‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 106 sur 270 · De administr. impcrio, 47 col. ^i · texte numérisé non relu

De administr. impcrio, 47 col. ^i

Dès les premières années de son pontificat, nous lui voyons en mains, peut-être fabriquée par lui de toutes pièces, la lettre de Menas qui doit servir de base à la propagande monothélite ^ Dès avant 619, il communique avec Sergius, évêque monophysite d'Arsinoé en Egypte, et par lui avec Théodore, évêque monophysite de Pharan dans la presqu'île sinaïtique. Au premier semestre de 619, il a des relations épistolaires avec Georges Arsas, chef des paulianist^s d'Egypte^. En 622, il dirige de loin, discrètement, les conférences de Théodosio polis où Héraclius s'efforce en vain de conquérir Paul le Borgne, chef des acéphales de Chypre^. En 626, il pousse le même empereur à profiter de ses quartiers d'hiver en Lazie pour gagner Cyrus de Phasis, métropolitain de la contrée *. En 628, il soutient les prétentions de Sergius, évêque de Joppé, qui dispute le vicariat patriarcal de Jérusalem à Modeste, supérieur du couvent Saint-Théodose^. En 629, il dicte à Héraclius les conditions de l'entente à conclure avec Athanase, patriarche monophysite intrus d'Antioche ®. En 630 ou 631, il fait monter Cyrus de Phasis sur le siège patriarcal d'Alexandrie. En 633, il dirige en personne les discussions de Théodosiopolis où l'Eglise arménienne s'unit à l'Eglise byzantine ^. Le 3 juin de la même année, il voit les théodosiens d'Alexandrie accepter la communion de Cyrus et les neuf articles d'un acte d'union si monothélite que les plus fermes tenants de Dioscore et de Sévère peuvent s'écrier en le signant : « Ce n'est pas nous qui allons au concile de

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