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fond, et la suite des événements le fit bien voir, la population demeurait fidèle à sa foi.
Cependant Léovigild procédait sans se presser à la répression de la révolte. Installé fortement à Séville, Herménégild donnait la main, d’un côté aux Byzantins de nouveau maîtres de Cordoue !, de l’autre, au roi suève Mir, qui marcha, en effet, à son secours. Mais Mir ne résista pas au climat de l’Andalousie; il dut revenir en Galice où il mourut. Pendant ce temps, Léovigild assiégeait Séville et la serrait si étroitement que le fils rebelle se vit réduit à s'enfuir à Cordoue. Les Grecs, dit-on ?, le vendirent à son père qui l’exila à Valence. Ingonde, restée entre les mains des Grecs, fut par eux expédiée à Constantinople; elle mourut en route. Toute cette aventure avait duré cinq ans (579-584). Une autre année n'était pas écoulée qu'Herménégild mourait assassiné par un certain Sisbert, qui, sans doute, n’avait pas agi pour son propre compte ©.
1 Is l’avaient perdue dans les premières années de Léovigild.
? Grég. de Tours, Hist. Franc., V, 38.
* Sur cette histoire nous avons plusieurs témoignages con- :
temporains et sincères, mais discordants, les narrateurs ne se plaçant pas au même point de vue.
1° Le moine (plus tard évêque) Jean de Biclar, exilé pour la foi sous Léovigild, auteur d’une chronique qui va de 567 à 590, où les hauts faits du roi sont enregistrés avec une impartialité vraiment bien méritoire.
2° Isidore, dans son Historia Gothorum; il s'inspire lar-
gement de Jean de Biclar, auquel, notamment, il doit la brève mention qu'il fait d’'Herménégild.