avec une ardeur d’autant plus
! Liberatus qui, pour sa thèse, a besoin que Théodore de Mopsueste soit le premier auteur condamné mort, sans l’avoir été de son vivant, dit bien (c. 28): Origenes damnatus est mortuus, qui vivens olim fuerat ante damnatus. Mais cela est inexact. Origène ne fut, de son vivant, l’objet d'aucune condamnation doctrinale.
? Tria Capitula, les trois choses ou trois points, c’est à dire : 1° Théodore de Mopsueste, sa personne et sa doctrine; 2° Certains livres de Théodoret; 8° La lettre d’Ibas à Maris.
grande que l’on avait réussi à faire miroiter devant l’empereur la perspective d’un résultat vraiment sérieux. Les Monophysites, rebelles à tant d’avances, ne pouvalent manquer d’être touchés de celle-ci et de céder enfin à l’évidente bonne foi des orthodoxes. Théodora, toujours sensible aux égards que l’on accordait à ses protégés, entra dans les vues d’Askidas et seconda son mari. De tout ce concours il sortit un nouveau décret, dont le texte s’est perdu et dont la date précise demeure inconnue. Il dut être publié en 544.
Comme le précédent, il fut envoyé aux cinq patriarches, avec prière de le signer. C’est ici que les difficultés commencèrent. Pélage était rentré à Rome; mais il y avait un autre nonce à Constantinople, le diacre Etienne. Celui-ci prit tout de suite une attitude d'opposition. Cela fit réfléchir le patriarche Ménas, qui se défendit longtemps: il finit toutefois par se soumettre. Alors Etienne se sépara de sa communion. Ephrem d'Antioche résista aussi: c’étaient, en somme, des gloires de son Orient qu’on lui demandait de condamner. 11 fallut le menacer de déposition. On le menaça: il céda. Zoïle d'Alexandrie signa dans les mêmes conditions; Pierre de Jérusalem mit ses moines en mouvement; ils manifestèrent, par son ordre, contre la condamnation; mais on eut raison d’eux et de leur chef.
Toutes ces adhésions, pourtant, étaient conditionnelles: les envoyés de l’empereur spécifiaient partout
que Rome serait consultée. Ménas avait protesté que,
-176 ces CHAPITRE V. SEA
si le pape refusait sa. signature, il aurait le droit de retirer la sienne !. ; Ainsi, en Orient, la condamnation n’était que pro-
visoire. Il fallait obtenir le consentement du pape Vigile.
Celui-ci, on l’a déjà vu, était un homme de médiocre caractère. Les Romains ne l’aimaient pas. On n’avait oublié ni ses intrigues pour obtenir la succession de Boniface II, ni les circonstances dans lesquelles il avait recueilli celle de Silvère. Il passait pour un homme avide, violent, cruel même ?, et beaucoup le rendaient responsable de la fin tragique de son prédécesseur. Sur son orthodoxie, il courait des bruits inquiétants. Une
lettre aurait été secrètement adressée par lui aux trois
patriarches monophysites, Théodore, Anthime et Sévère, par laquelle il déclarait que ses convictions intimes concordaient avec les leurs, qu’il répudiait les deux natures et condamnait Paul de Samosate, Diodore, Théodore, Théodoret avec leurs partisans. Ce document d’une authenticité douteuse circulait et contribuait à diminuer
l'estime déjà bien faible que l’on avait pour Vigile *,
* Facundus, Pro def., IV, 3, 4. :
? V. les traits conservés dans le Z. P, Les détails paraissent légendaires, au moins en partie; maïs li téristique.
Ce document (J. 909) est-il authentique ? Nous n’en avons pas le texte entier, ou plutôt, si la lettre elle-même nous est parvenue intégralement, dans Liberatus, 22, et Victor de Tunnunum (a. 542); la profession de foi Y annexée ne se trouve que dans Liberatus et encore en fragments. Il est facile de voir que l’auteur a voulu se donner l’air de réprouver les points les plus choquants — au point de vue monophysite — de la lettre
mpression esb carac-
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ORIGÈNE ET LES TROIS CHAPITRES AS Cr
Cependant il ne se rendit pas à la première som-
mation. L'état de l'Italie lui fournissait des raisons de
penser à autre chose qu'aux anciens docteurs d’An-
tioche.
