Ë LA CRISE MONOTHÉLITÉ PANNE A TES
En dépit de sa subtilité, la question du monothé- lisme avait trop longtemps occupé et passionné Constan-
4 tinople pour que toute agitation ait pu disparaître | aussitôt le concile terminé. Il y avait un demisiècle yes . que l’on prônait, à l’évêché et dans les chaires, la doc £ ne | trine qui venait d’être flétrie comme hérésie; un demi- 46
siècle que le gouvernement avait cherché à l’imposer, même par la force brutale. Les quelques récalcitrants . que l’on expédia au pape laissaient derrière eux des | passions mal éteintes. Tant que vécut Constantin Po- 4e EX gonat, les choses allèrent à peu près bien. Mais quand ne. il fut mort (septembre 685), le patriarche Georges, qui le
suivit de près dans la tombe (février mars 686), eut pour Re. successeur ce même Théodore que l’on avait écarté pour 34 lui faire place. Les sentiments de celui-ci n'étaient guère favorables au concile, et cela ne tarda pas à paraître. Justinien II, le nouvel empereur, n'avait que seizeans à la mort de son père: il annonçait les plus fâcheuses DU. dispositions: son règne est peut-être le plus abomina- 1 ble de toute la série des règnes byzantins. Toutefois