‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 100 sur 270 · Narrât. Anast., n · texte numérisé non relu

Narrât. Anast., n

A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 151

liations réservées par l'Islam à tous les vaincus restés chrétiens. Ses patriarches eux-mêmes durent vivre au loin, tantôt à Diarbékir, tantôt près de Mélitène, et celui d'entre eux, Élie (709-724), qui obtint de bâtir une église dans les murs d'Antioche, n'obtint pas pour cela de s'y fixera Mais du moins TEglise jacobite conserva-t-elle son organisation reconnue. Et peut-être, moins travaillés de querelles intestines et de schismes, les monophysites syriens auraient-ils reçu, avec une reconnaissance plus large, autant de protection que leurs coreligionnaires égj'^ptiens.

§ e. — L'Église copte.

A l'arrivée d'Amrou, deux chefs religieux, Cyrus et Benjamin, se disputaient l'Egypte. Débarqué en 631 avec des pouvoirs dictatoriaux qui le faisaient patriarche ofliciel et préfet augustal, Cyrus s'efforçait de rallier à sa doctrine le plus possible d'eutychéens. Ordonné en 622, durant l'occupation persane. Benjamin gouvernait rimmensc troupeau monophysite, mais de loin et en cachette depuis 631 par crainte de son compétiteur -. Cette crainte agissait d'un bout à l'autre de la vallée du Nil : tous les diocèses recevaient peu à peu des pasteurs chalcédoniens ou soi-disant tels; des évoques hérétiques comme Pierre de Nikiou et Victor du Fayoûm acceptaient les définitions du quatrième concile; les populations elles-mêmes se convertissaient ou faisaient semblant de se convertir à l'orthodoxie ^

La venue des Arabes changea la situation. Comme

i. Chron. ceci., t. I, p. 208.

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