ROIS CHAPITRES
ORIGÈNE ET LES T voulait des actes. Que l’empereur rendit à l'Eglise la paix qu’il avait travaillé, trente ans auparavant, à lui
assurer: le pape n'en demanderait pas davantage et sortirait de Sainte-Euphémie, ae
Les envoyés de l’empereur se retirèrent. En les congédiant, Vigile les pria d'engager leur maître à s’abs-
tenir de tout rapport avec les excommuniés, bien que
la sentence qui les frappait n’eût pas encore été af fichée publiquement. Re mi
En réponse à cet acte de vigueur, Justinien fit par-
venir au pape une lettre pleine de menaces et d’injures. C'était un mauvais présage. Voyant arriver l’heure de la violence, Vigile se décida à faire un appel solennel
à l'Eglise catholique tout entière. Il écrivit une longue
lettre encyclique, où il rappelait les violences exercées
contre lui au mois d’août précédent, les scènes de Saint-
Pierre in Hormisda, sa fuite à Chalcédoine, les ambas-
sades et les tentatives pour le faire sortir de son asile. Puis venait une profession de foi aussi explicite que possible, notamment sur son attachement au concile de
Chalcédoine, sans aucune mention des Trois Chapitres.
Au moment où il allait signer cet acte, le dimanche %
4 février (552), on annonça un nouveau message de la cour. L'empereur renouvelait, une fois encore, ses offres de garanties et de serments. Vigile, dans le calme
d’une résolution prise et d’une conscience satisfaite,
voulut qu’on
malheurs qui allaient survenir. Il répondit que, quant
à lui-même, il n’avait rien à changer aux décisions déjà
pût rejeter sur son obstination les