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Léovigild avait le dernier mot. Les rois francs à s’'émurent, à la vérité, du sort d’Ingonde et de son mari; Grontran envoya une expédition en Septimanie : mais elle tourna mal. Reccarède, qui conduisit la dé-
3° Grégoire de Tours (Hist. Franc., V,38; VI, 18, 40, 48; VII, 2 / 28), bién plus circonstancié que les deux auteurs espagnols, renseigné par les diplomates francs et wisigoths qui circu- RE: laient entre les cours de Chilpéric, Gontran et Léovigild; ses récits sont, comme toujours, fortement dramatisés et fourmi lent d’inexactitudes de détail. re
4 Grégoire le Grand (Dial. III, 31; cf. sa lettre à Léandre, d d£ ‘4 en tête des Moralia), informé par Léandre de Séville et par 2 d'autres personnes venues de l’Espagne byzantine. % Ke
5° Paul d’Emerita, auteur de De vita PP. Emeritensium (P. L., t. LXXX, p.115) qui écrivait aux environs de l’année 630. ne:
Jean et Isidore ne voient en Herménégild qu’un rebelle; ni l’un ni l’autre ne mentionnent sa conversion au catholi- +4 à cisme ; quant à sa mort, Isidore n’en dit mot, Jean l’enregistre comme un assassinat ordinaire. Grégoire de Tours en faitautant, tout en attribuant le crime à Léovigild (Hist. Franc., VIII, +28) 28, filium... morti tradidit), mais il blâme énergiquement Her- ‘AC HU ménégild d’être entré en guerre contre son père : nesciens miser Fe | iudicium sibi imminere divinum, qui contra genitorem, quamlibet hereticum, talia cogitaret. (Hist. Franc., VI, 48). Pour saint Gré
-goire le Grand, Herménégild est un martyr. Paul d’'Emerita, qui a lu son récit, en reproduit une expression, Rechaderus rex non patrem perfidum sed fratrem martyrem sequens, seule- 0 ment aux deux mots fratrem martyrem il substitue (ce. 16) “8e Christum Dominum; et cela est d'autant plus significatif que |
d l’auteur est très dur pour Léovigild. Les livres liturgiques et Ne: calendriers d’Espagne antérieurs à la reconquête sur les Maures Fe ne nous ont conservé aucune trace d’un culte rendu à Hermé- “TE négild. Il ne faut attacher aucune importance à un passage du F2
De vana saeculi sapientia, de Valère, moine galicien du VITe siècle, où Herménégild figure, lui troisième, dans une liste de «rois martyrs». Les deux autres sont le césar Crispus, fils de Constantin, et Auceia, personnage imaginaire, héros d’une lé- k a ne
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; EE y conquit quelques lauriers 1 Pendant ce temps, | Léovigild profitant des troubles intérieurs du royaume
suève, mit fin à son existence et l’annexa à l’état wi-
sigoth (585). Sauf la côte du sud-est où se maintenaient les Grecs, et quelques cantons montagneux dans
sement à
le nord, l’unité politique de la péninsule était désormais acquise.
Léovigild mourut en 586 (avril-mai), laissant un |
royaume agrandi, un trône affermi, une dynastie en
maladn.:…
train de se fonder. On lui reprochait son faste, ses impôts, ses procédés despotiques et surtout ses vexations religieuses, Le bruit courut pourtant? qu’à ses
nas. does chan
derniers moments il avait recommandé son fils Recca- rède à l’évêque Léandre. Quoi qu’il en soit, celui-ci
dé si d'in er,
ne tarda pas à devenir le conseiller du jeune roi. Son séjour à Constantinople, où Herménégild l'avait envoyé | pour les besoins de sa politique, ne l'avait pas trop compromis. On le savait profondément dévoué à la
4 caüse nationale, résolûment hostile à l’occupation by-
- Zantine*. Celle-ci l’avait chassé de son pays avec sa
mère, ses deux frères Fulgence et Isidore et sa sœur Le ca À +: ï gende tout à fait fabuleuse (Boll. 25 juin). Nous avons ici affaire non point à une tradition, mais à la fantaisie d’un auteur assez bizarre. Il s’est écoulé plusieurs siècles avant que le récit de saint Grégoire le Grand, transmis soit directement, soit par la chronique de Bède et les martyrologes historiques depuis Florus, ait exercé son influence, en ce point, sur les usages ecclésiastiques d’Espagne.
! Greg. Tur., Hist. Franc. VIIT, 80, 35, 838.
° ? Greg. M., Dial, III, 31. :
8 V. Regulà, c. 21, {P. L, t, LXXII, p. 892).
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Fe | Florentine Re hi = vécu “is le vies il s'était
; fait moine et telle était la considération dont il jouis-
se fit religieuse, et c’est pour elle que Léandre écri- | vit sa « Règle ».
Quelle qu’ait été l’influence de Déni sur Reccarède, il est. sûr que celui-ci, dès le dixième mois de son règne, c’est à dire au commencement de 587, se décida à embrasser le catholicisme, et s’appliqua à le faire embrasser par ceux de ses sujets qui jusqu'alors étaient restés ariens. Il les entreprit par la douceur;
les evêques ariens furent exhortés avec les explications, e colloques, instances, que les circonstances imposaient.
ee. à peu, le roi triompha de la PIÈPÈr dE convic-. s
mais comme. son peuple Pebaddénnait il en nr É grand chagrin et mourut subitement?, A Mérida l'é vêque arien Sunna organisa un mouvement de révolte, qui devait commencer par l'assassinat du métropolitain catholique Masona, et de Claude, duc de Lusitanie. Le :
1 Jbid., p. 878.
2 Greg. Tur., Hist. Franc., IX, 15.
or.
D aplot fut éventé et A chefs Fo La vise rene Goswinthe n’était pas étrangère à ces oppositions ; l’in-
succès de Sunna ne la découragea pas. On entendit :
bientôt parler d’un nouveau complot, organisé sous son - ae un autre ie Re US fut SR
par. mourir Ve son hérésie.
.. Deux années furent ‘employées à réduire les oppo- | * nos puis le roi voulut consacrer par une solennelle cérémonie l’union religieuse enfin obtenue. Il convoqua à Tolède un grand concile, qui s’ouvrit dans les pre- | miers jours de mai 589. Après trois jours de jeûnes et de prières, on tint une grande séance. Le roi parut dans l’assemblée des évêques, avec la reine Badda et un grand nombre de notables Goths et Suèves. Dans son discours il célébra l’union et présenta une profession de foi, à la- quelle étaient annexés les symboles de Nicée, de Cons- tantinople 1, et la définition de Chalcédoine ?, Recca- rède et Badda déclarèrent que telle était désormais leur croyance. Puis vint le tour des évêques ariens, ceux du moins que l’on avait réussi à convertir: firent les déclarations les plus formelles, précisées en une série d’anathèmes et en une formule d'adhésion aux trois symboles, Parmi les anathèmes on doit remar-