Après les premiers succès de Bélisaire, les Gtoths
s'étaient repris. Ralliés maintenant autour d’un chef …
sérieux, Totila, ils s'employaient efficacement à recon-
de Léon à Flavien: Non duas Christum confitemur naturas, sed +
ex duabus naturis compositum unum Filium... Qui dicit in Christo duas formas, 'unaquaque agente cum alterius commu-
nione et non confitetur unam personam, unam essentiam ana-
thema... Qui dicit quia hoc quidem miracula faciebat, hoc vero
passionibus succumbebat et non confitetur miracula et passiones unius eiusdemque, etc. a. s. Cependant les correctifs introduits
par les ef non reprennent en partie ce que l’on a d’abord con-
cédé. De telles ruses semblent indiquer une personne très dis- Le,
simulée, qui cède, il est vrai, mais cherche à se garder: L’existence de cette pièce est attestée, non socemelber Liberatus et Victor, qui la reproduisent plus ou moins complètement, mais par Facundus (Adv. Mocianum, P. L., t. LX VII, p. 861: de ipsius episcopi Romani chirographis, vel prius ambitionis impulsu, cum fieri arderet episcopus, vel postea venalitate etc.) et, ce qui est beaucoup plus grave, par Pélage lui-même, qui devait être au courant de tous les secrets de Vigile. Voici ce qu’il dit dans le livre V de son ouvrage, récemment retrouvé, mais encore inédit, contre le Ve concile œcuménique : Leo papa Urbis Romae quem
Vigilius tanto nomine anathematizando secretius manu proprid
dogmata ipsius condemnawvit (f. 161 du ms.). On peut dire que tous ces auteurs et Pélage lui-même, sont des adversaires de Vigile, des défenseurs acharnés des Trois Chapitres et que la
pièce peut avoir été forgée dans leur milieu. Mais ceci est plus
que douteux. En tête de la lettre figure, comme celui d’une personne vivante, le nom de Sévère mort en février 588; elle se donne donc comme ayant été écrite au commencement du pontificat de Vigile, pendant que Vitigès assiégeait Rome. Du reste son énumération des auteurs à réprouver ne coïncide pas avec celle des décrets contre les Trois Chapitres. Elle est donc,
Ducuesne, L'Église au VI siècle. 12
tion, avaient dû les laisser reprendre Naples et menacer Rome. L'investissement de la vieille métropole com- = mençait à se resserrer, quand, le 22 novembre 545 ! le pape s’embarqua soudainement pour Constantinople.
authentique ou non, antérieure à cette affaire et n’a aucun
. rapport avec elle. La situation qu’elle vise, c’est celle de la date:
__ qui lui est assignée par le fait qu’elle suppose Sévère encore vivant; ce qui a préoccupé son auteur, ce sont les tentatives de
l’empereur Justinien pour arriver à une conciliation avec les
Monophysites. Or il est remarquable que ceux-ci ne parlent ja- mais de la lettre de Vigile, si intéressante à leur point de vue. Ceci est un argument fort grave contre l’authenticité. Il faut dire aussi que le document, par l’excès même des concessions qu’il fait aux monophysites concorde mal avec l’attitude que: # Justinien avait prise en ces -affaires et qu’il ne cessa de recom- mander aux pes: concéder aux dissidents tout ce qu’on pou- vait leur concéder, en conservant intacte la situation du con-
cile de Chalcédoine. L'empereur n’entendait nullement être ra-
mené à l’Hénotique et à son silence plus ou moins respectueux ;
à plus forte raison à l’interprétation de cette pièce par Sévère
et consorts. Théodora, elle-même, était personnellement favo-
rable à cette interprétation; aussi tout ce qu’on raconte sur-
les espérances qu’elle fondait sur Vigile et sur le mal qu’elle.
se donna pour l’élever à la papauté s'accorde bien avec le sens.
de la lettre. Si Vigile ne l’a pas écrite, ce qui me paraît de
beaucoup le plus probable, il est possible qu’on lui ait demandé.
de l’écrire, et même qu’on l'ait rédigée pour la présenter à sa
signature. Fût-elle authentique, cette pièce, nécessairement se-
crète, serait de très faible importance. Quel usage l’impératrice
et ses patriarches in partibus auraient-ils pu faire d’un docu-.
ment occulte? Ce qu'il leur eût fallu, c’est une déclaration pu-
blique du pape. Or, Vigile (J. 910) s’est toujours déclaré pour-
de concile et pour Léon, contre Anthime, Théodore et Sévère 5
__ aucune défaillance ne peut lui être imputée.
: ! Sur la date, v. L. P., t. I, p. 300, n. 12.
ORIGÈNE ET LES TROIS CHAPITRES 1m. :
Son départ n'était pas volontaire !: Théodora Pavait à fait enlever pendant une cérémoine qu'il célébrait à l’église Sainte-Cécile. Pendant que le navire où il avait pris place appareillait dans le chenal du Tibre, des cris
divers s’élevaient à sa portée. Les uns vomissaient con- tre un pape détesté et que l’on croyait tombé en dis grâce les injures les moins distinguées; les autres pré ‘occupés des séductions qui pouvaient agir sur ce caractère si faible, lui criaient de ne pas condamner les Trois Chapitres ?. Toutes ces vociférations finirent par. s’éteindre dans l'éloignement et Vigile fit voile pour la . Sicile. | Il y rencontra l’évêque de Milan, Datius, qui venait de Constantinople ; il fut rejoint par des délégations e envoyées de Sardaigne et d'Afrique. Tout ce monde était très monté contre le nouvel édit et convaincu qu ie n'aurait d'autre effet que de détruire l'autorité du concile de Chalcédoine. Le patriarche d'Alexandrie manifestait le regret d’avoir apposé sa signature à l’édit *. Vigile trouva le moyen d’atermoyer. Il ne s'était pas encore prononcé quand, à l’automne de 546 *, il se décida à franchir la mer et, par la Grèce et l’Illyricum,
s’achemina vers Constantinople. Sur la route il recueillit
1 C'est ce que dit le Z. P. et son témoignage est confirmé sur ce point par la lettre des clercs italiens (P. L., t. LXIX, p. 115): prope violenter deductus.
# L. Pt. I, p.297; cf. Facundus; Pro def., IV, 5,
3 Facundus, .c. et Adv. Mocianum, P. L., t. LX VII, p. 862.
4 Il était le 14 octobre à Patras (Agnelins, L. P., Ravenn.
eccl., 70). -
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