‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 108 sur 270 · Mansi, t. XI, col. ÔST^-KM · texte numérisé non relu

Mansi, t. XI, col. ÔST^-KM

pas. Et voici la lettre synodale de Sophrone, le manifeste antimonothélite par excellence, qui retentit en 634 par tout l'univers ^ . « Que Sophrone se taise sur les deux énergies, et Cyrus sur l'énergie unique », s'obstine à dire Honorius^. Mais comment imposer le silence ? En 636, tandis que Sergius compose secrètement VEcthèse, tout le monde se passe de main en main les textes antimonothélites que Sophrone vient de recueillir, au nombre de plus de six cents, parmi les œuvres des Pères ^. Et à l'automne de 638, VEcthèse paraît sous le nom même de l'empereur^. Edit théologique d'un bout à l'autre, cette pièce défend de prêcher une ou deux énergies, mais elle n'admet, mais elle ne permet d'admettre dans le Christ qu'une seule volonté. Au lendemain de sa promulgation, Sergius mourant réunit un concile de prélats courtisans pour l'approuver et Pyrrhus, son successeur au patriarcat, s'empresse de l'approuver aussi dans un second synode^. L'hérésie va-t-elle triompher partout?

§ 11. — Rome et le monothéliszne.

A défaut de saint Sophrone, d'abord absorbé par l'invasion arabe, puis couché dans la tombe, les pontifes romains sont là qui défendront l'orthodoxie.

Honorius lui-même a ouvert les yeux et agi pour elle ^, avant de mourir le 12 octobre 638 Nul ne lui succédera, décrète Byzance, qui n'ait préalablement contresigné VEcthèse. Séverin, l'élu des Romains, ne la

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