‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 110 sur 270 · Mansi, l. X, col · texte numérisé non relu

Mansi, l. X, col

sont rencontrés en Afrique, où le patrice Grégoire, mécontent de Byzance, offre asile à tous ses proscrits, et c'est à leur conférence de juillet 645 que le patriarche déchu doit sa conversion. Conversion passagère, hélas! car,passé deRomeàRavenne, Pyrrhus y succombe aux séductions de l'exarque Platon et le pape, naguère si miséricordieux pour lui, est obligé de le condamner ^ . Entre temps, Paul de Constantinople a conçu un nouveau projet. Puisque VEcthèse rencontre une si forte opposition, dit-il à Constant II, substituons-lui un autre édit qui interdise toute discussion touchant l'énergie une ou la volonté une, comme aussi touchant les deux énergies ou les deux volontés. De là sort, en 648, le Type'^. A cette injonction de garder le silence et de laisser la vérité indéfendue, Rome répond par des actes retentissants : en 648 ou 649, elle jette l'anathème à Paul de Constantinople ^ ; en octobre 649, elle tient le concile de Latran qui condamne Théodore de Pharan, Cyrus d'Alexandrie, Sergius, Pyrrhus et Paul de Constantinople^; en novembre 649, elle excommunie Paul de Thessalonique^. De ces trois actes, les deux der^ niers inaugurent un pontificat que doit couronner le

martvre.

§ 12. — Victimes du monothélisme.

C'est que déjà s'est ouverte l'ère des violences. Durant l'automne de 647, le prêtre Anastase, apocrisiaire du pape 8 Constantinople, s'est vu frappé d'exil et conduit à Trébizonde en attendant une prison à Mésem-

\. Maxime, t. XCI, col. 288-3o3; Mansi, t. X, col. 859, 8T8 ; Lib. pontif., t. I, p. 332; Chronogr., a. 6121.

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