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qui, malgré son peu d'importance dans la direction de l'épiscopat franc, comportait cependant quelques relations épistolaires et autres. Il y avait aussi le patrimoine : le saint-siège possédait de ce côté quelques propriétés dont la gestion entraînait des rapports avec les notables du pays. Le patrice Placide, père de l’archevêque Sapaudus, avait géré ce petit domaine !; après lui on voit d’autres patrices, Dynamius, Aregius, rendre le même service aux papes successeurs de Pélage ; même les évêques d'Arles, Licerius par exemple, s’en occupaient quelquefois. Mais ils avaient une tendance à prolonger dans cette direction leurs pouvoirs de vicaires pontificaux et à retenir pour leur église des revenus
qui devaient aller à Rome. Saint Grégoire s’en plaint
quelquefois et l’on voit que l’administration des pa trices lui agrée mieux que celle des évêques. Il finit
par arranger les choses en nommant un recteur romain, le prêtre Candide, dont il est souvent question dans sa correspondance. |
À la différence des recteurs italiens, le recteur de
Provence n’avait aucune compétence religieuse. Dans
Péglise byzantine, les recteurs de patrimoine surveillaient le clergé, même et surtout les évêques ; ils avaient le droit de requérir la force publique et il n’était pas
rare de les voir s’en servir pour contraindre des pré-
lats récalcitrants et au besoin les expédier à Rome.
romaine y avait pris pied par l'institution du vicariat,
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