‹ L'eglise au VI siecleChapitre 40 sur 105 · livre manque entièrement, ainsi que le début du second et la · texte numérisé non relu

livre manque entièrement, ainsi que le début du second et la

fin du sixième. Il n’a pas encore été publié; je cite le manuscrit directement sous la rubrique de 7n def(ensione).

? Les deux premiers ouvragres sont perdus; c’est unique- . ment le troisième qui s’est conservé, et en partie seulement.

était au clair là dessus, lui qui avait rédigé et contresigné le Constitutum de 553, et dressé la liste des soixante propositions théodoriennes condamnées par cet acte pontifical. L’anathème prononcé contre l’auteur fixait plus clairement les idées sur son système, mais il ne l’atteignait pas dans sa situation dernière, laquelle était à l’abri de toute sentence humaine. Quant à Ibas et à Théodoret, dont tout le crime était d’avoir malmené saint Cyrille et ses anathématismes, il était bien dur de les flétrir seuls pour une faute que tant de gens avaient commise de leur temps. L'église romaine s'était, on l’a vu, tenue sur la réserve, un siècle durant, au sujet de ces anathématismes, pour lesquels on déployait maintenant un si grand zèle. Isidore de Péluse, Gennade de Constantinople, saints personnages dont la mémoire demeurait très vénérée, s'étaient exprimés sur Cyrille en termes bien peu sympathiques. Pourquoi les laissait-on tranquilles ? C'était, disait Pélage !, parce qu’ils n'avaient pas été du concile de Chalcédoine et qu’ils ne pouvaient servir à attaquer celui-ci. Il avait bien raison. C’est évidemment pour le même motif que, dans l'affaire des Trois Chapitres, on laissa en paix Diodore de Tarse. Il n'avait pas été question de lui à

Chalcédoine., Là était le point difficile. Seulement il

l In def., f° 185. Il raisonnait ainsi sur cette façon de classer les gens en orthodoxes et hérétiques suivant qu’ils louaient où blâmaient saint Cyrille: «Si laus s. Cyrilli et non professio fidei suae quemlibet catholicum faceret, ergo Eutyches atque Dioscorus sed et Severus qui eum plurimum laudaverunt, catholici sunt».

faut considérer que, quoi qu’il en fût des intentions secrètes d’Askidas et de la façon dont la condamnation des Trois Chapitres pouvait être envisagée par les Monophysites, ni l’empereur Justinien, ni l’épiscopat grec n’entendaient faire pièce au concile de Chalcédoine, Ce concile ne saurait être rendu responsable des enseignements de Théodore de Mopsueste ; il les avait réprouvés implicitement, en condamnant Nestorius. Il n'avait non

plus rien décidé sur la personne ou la mémoire de ce

personnage. De ce côté donc on ne saurait relever aucune contradiction entre les deux conciles. À l'égard

d’Ibas et de Théodoret, leurs dispositions, cela est clair,

offrent une grande divergence. En 451 on n’était point blâmé pour avoir maltraité les anathématismes ; en 553, c'était un cas des plus graves. L'ambiance était changée. En ce qui regarde les décisions des deux assemblées, il faut noter d’abord que celles de 553 ne touchent pas aux personnes d'Ibas et de Théodoret, qui seules avaient été en cause au concile de 451. Le concile de Chalcédoïine avait réintégré Ibas et Théodoret dans leurs évêchés respectifs; le concile de Constantinople ne taxa pas cette réhabilitation d’injuste ou

d’imprudente ; il ne s’en occupa pas. Les pères de Chal-

cédoine n’avaient ni condamné, ni examiné les écrits

de Théodoret; ceux de Constantinople avaient toute latitude. C’est pour la lettre d’'Tbas qu’il y avait le plus de difficulté. On l'avait lue au concile de Chalcédoine. Son innocuité avait été visée dans plusieurs des votes

qui furent émis en faveur de la réhabilitation de l’évêque

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