‹ L'eglise au VI siecleChapitre 61 sur 105 · PR TT · texte numérisé non relu

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COPTEs ET JACOBITES

ment pour le bien des textes bibliques, mais aussi pour lunion de leurs églises. C’est sansidonte à leur insti- | gation que le patriarche Athanase, le chef des Jacobites | de Syrie, se transporta, lui aussi, en Egypte et fut reçu ki à l’Ennaton, par le patriarche Anastase Apozyganos. Celui-ci avait succédé, en 604, au subtil et tenace Da-

mien. Le patrice Nicétas paraît s'être intéressé à l'union;

un de ses lieutenants, de confession monophysite, 2 à employa avec zèle. Enfin, après bien des pourparler on réussit à s'entendre: les deux patriarches eu une longue formule d’union ?, et il fut convenu que ni. ; Damien ni Pierre de Callinique, les premiers en querelle, ne seraient rayés sur les dyptiques de leurs églises respectives. Antioche et Alexandrie étaient enfin d’accord. Il était temps: au moment où fut signée cette convention, les Perses arrivaient du côté de Péluse *. Anastase, le patriarche copte, mourut peu après

. (18 décembre 606). On le remplaça par un certain Andronic qui, les Byzantins partis, s'installa à Alexandrie et vo

. demeura jusqu’à sa mort (623). A Constantinople, on avait, il est vrai, nommé, pour gérer le patriarcat après

Jean l’Aumônier, ‘un certain Georges, auteur d’une vie +

1 Voir cette pièce dans Michel, X, 26, avec une lettre fort curieuse d’Athanase à l’évêque d’Amid Cyriaque. Au chap. suivant figurent des extraits d’une lettre du patriarche d'Alexandrie à celui d'Antioche une circulaire de celui-ci aux évêques de son ressort. Voir aussi le récit tardif de Sévère d’Aschmou- -néin; ?. Or., t.1I, p. 480.

? Sur la date, v. la discussion de Alfred J. Butler, The arab conquest of Egypt, Oxford, 1902, p. 498.

Te de saint Jean Chrysostome ”. Quand Andronic mourut,

l’année même de l’hégire, il eut pour successeur Ben- jamin, qui vit la conquête arabe et lui survécut même

| assez longtemps *?

1 Ce Georges paraît avoir été plutôt un administrateur

d'intérim qu’un patriarche proprement dit. Il ne fut nulle- ment déposé pour faire place à Cyrus (631), avec lequel il pa-

‘ raît avoir vécu en bons termes; il fut même employé par lui

| dans son administration (Jean de Nikiou, p. 574).

? Noter la différence des traitements dont les patriarches ‘orientaux furent l’objet de la part des Perses. Les dissidents

sont laissés libres, et, le premier moment passé, exercent leur autorité sans le moindre obstacle. Les conformistes, considérés

plutôt comme des fonctionnaires impériaux que comme des

chefs religieux, sont suspects. Le patriarche de Jérusalem est

emmené à la cour de Ctésiphon; on ne le relâchera qu'à la paix; celui d'Alexandrie, sûr de ce qui l'attend, prend les devants et s’enfuit. À Antioche, il n’y avait personne.

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