‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 104 sur 270 · Mansi, t. X, col · texte numérisé non relu

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A L'APPARITION DE L'ICONOCLASME. 165

eaux de Palestine paraissent avoir été désignés sur place sans intervention du pontife romain. On ne connaît d'ailleurs comme tel que Théodore en 680 et 681 \ à moins qu'il faille y ajouter Anastase en 691. Ce dernier figure en qualité de pasteur de Jérusalem à côté de Pierre, pasteur d'Alexandrie, et de Georges, pasteur d'Antioche, parmi les signataires des canons promulgués sous Justinien II ^. Mais il faut dire, au moins pour Anastase et pour Pierre, que, s'ils les ont signés, c'est uniquement à titre de vicaires patriarcaux ou tout au plus à titre de patriarches non résidentiels créés sur le Bosphore. En effet, le premier évoque réel de Jérusalem après saint Sophrone fut un certain Jean dont la date d'élection se place vers 706 ^.

Ainsi gouvernés au spirituel, les melkites des trois patriarcats vécurent pour le reste d'une vie très précaire. Leur attitude au jour de la conquête leur valut pendant longtemps la suspicion des vainqueurs. Quand fut dissipé le souvenir de cette attitude, le vent n'était plus au libéralisme, même vis-à-vis des monophysites. Moavia bâtissait encore l'église d'Édesse à ses frais en 678 "*; Abdelmélek épargnait encore la basilique de Gethsémani en 690 ^; mais ce môme Abdelmélek ouvrait l'ère de l'intolérance dès 694, en proscrivant l'élevage des porcs et en inondant la Syrie du sang de ces animaux*''. Son fils Walid (705-715) marcliait dans la même voie : oublieux delà foi jurée aux Damasquins, il transformait h3ur cathédrale en mosquée; insouciant des dilhi'uUés inhérentes à la perception des impôts, il s'efforçait d'iutroduire la très rudimentaire complabi-

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