‹ L'eglise au VI siecleChapitre 99 sur 105 · LA · texte numérisé non relu

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de communiquer plus souvent. Mais on y tenait mé- ; : ,

diocrement, |

Vers la fin de sa vie, (636), saint Isidore de Séville fat interrogé ! par son collègue Eugène de Tolède (Eugène I”) sur l'é “eghie des apôtres entre eux. Ce prélat ne parvenait pas à trouver dans l'Ecriture des raisons de considérer saint Pierre comme investi d’une autorité spéciale. Saint Isidore dut lui rappeler le Tu es Petrus, le Pasce agnos meos et lui déclarer qu’on

m'est pas catholique si l’on refuse l’obéissance au pon- tife romain.

L’ignorance d'Eugène était vraiment inconcevable. Bien peu d’évêques devaient en être là. Cependant on était très susceptibles. Le pape Honorius s'avisa, vers le temps d'Eugène, d'adresser à l’épiscopat espagnol une exhortation à se montrer plus sévères (sans doute contre les Juifs, qu’alors on persécutait partout); le VI® concile de Tolède (638), s’en offensa et fit écrire

par l’évêque de Saragosse, Braulio, le meilleur lettré

que l’on eût alors, une réponse ? où le respect n'exclut pas une certaine vivacité. Braulio se plaint de ce que lui et ses collègues ont été traités de «chiens muets »,

locution que le pape avait citée comme d’Ezéchiel,

alors qu’elle est d'Isaïe, On n’omet pes de lui signaler cette petite faute.

Honorius était sans doute mort quand cette lettre

lui parvint. Elle semble lui avoir été portée par Taio,

i Isid., Ep. VIIL.

* Braulio, ep. 21 (P. Z., t. LXXX, p. 667).

CT sache avoir fait le voyage de Fo ll S'y. nquit des écrits et des souvenira de saint Grégoire, pour

Bicuel on professait en Espagne, et lui surtout, la plus

A l'affaire du monothélism 4

l'épiscopat espagnol prit aussi peu de part qu’à cel des Trois Chapitres. . Aucun nom d’évêque espagnol ne figure dans les listes du concile de Latran (649), ni au bas de l'adresse

| pape Agathon (679). C'est seulement quand tout fut terminé, à Rome et à Constantinople, qu’il est question de l'épiscéiné wisigoth. Encore ne se mit-il en mouvement que sur la demande du pape. Les lettres por tificales? arrivèrent en plein hiver. (683-6 34), juste

. au moment où le grand concile, da avait tenu session, venait de se disperser. On répondit par conciles provinciaux, en se réglant sur latitude et les for- ; mules de celui de Tolède, présidé et inspiré par le 4 célèbre Julien, la plus grande notabilité littéraire de ce: } temps-là. ÿ

* 1 Il nous reste de Taio un livre de «Sentences», centon. synthétique tiré des écrits de saint Grégoire. ? | 2 Ces lettres (Jaffé, 2119-2122), écrites au nom du pape Léon IT, étaient adressées à tous les évêques d’Espagne, au Fa roi SATA Erwige, au comte Simplicius, gouverneur du ter- Re ritoire byzantin, enfin à l’évêque de Tolède Quiricus, ce dernier +04 mort depuis quatre ans (679). Le messager qui devait les porter, fs un notaire Pierre, n’était pas encore parti quand Léon IT

mourut (3 juillet 683). Aussitôt élu, son successeur Benoît I

lui ordonna ‘de se mettre en route (J. Fe /

Bite fat accepté, 2 m ere Fanesi DR Late celui de Chalcédoine 1.

4 oe ble V® concile, celui des Trois Éapfrcnte et. Vr cela était d'autant plus manifeste que le pape, dans ses Se avait parlé du concile récent, comme étant le VE. L

s crut pas devoir s se D6 rner à un simple assentiment ; il ’empêtra dans des développements théologiques qu’on ne lui demandait pas, et s’attira ainsi des observations, ns *, il est vrai, du pape Benoît II. Loin de les accepter, il se rebiffa, et, dans la solennité d’un nouveau concile national (XVI* de Tolède, 688), il signifia au pape RE c'était lui qui s'était trompé, et que, si cette à fois, il n’était pas convaincu, on ne discuterait plus avec lui

Le ke. d’Espagne et son concile le prenaient de bien haut.

Cette querelle se perdit dans l'éloignement. Benoît Il était mort depuis deux ans quand Julien le traitait avec si peu de révérence. On ne voit pas que les papes ses successeurs aient donné suite à cette affaire. [1 semble qu’en Espagne le souvenir en soit deYeñu gênant; onle corrigea. On prétendit que les explications de l’évêque £ de Tolède avaient été accueillies à Rome avec la plus à grande faveur, et que l’empereur lui-même avait envoyé ses félicitations à J ulien $.

; ù * on t2 Conc. Tolet. XIV, es 7. À

? Adressées à un envoyé de Julien.

# Isidorus Pacensis, c. 26. ft

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et même en Italie. Elle pécherait même par une affectation soutenue qui en rend la lecture assez pénible. Le FN bibliothèques n'étaient pas rares; on en trouvait dans

les principaux évêchés, et de bien fournies en auteurs

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