‹ L'eglise au VI siecleChapitre 80 sur 105 · SET AL · texte numérisé non relu

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torisés de ses nombreux sujets. Parmi ceux auxquels il eut d’abord affaire, le plus qualifié était Remigius (Remi), métropolitain de Reims. Au temps de Sidoine ! on vantait sa littérature et son éloquence. Maintenant, en face des devoirs nouveaux et difficiles qui s’imposaient à lui, on songeait davantage à ses vertus. Remi avait déjà une vingtaine d’années d’épiscopat. Il connaissait les princes francs de Tournai et semble avoir

été en rapports personnels avec Childéric. Aussitôt que

Clovis fut devenu roi et qu'il eut été chargé d’admi-.

nistrer la Seconde Belgique, il lui écrivit sur un ton très paternel, lui rappelant les devoirs de sa charge et l’exhortant, en particulier, à s'entendre avec «ses» évêques, pour le bien de sa province ?.

Cela ne devait pas sembler impossible. On avait vu tout récemment, à Trèves un commandant franc, le comte Arbogast, vivre en bons termes avec son évê-

que, entretenir même des rapports aimables avec Si-

doine Apollinaire et Auspice de Toul. Arbogast, du reste, |

était chrétien. Les prélats de la Seconde Belgique ne

demandaient, eux aussi, qu’à s'entendre avec les con-

quérants et souhaitaient fort de les convertir, eux et leur roi. Leurs désirs furent bientôt secondés par la

femme de Clovis, Clotilde, qui s’y employa de toutes ses prières et de toutes ses exhortations. Elle venait

1 Sidoine Ap., Ep. IX, 7.

2 Sacerdotibus tuis debebis deferre et ad eorum consilia semper recurre[re|. Quod si tibi bene cum illis convenerit, provincia tua melius potest constare. Ep. Austras., 2. Aa

3 Ci-dessus, p. 489, n. 1.

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