‹ L'eglise au VI siecleChapitre 75 sur 105 · F0 PEN · texte numérisé non relu

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l’Ecthèse et du Type. Mais on ne mettait jamais les empereurs en cause. Quand ils faisaient des sottises, on

trouvait toujours quelque patriarche pour en endosser

la responsabilité.

Ce qu'il y a de plus criant, c’est qu’on ne dit pas

un mot des deux personnages les plus en vue dans

toute cette affaire, de ceux à qui elle avait coûté la.

liberté et la vie, du moine saint Maxime et du pape

saint Martin. Dans l’énorme dossier du VI° concile, on

chercherait en vain le nom de Maxime; quant à Martin,

son successeur Agathon n’en dit mot, si ce n’est dans

l’adresse des 125 évêques et encore seulement en rap-

pelant que c’est de son temps que se tint le concile de Latran. Dans lé reste des pièces et des procès-verbaux,

il n’est plus question ni de lui, ni de son concile. Ici encore la politique a joué son rôle. Maxime et Martin, celui-ci surtout, avaient été dès le temps de leur arres-

tation et même avant, présentés au public comme des

séditieux, des conspirateurs, compromis dans les révoltes de Grégoire et d’Olympius. Pour le gouvernement de Constantin Pogonat, c’étaient des condamnés de droit commun; la peine capitale, dans laquelle ils avaient péri, entraînait la condamnation de la mémoire, l’infamie. Sur ce point, le fils de Constant II fit‘respecter les sentences rendues au nom de son père et.

par ses ordres. C’est au pape Martin, c’est à Maxime

et à ses fidèles compagnons qu'était échu le plus dur

de la lutte: ils avaient été à la peine. Ils ne furent pas à l'honneur.

Om ‘

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