‹ L'eglise aux tournants de l'histoireChapitre 10 sur 18 · LEÇON III · texte numérisé non relu

LEÇON III

AISSANT les morts ensevelir leurs morts, laissant crouler derrière elle l’édifice vermoulu de la civilisation romaine, l’Église catholique, nous l’avons vu, est allée aux barbares, et leur a confié ses destinées. Établie au milieu d’eux, choisissant parmi eux des collaborateurs qui s'appellent saint Boniface, Charlemagne, Alfred le Grand, elle s’est mise à l'œuvre dès le premier jour, et elle a préludé à la création d’un monde nouveau.

Œuvre immense et séculaire, et qui offre à l'esprit humain le plus émouvant des spectacles avec le plus fécond des enseignements. Ce n’est pas ici le lieu d’en tracer ne fût-ce qu’une esquisse, que j'ai essayée ailleurs :. Mon but est plutôt de montrer comment, au cours de son travail, l’Église se vit menacée de devenir ellemême la proie de la barbarie qu’elle voulait dompter, et de quelle manière elle parvint à traverser victorieusement cette crise.

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