‹ L'eglise au VI siecleChapitre 64 sur 105 · ps · texte numérisé non relu

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£ ratio) correspondant à ses deux natures, ce qui est la : doctrine de Chalcédoine, n’en possédait qu’une seule. A cette idée les Monophysites arrivaient en partant de l’unité de nature, leur dogme fondamental ; Serge, que retenait le décret de Chalcédoine, ne pouvait suivre ce

chemin; il partait de l’unité de personne, et, rattachant

la faculté d’agir non pas à la nature, mais à la per-

botte de dot de dose dpt

sonne, il concluait tout comme les dissidents à l’unité

«d'énergie». C’est la doctrine du monénergisme. En l’admettant on mettait la main dans l’engrenage mono-

physite: une fois concédé que la faculté d'agir est af-

faire de personne et non de nature, on ne voit pas

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bien pourquoi il n’en serait pas de même d’autres fa-

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cultés, et, de fait, la question ne tarda pas à se poser pour la volonté : le monothélisme entra en discussion à 1 #34 la suite du monénergisme. C’est même lui dontlenom est resté à cette nouvelle agitation doctrinale. Pour le moment, Serge posait le problème sur le de terrain de la tradition. Il disait volontiers que, jusqu’à lui, la doctrine de l’Incarnation n'avait pas été en- visagée sous cet aspect parmi les auteurs orthodoxes. Aucun d’entre eux n’avait parlé d’une ou deux « éner- EP. gies ». S'il était démontré qu’un traité d’'Euloge, pa- triarche melkite d'Alexandrie, dont on a publié quel-

ques fragments !, est réellement de lui, il faudrait dire

! Bardenhewer, dans le Theologische Quartalschrift de 1896. Il est inconcevable que cet écrit ait échappé à l’attention de tous les controversistes du VII siècle et à Photius lui-même, Æ qui pourtant s’est fort occupé d’Euloge (cod. 208, 225-227, 230).

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