‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 103 sur 270 · Mansi, t. XI, col. î · texte numérisé non relu

Mansi, t. XI, col. î

♦. EuTYcints, col. 1123».

maintenu après la capitulation, saint Soplirone mourut sans recevoir de successeur. Quant au siège d' Antioche, vacant depuis 609, il resta vide longtemps encore de tout prélat résidentiel. Macédonius, Georges et Macaire, nommés patriarches par les empereurs, ne mirent jamais les pieds sur le sol de la Syrie. Si l'on peut hésiter à dire la même chose de Théophane, élu à Constantinople en 681 \ et de ses deux ou trois obscurs successeurs, il n'est que trop certain par contre que, vers 702, Antioche cessa pour quarante ans d'avoir un patriarche chalcédonien même nominal, tombant ainsi au même degré que Jérusalem ^.

L'Eglise de Jérusalem, pour revenir à elle, était passée des mains de Soplirone à celles de vicaires patriarcaux. Le premier de ceux-ci faillit être, de pcr l'intrusion , un évêque hétérodoxe, Sergius de Joppé; mais le pape saint Théodore P"", instruit de ses erreurs doctrinales, s'éleva contre lui et conféra tous les pouvoirs patriarcaux à l'orthodoxe Etienne de Dora^. Saint Martin P*", successeur de Théodore, continua la même politique en remettant la gestion des affaires à Jean de Philadelphie, assisté de quatre conseillers, parmi lesquels Théodore d'Hesbon et Antoine de Bacatha ^, Ce pape ordonna même que la juridiction du collège vicarial ainsi créé ne se bornerait pas au territoire ecclésiastique de Jérusalem : comme la doctrine de Macédonius, patriarche d'Antioche à Constantinople, ne laissait pas moins à désirer que celle de Sergius de Joppé, il enjoignit à Jean de Philadelphie de veiller aussi d'un œil attentif sur tous les intérêts spirituels du patriarcat syrien^. Plus tard, les vicaires patriar-

1. Mansi, t. XI, col. «84% 604'', 012% etc. ; Lib. pontif., t. I, p. 354.

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